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[BAIE DE SAINT-BRIEUC] les pêcheurs-cueilleurs de Saint-Jacques

Créé le : 17/03/2021
Crédit Photo : Céline Diais

Crédit Photo : Céline Diais

Par Céline Diais 

Sur le Ki Dour Mor, ni drague ou sacs en anneaux d'acier pour ramener le précieux coquillage. L'équipage est l'un des rares en Bretagne à cueillir à la main, d'octobre à avril, la coquille Saint-Jacques. Une technique douce qui préserve l'environnement en ne raclant pas les fonds marins. Reportage en baie de Saint-Brieuc.

« L'eau est à 8°. On va peut-être attendre le dernier moment pour enfiler nos combinaisons », sourit Steven Rivoallan, bien emmitouflé. Ce matin de janvier, l'ancien pompier de Paris plongera avec son binôme Wally Wade. « On est toujours deux pour la sécurité ». À bord du Ki Dour Mor, le matériel est prêt.

Le bateau est l'un de rares à posséder la licence pour pêcher la coquille Saint-Jacques en plongée. À la barre, Kenan Riou vérifie les bouteilles d'oxygène. La mer est calme. Le jour n'est pas encore levé quand le bateau file au large de Saint-Quay-Portrieux. La baie de Saint-Brieuc constitue l'un des plus importants gisements de coquilles Saint-Jacques en France. À neuf heures piles, Wally et Steven se laissent tomber en arrière. « Sous l'eau à 20 mètres, la visibilité est réduite, il faut avoir l’œil. On ne sélectionne que les plus belles coquilles. Cette...

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[AGRICULTURE] Les néonicotinoïdes sont réautorisés par le Conseil d’Etat

Créé le : 16/03/2021

© Pixabay

Nouveau rebond dans la course judiciaire opposant les associations de protection de l’environnement au lobby des betteraves. Le recours engagé par Agir pour l’Environnement et la Confédération paysanne a été rejeté par le Conseil d’Etat le 15 mars 2021. Ce recours visait l’arrêté pris par le gouvernement en février dernier, qui réautorisait l’utilisation des insecticides néonicotinoïdes, considérés comme tueurs d’abeilles, pour le traitement des semences de betteraves. Dans un communiqué, les deux associations indiquent que la décision du Conseil d’Etat a été influencée par une note de l’INRAE, « produite pour les besoins de la cause [des producteurs de betteraves] et n’offre aucune garantie de sérieux et d’indépendance ». La joute judiciaire devrait cette fois se poursuivre à l’échelle européenne, puisque les associations souhaitent saisir la Commission européenne. Affaire à suivre.

[EDUCATION] Esprit’Critik, partager la culture du discernement

Créé le : 16/03/2021
Crédit photo : Natacha Scheidhauer

Écoles de la 2e chance ou établissements fréquentés par des enfants issus de catégories socio-professionnelles favorisées, partout on retrouve le même désarroi. Preuve que l’EMI concerne tous les publics. Crédit photo : Natacha Scheidhauer

Par Natacha Scheidhauer

Permettre au plus grand nombre de s’informer de manière éclairée et de faire un usage averti des réseaux sociaux, c’est le propos d’Esprit’Critik. Initié par le club de la presse Occitanie, ce dispositif s’adresse avant tout aux jeunes, scolaires ou stagiaires de la formation professionnelle. Reportage dans une école montpelliéraine de la 2e chance.

« Les journalistes écrivent n’importe quoi. » Qui n’a pas entendu cette phrase du temps où le café du coin était encore ouvert ? Qui ne l’a pas lue, postée en abyme sur les réseaux sociaux ? Sauf que, cette fois, c’est un journaliste qui l’assène. Journaliste, donc, Emmanuel de Solère Stintzy intervient ce matin à l’école de la deuxième chance régionale (E2CR)(1) Montpellier–Port-Marianne. Et la phrase qu’il vient de prononcer a pour effet de scinder le groupe de stagiaires en trois. « L’idée est de se positionner de part et d’autre de la rivière du doute selon que l’on est d’accord ou pas avec l’assertion », explique le journaliste. La « rivière du doute », c’est la cordelette que les intervenants ont tendue au sol en arrivant ce matin… et que plus de la moitié du groupe est en train de piétiner ? « On peut aussi se placer à cheval dessus si l’on n’a pas d’avis tranché », décrypte Emmanuel. Thomas Carnicer, le second...

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[NEONICOTINOIDES] Le Conseil d’Etat confirme leur réautorisation, les associations accusent

Créé le : 15/03/2021
Pixabay

Crédit Pixabay

Par Agir pour l'environnement, Confédération paysanne, Nature & Progrès

Saisi d’un référé suspension contre l’arrêté réautorisant les insecticides néonicotinoïdes pour le traitement des semences de betteraves, le Conseil d’Etat a rejeté ce lundi 15 mars le recours engagé par Agir pour l’Environnement et la Confédération paysanne.

Les structures regrettent cette décision judiciaire fondée sur des éléments apportés par le ministère de l’agriculture après l’audience. Les associations dénoncent la production d’une note signée de l’INRAE affirmant de façon erronée que les données climatiques du début de l’année ne changeaient nullement la situation en matière de pression virale, et ce malgré un froid polaire s’étant abattu sur la France mi-février.
 
A la lecture de cette note, les associations ont découvert qu’elle avait été rédigée conjointement par l’INRAE et l’Institut technique de la betterave, rassemblant les principaux acteurs du lobby de la betterave à l’origine de la demande de réautorisation des néonicotinoïdes. Cette note de l’INRAE, qui a influé sur la décision du Conseil d’Etat, a été produite pour les besoins de la cause et n’offre aucune garantie de sérieux et d’indépendance.
 
Les associations se sont émues de ce manque évident d’indépendance. Agir pour l’Environnement et la Confédération paysanne dénoncent les approximations et mensonges du ministère de l’Agriculture qui ont permis au Conseil d’Etat de rejeter le référé suspension déposé par les associations.
 
Entre des données météo biaisées produites par l'INRAE, des évaluations de l'impact des néonicotinoïdes approximatives ou lacunaires et des dérogations accordées sur la foi de données mensongères, la décision du Conseil d'Etat est très loin d'être indiscutable.
 
Agir pour l'Environnement et la Confédération paysanne vont étudier avec leur avocat, la possibilité de saisir la Commission européenne pour l'alerter de l'illégalité de cette dérogation à l'interdiction des néonicotinoïdes pour le traitement des semences bettravières.

[Extinction Rebellion] Action de collage à Vannes pour "Sauver Berder des mains de Giboire"

Créé le : 15/03/2021

© Extinction Rebellion

Par Extinction Rebellion Vannes

Le groupe Extinction Rebellion de Vannes a réalisé le 14 mars une action de collage d'affiches et de messages sur la palissade autour du chantier de l'ancienne tour de la CPAM. Ces collages sont visibles depuis le Boulevard de la Paix à Vannes.

Ces affiches font partie de la campagne #LovePlanet lancée par Extinction Rebellion et Street Art Rebellion fin septembre 2020. En interpellant les passants dans l’espace public, ces affiches montrent les destructions qu'engendre notre système capitaliste. Par notre message : "SAUVER BERDER DES MAINS DE GIBOIRE", nous souhaitons dénoncer le projet hôtelier de M. Giboire sur l'île de Berder à Larmor Baden. Entre ses mains, la biodiversité et l'accès à tous de cette île ne seront pas respectés. L'intérêt privé et lucratif du promoteur n'est conciliable ni avec une véritable préservation de l'environnement, ni avec l'équité sociale et le vivre ensemble.

La biodiversité sur l'île de Berder est en effet menacée par la mise en place d'un parking de 97 places et des voitures qui afflueront par conséquent. Elle est aussi menacée par l'augmentation de la surface au sol du bâti de 30% et donc du passage des engins de chantier que ces travaux impliquent. En outre, ce complexe hôtelier, avec sa piscine, son spa, sera très consommateur en eau, en électricité de source non renouvelable. Il ne s'agit en rien d'un projet d'avenir, qui prend en compte la nécessité de consommer plus sobrement, en réduisant nos besoins ou en trouvant des modes de production plus sains.

L'accès à tous de l'île est mis en péril par ce projet réservé à une élite fortunée. L'île deviendrait un entre-soi aux antipodes de ce qu'elle a pu être dans le passé, notamment un lieu de culture ou encore un centre de vacance pour tous les enfants. Par ailleurs, M. Giboire a déjà montré sa volonté de s'accaparer l'île sans respecter la loi, en faisant sa résidence dans les bâtiments de la pêcherie qui appartiennent au domaine public maritime et en déviant le sentier côtier. Pour nous, l'île de Berder mérite mieux que ce projet et les idées ne manquent pas pour en faire un lieu inclusif, respectueux de la biodiversité et véritablement bénéfique pour la population locale. Pour cela, nous souhaitons que l'île de Berder devienne un bien commun.

Nous soutenons le travail des associations qui attaquent M. Giboire en justice et nous nous mobilisons avec les citoyens du Morbihan pour montrer notre refus du projet.

[MIGRANTS] À Briançon, le Refuge solidaire menacé de fermeture

Créé le : 14/03/2021

Crédit photo : Clara Martot 

Par Clara Martot

Depuis son ouverture à l’été 2017, le Refuge solidaire a accueilli plus de 12 000 exilés de passage. La nouvelle majorité de Briançon voulant reprendre les clefs du local, les salariés et bénévoles de cet hébergement d’urgence doivent déménager d’ici avril.

Parti de Côte d’Ivoire en 2016, Mohamed approche la fin de son périple. Demain, il doit se réveiller à Paris. Bonnet en laine sur la tête, il sourit et se frotte les yeux, mal remis de son trajet de la veille, « très dangereux », dans les montagnes alpines. Il n’aura passé qu’une seule nuit au Refuge solidaire de Briançon. Au cœur de l’hiver, cet hébergement d’urgence(1) accueille entre 45 et 50 migrants chaque jour. Tous viennent de traverser la frontière italienne à pied, située à une dizaine de kilomètres au milieu des massifs enneigés, abrupts et extrêmement périlleux.

Mohamed est parmi les derniers à séjourner dans ce local ouvert à l’été 2017 qui a déjà accueilli à ce jour plus de 12 000 exilés. En effet, d’ici la fin avril, le Refuge solidaire devra rendre les clefs. Une décision prise par le nouveau maire (LR) Arnaud Murgia, aussi président de la communauté de communes du Briançonnais, qui est propriétaire des lieux.

L’association a reçu une lettre de mise en demeure le 26 août dernier. Jusqu’à présent, elle disposait de cet étroit bâtiment de deux étages gratuitement. Un geste qu’Arnaud...

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