Tous les articles

[AVIATION] Compensation carbone : que du vent ?

Créé le : 22/03/2021

© Pixabay

Le 18 mars, le Réseau Action Climat a publié en avant-première les résultats d’une étude de la Commission Européenne sur le système de compensation carbone du secteur aérien. Présenté comme une solution pour une « croissance neutre en carbone du secteur aérien », ce dispositif, nommé Corsia, sera en réalité « inefficace pour réduire l’impact climatique de ce secteur ». Entre autres, les programmes labellisés par le dispositif ne permettront pas de « réductions d’émissions réelles et permanentes », relève l’étude, rendant « peu probable » la réalisation de l’objectif de « croissance neutre ». Pire encore : l’achat potentiellement illimité et à très bas coût de crédits de compensation carbone pour les compagnies, « n’aura aucune incidence sur les décisions d’investissement ou d’exploitation du secteur », estime la Commission, alors que celui-ci est censé permettre la diminution des vols intérieurs. De son côté, la France refuse toujours de prendre des mesures de réduction des émissions pour le secteur aérien, pourtant proposées par la Convention Citoyenne.

[RECYCLAGE] Book Hémisphères remet les livres à la page

Créé le : 22/03/2021
crédit : manon boquen

Crédit photo : Manon Boquen

Par Manon Boquen

Depuis 2010, l’entreprise morbihannaise Book Hémisphères récupère des livres de toute la région bretonne pour leur donner une seconde vie. Le tout avec un but social puisqu’elle accueille aussi des salariés en insertion.

Les cartons viennent tout juste d’arriver et s’empilent devant le hangar de la zone industrielle du Braigno à Kervignac, dans le Morbihan. Remplis jusqu’à ras bord, massifs, ils contiennent sans doute des trésors. « Tout est en vrac lorsqu’on les reçoit, nous devons tout trier »,lance Christelle - polaire orange et doudoune grise - en charge de la réception des livres dans l’entrepôt chargé de Book Hémisphères. Au sein de l’entreprise depuis deux ans, elle intervient ainsi lors de la première étape d’un cycle huilé, mis en place par l’établissement pour donner une deuxième vie à des livres délaissés par leurs propriétaires. Tout en sous-pesant des ouvrages, Christelle s’émeut : « Parfois, je tombe sur des perles comme les premières éditions des Éditions de Minuit, que j’adore. »

Des débuts lucratifs

À l’origine de l’initiative pourtant, il n’était pas question de revalorisation de recueils. « Même si, la passion de l’objet, je l’ai depuis tout jeune »,lance Benjamin Duquenne, le fondateur assuré de 45 ans aux cheveux poivre et sel, dans un sobre bureau des locaux de la boîte. Cet enthousiasme pour la...

La lecture complète de l'article est réservée aux abonnés.
S'abonner
Article présent dans les magazines: 

[FAUNE] : L'Hirondelle, hôpital pour animaux sauvages

Créé le : 20/03/2021
Jérémy Pain

Légende : Plutôt rare, le centre a accueilli un castor cet hiver / Photo Jérémy Pain

Par Jérémy Pain

Il est un des plus grands centres pour animaux sauvages de France. Situé entre le Rhône et la Loire, l’Hirondelle rayonne sur quatre départements et accueille chaque année en moyenne 4 000 animaux blessés. Mais alors que les questions de biodiversité n’ont jamais été aussi présentes dans les débats publics, le centre de soins se bat en permanence pour trouver des financements. Sa survie est en jeu et celle de centaines d’animaux avec.

 

La neige est encore visible sur les hauteurs de Saint-Forgeux (Rhône). Accroché à flanc de colline, le centre de soins pour animaux sauvages de l’Hirondelle s’est calé sur le rythme de ses pensionnaires. Pas à l’arrêt - le centre est ouvert tous les jours de l’année - mais en activité réduite. En moyenne, 200 animaux sont soignés en cette saison, essentiellement des oiseaux. L’été, le centre peut accueillir plus de 1 000 animaux en même temps.

Ce matin d’hiver, Anne Fourier, chargée de développement du centre de soins, fait le tour du propriétaire. À l’entrée d’un bâtiment récent dédié aux mammifères, le calme est de rigueur. Pour ne pas effrayer les pensionnaires, un panneau ordonne de parler à voix basse. Derrière une porte, une femelle chevreuil se remet difficilement d’une attaque de chiens de chasse. « Quand elle a été trouvée, ils étaient en train de la dévorer vivante, les chasseurs n’étaient pas dans le coin. »Il a fallu trois opérations pour la remettre sur pattes. En attendant d’être relâchée, la chevrette est en...

La lecture complète de l'article est réservée aux abonnés.
S'abonner
Article présent dans les magazines: 

[PANDÉMIE] Santé – biodiversité : des liaisons dangereuses...

Créé le : 18/03/2021

© Edition la Découverte

Par JD

Marie-Monique Robin est lauréate du prix Albert-Londres (1995). Son dernier ouvrage La Fabrique des Pandémies sorti aux éditions La découverte, début 2021, lance un pavé dans la mare, qui nous montre les liaisons dangereuses entre santé et biodiversité, aux origines de la pandémie ! Nous l’avons interrogée et lu son ouvrage avec attention.

« Depuis les années 2000, des centaines de scientifiques tirent la sonnette d’alarme : les activités humaines, en précipitant l’effondrement de la biodiversité, ont créé les conditions d’une épidémie de pandémies », souligne Marie-Monique Robin dans cet ouvrage coup de poing sorti en ce début d’année.
Dans cet essai qui mobilise de nombreux travaux et des entretiens avec près de 70 chercheurs du monde entier, le constat est sans appel explique-t-elle : « la destruction des écosystèmes par la déforestation, l’urbanisation, l’agriculture industrielle et la globalisation économique menace directement la santé planétaire ! ». La raison ?  « Cette destruction est à l’origine des « zoonoses », transmises par des animaux aux humains : d’Ébola à la covid-19, elles font partie des « nouvelles maladies émergentes » qui se multiplient. », poursuit-elle. Les zoonoses, ce sont ces maladies provoquées par des pathogènes transmis par la faune sauvage aux humains, le plus souvent par l'intermédiaire d’animaux domestiques.  

Infectiologues, épidémiologistes, vétérinaires, parasitologues interrogés dans l’ouvrage partagent tous la même analyse : la préservation de la biodiversité est le meilleur antidote pour faire face à la prochaine pandémie qui nous guette dès demain... Car les études réalisées par ces scientifiques décrivent clairement de longue date les mécanismes qui s’enchaînent dans la destruction de la biodiversité et le bouleversement des écosystèmes -la déforestation ou la destruction de la forêt tropicale primaire- à l'origine des zoonoses en Asie et en Afrique. Les solutions évoquées dans cette enquête fleuve qui va également proposer un documentaire avec Juliette Binoche dès la rentrée : Interdire la déforestation, l’élevage intensif, la monoculture ; réparer et préserver tous azimuts la biodiversité. En somme, revoir de fond en comble notre modèle agricole qui impacte la biodiversité planétaire… Faute de quoi, anticipe l’auteure en citant les scientifiques interrogés, « nous risquons d’entrer dans une ère de confinements chroniques et de pandémies à répétition. » Glaçant !

[BICYCLETTE] A Grenoble, tout en vélo au boulot

Créé le : 18/03/2021
Crédit photo : B. Poussard

Pour traverser l'Isère en douceur et avec vue sur la Chartreuse en direction d'un rendez-vous médical, quoi de mieux qu'un petit vélo-taxi pour cette retraitée ? Crédit photo : B. Poussard

Par Bruno Poussard

Déménageurs, restaurateurs, taxis, livreurs, réparateurs, coursiers... En vélo-cargo, avec une remorque ou juste des mollets bien entraînés, tous ces métiers peuvent se conjuguer avec le verbe pédaler. Surtout en ville. Des professionnels bien équipés le pratiquent et le défendent à Grenoble. Reportage.

Le soleil n’a pas encore franchi les montagnes. Emmitouflé, Gauthier Urbain n’a plus qu’à enfiler ses gros gants avant de sortir son vélo. Les premiers rayons éclairent enfin Grenoble mais il gèle toujours en arrivant au Marché d’intérêt national. Dans les locaux de Mangez bio Isère qui relie producteurs et restaurateurs, une palette l’attend. Gauthier la charge sur sa remorque avec un chariot élévateur et repart à sa vitesse de croisière : 25 km/h. Casque sur la tête, l’Isérois de 29 ans enchaîne pistes et bandes cyclables, prévient « je passe à gauche » quand il double, déborde sur la route quand un plot le gène. Il livre deux crèches. Un lycée. Un restaurant de quartier. Un magasin de Vrac. Pas besoin de l’application de navigation Geovelo ce matin, Gauthier maîtrise. Diplômé de Sciences Po, il se reconvertit en accompagnateur en montagne tout en travaillant à vélo. Une envie de dehors, d’activité physique, d’éthique au boulot. Un temps auto-entrepreneur pour Deliveroo, il est employé par Toutenvélo Grenoble depuis un an. Sur des volumes moyens en milieu urbain, la livraison à la pédale proposée depuis 2016 par la coopérative est très compétitive. « On...

La lecture complète de l'article est réservée aux abonnés.
S'abonner
Article présent dans les magazines: 

[PESTICIDES] Générations Futures publie une carte des achats de pesticides

Créé le : 17/03/2021

© Générations Futures

Le 8 mars 2021, l’association Générations Futures a rendu publique une carte de France détaillant les achats de pesticides par département et par catégorie au cours de l’année 2019. Le rendu, accessible sur le site de l’association, place le département de la Gironde en tête avec près de 3 millions de kilos de pesticides achetés, suivi de près par le département de la Marne, et du Loiret. L’association a également décerné des « Glyph’Awards » aux plus gros acheteurs de glyphosate, pesticide très controversé. En tête de ce second classement, la Charente-Maritime, suivie par la Gironde et la Marne. En publiant ces données, l’association espère parvenir à attirer l’attention du public sur l’utilisation des pesticides en France, et ainsi faire passer le sujet en débat public. Dans le même but, Générations Futures organise du 20 au 30 mars la 16ème édition de la Semaine Pour les Alternatives aux Pesticides, qui se déroulera dans toute la France.

Plus d’infos

 

Pages

Partager