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[ VOYAGE EN TRANSITION ] Le replay de l'émission avec Jean-Louis Étienne

Créé le : 08/04/2021

Jean-Louis Étienne était l'invité de notre émission Voyage en transition le 6 avril !

Cette émission en 2 volets avait pour thème : « Face à l’urgence climatique : oser aller plus loin ! ».

Jean-Louis Étienne prépare actuellement sa prochaine expédition : une mission de 2 ans à bord du POLAR POD, une Station Océanographique Internationale, afin d’étudier l’océan austral, acteur majeur du climat de la Terre.

Retrouvez le replay de l'émission ici :


Un grand merci à tou·tes les participant·es et aux interpètes en langue des signes française.

Une émission organisée avec le soutien de la Macif Occitanie et de la Macif AURA/PACA/Corse.

> Retrouvez tous nos événements sur la page Conférences !

[INTERVIEW] Antoine Burret : "L'essentiel dans le tiers-lieu, est l'intention de se rencontrer"

Créé le : 05/04/2021
Le Vesseaux Mère - La Trame @Alexa Brunet

 Le Vesseaux Mère - La Trame / Crédit photo :Alexa Brunet

Propos recueillis par Élodie Crézé

 Antoine Burret est sociologue à l’Institut des Sciences des Services au Centre Universitaire d'Informatique de l’Université de Genève.(1) Impliqué dans la création et le fonctionnement de tiers-lieux en Europe(2), il revient sur les bases qui conditionnent la réussite et la durabilité d'un tiers-lieu.

Peut-on revenir sur les critères qui définissent un tiers-lieu ?

C'est un lieu de rencontre et de convivialité qui permet à des personnes de faire des choses ensemble. Ce sont des lieux où s'expriment de nouvelles formes de travail, d'hospitalité ou de production (coworking, fablab). L'essentiel n'est pas la forme que cela prend mais l'intention initiale d'une communauté de se rencontrer.

Pour qu'un tiers-lieu soit pérennisé, quelles sont les conditions indispensables ? Y a-t-il une méthodologie spécifique ?

Non, il n'y en a pas. La condition sine qua non pour que cela tienne reste cette intention commune de "faire ensemble". Ensuite, les différents moyens pour assurer la durabilité dans le temps dépendent des activités qui y sont menées, et du territoire dans lequel le tiers-lieu est ancré. Au-delà de l'idée de valeurs communes, il faut créer de la discussion, de l'antagonisme ! Il faut garder cette pluralité des typologies des tiers-lieux, qu'ils s'implantent dans les campagnes ou dans les quartiers urbains, et ne pas consacrer le tiers-lieu comme un objet de politique publique. Il faut aussi conserver, outre la diversité de formes, celle des financements, et du modèle choisi. Aujourd'hui nous sommes arrivés à une forme de maturité du marché des tiers-lieux.

Le gouvernement souhaite encourager le tiers-lieu afin de revitaliser les campagnes et certains quartiers urbains. Mais peut-il réellement dynamiser un territoire ?

J'espère, en comptant sur l'indépendance des acteurs de terrains, que les injonctions publiques ne vont pas déformer l'intention initiale des tiers lieux - celle de créer ce lieu de la rencontre et de la critique. Si un tiers-lieu se résume à accueillir des services publics par exemple, et qu'il est dépourvu de cette notion de lieu "ancré" dans son territoire qui accueille une forme de controverse, il perd de sa substance. En revanche, le croisement entre un service public et une autre activité est intéressant. Gageons que les moyens alloués pour les soutenir soient là pour préserver cette hybridité et ce "sortir de chez soi"qui les caractérisent. C'est comme cela qu'ils sont efficaces.

La Covid a-t-elle mis en lumière une certaine fragilité des tiers-lieux ?

Si la crise de la Covid a permis à de nouveaux tiers-lieux de s'inventer et a su montrer, sur tout le territoire, leur importance et leur rôle, elle a aussi mis en lumière certaines limites : notamment celle du modèle locatif comme base quasi unique de revenus. En revanche, ces espaces de rencontre, de réseau abritant des capacités techniques ont réellement pu aider des personnes. Dans un tel contexte, les tiers-lieux servent d'autant plus à recoudre ce qui est décousu...

  1. auteur d'une thèse « Étude de la configuration en tiers-lieu : la repolitisation par le service », d’articles et d’ouvrages édités notamment dans l'ouvrage Tiers-lieux et plus si affinités, chez FYP édition.

  1. Il a co-initié le programme Pouvoir d'Agir en Tiers-Lieux (PATL) soutenu notamment par la Fondation de France pour asseoir au travers des tiers-lieux les droits des individus et leurs capacités d’action et de reconnaître la force des communautés à faire – en complémentarité des acteurs et secteurs déjà institués (publics et privé). 

[DOSSIER] Le retour du multiservice

Créé le : 05/04/2021

Crédit Quentin Zinzius

Par Quentin Zinzius

Alors que les campagnes se vident de leurs petits commerces, les Comptoirs de Campagne comptent bien enrayer le phénomène. En multipliant les services essentiels sans concurrencer les commerces déjà présents, la petite chaîne se développe et redonne vie aux villages excentrés.

 

Il est 9h du matin, ce samedi d’hiver, dans le petit village ligérien de Champdieu. Les vents chargés de sable teignent l’air d’une couleur ocre, et fouettent violemment les rues dans une ambiance presque apocalyptique. Pourtant, dans ce petit bout de campagne, l’heure n’est pas à la fin du monde, bien au contraire. Au milieu des rues désertes, une petite oasis met fin à l’illusion : le Comptoir de Campagne, seul commerce du village, accueille ses premiers clients.

Le sens du local

À l’intérieur, les sens s’affolent. L’odeur du pain chaud, les légumes colorés, le parfum des sachets de thés et autres tisanes… Une multitude de produits, qui portent pourtant tous une même indication : « produit de Forez », ou plus simplement, produit dans la région. Car dans cette boutique, la priorité, ce sont les circuits-courts. « Les légumes sont tous de la région, la viande est produite à quelques kilomètres, et les yaourts sont fabriqués dans le village d’à-côté ! » indique fièrement Corinne Juban, la gérante. Et ce ne sont pas les seuls : vins, pâtes à tartiner, jouets, cosmétiques et fleurs sont autant d’articles...

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[DOSSIER] Les tiers-lieux, la clé pour revitaliser les territoires ?

Créé le : 05/04/2021
Crédit : DR / Oasis21

Crédit : DR / Oasis21

Par Elodie Crézé et Elodie Potente

Lieux de créativité et de réflexion protéiformes et pluridisciplinaires, les tiers-lieux fleurissent sur l'Hexagone. Ancrés dans leur territoire, ils offrent un potentiel dynamisant pour revitaliser les campagnes et les quartiers défavorisés.

Tiers-lieux – qu'est-ce que c'est ?

L'appellation "tiers-lieu" désigne aussi bien les espaces de coworking, fablab, atelier partagé, friche culturelle, maison de services au public, garage solidaire, social place, etc. Ces nouveaux lieux protéiformes et pluridisciplinaires, apparus pour la 1ère fois dans les années 70 sous la forme de friches culturelles, sont théorisés en 1989 par le sociologue américain Ray Oldenburg dans son ouvrage The Great Good Place. Espaces d'imagination, de création et de développement d'initiatives citoyennes et de projets collectifs, les tiers-lieux sont avant tout des fabriques de lien-social. La plupart penchent vers l'économie sociale et solidaire, et sont coopératifs. Sur le territoire, ils ont le vent en poupe, favorisés notamment par le déploiement du numérique. 1800 sont recensés dans le rapport de Patrick Lévy-Waitz, Faire ensemble pour mieux vivre ensemble,daté de septembre 2018*, avec de fortes disparités entre les régions. En Bretagne, ils seraient 86, en Auvergne-Rhône-Alpes 200, en Occitanie, 163 et en Provence-Alpes-Côte d'Azur, 127, contre 316 en Ile-de-France. Un chiffre qui tend à augmenter.

 

*Chiffres officiels les plus récents

 

Tiers-lieux des villes vs tiers-lieux des champs

Implantés majoritairement dans les métropoles (60 %)1, les tiers-lieux se développent aussi dans les zones rurales et en périphérie urbaine. Dans les campagnes ou dans les quartiers défavorisés des villes, ils ont l'ambition de faciliter l’accès aux services publics, de désenclaver ces territoires, de les dynamiser. Ils peuvent notamment y être dédiés à la formation, au travail, à l'accès aux droits, à l'éducation, la culture ou encore à l'action sociale, autant de domaines qui font souvent défaut. En France, alors que 1514 quartiers sont répertoriés comme quartiers prioritaires de la politique de la Ville (QPV), seules 4,7 % des entreprises de l'ESS (dont une partie des tiers-lieux) y sont implantées2. Ainsi, "l’État a lancé un appel à manifestation d’intérêt (AMI) permanent doté de 45 millions d’euros, pour identifier d’ici 2022, 300 fabriques, existantes ou en projet, dont 150 seront implantées en QPV et 150 dans les territoires ruraux", indiquait en février 2020 le ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales. À la même date, 80 tiers lieux, répartis entre QPV et territoires non-métropolitains devaient déjà recevoir le label "Fabrique de territoire", et ainsi bénéficier d'un soutien financier (75 000 à 150 000 euros sur 3 ans). Dans le cadre du plan de relance, le gouvernement entend plus que jamais poursuivre cette action et souhaite créer, en plus, 500 manufactures de proximité dans les villes moyennes et petites villes prioritaires des programmes « Action cœur de ville » et « Petites Villes de demain ».

 

1. Source : rapport de Patrick Lévy-Waitz, Faire ensemble pour mieux vivre ensemble, daté de septembre 2018

2.Source : données extraites de l’étude Les entreprises de l'économie sociale et solidaire dans les quartiers politique de la ville menée par le CNCRESS et le CGET en février 2018

 

Le tiers-lieu au service de la transition écologique ?

Si aucune étude à ce jour ne le démontre scientifiquement, la grande majorité des acteurs de tiers- lieux estiment qu'ils ont un impact environnemental positif*. Les causes en sont multiples : ils encouragent une réduction des mobilités avec le télétravail largement plébiscité, ils optent globalement pour des espaces écoresponsables, la réutilisation de lieux en déshérence (friches, locaux inutilisés...), ils développent pour beaucoup de nouveaux modes de production, de consommation et d'usages (notamment le circuit-court, le réemploi, le prêt...). Certains mettent également l'écologie au cœur même de leur mission. C'est le cas à Paris, où un important espace de coworking vient d'ouvrir ses portes (19e arrondissement). Lancé par l’association Colibris en 2017, le projet, nommé Oasis21, se destine à accueillir les « organisations écologiques et citoyennes »dans un espace 1500m², comprenant des bureaux, salles de réunion et de conférences et open-spaces.

*1. Source : rapport de Patrick Lévy-Waitz, Faire ensemble pour mieux vivre ensemble, daté de septembre 2018

 

La Trame, une passerelle pour les tiers-lieux ardéchois

 En Ardèche, la Trame fédère les tiers-lieux du département. Véritable réseau, la structure accompagne les projets et suit de près leur implantation sur le territoire.

En Ardèche, on compte 22 tiers-lieux installés, 9 en construction et une quinzaine en projet. Ces lieux hybrides viennent « redynamiser » ce territoire rural. « Les tiers-lieux sont des catalyseurs d’énergie », estime Loraine Machado, coordinatrice de la Trame. « Ils sont portés par une communauté de gens, qui ont envie de faire ensemble et qui ont des valeurs communes ».

Les deux salariés de la structure, créée en 2014 (et portée pour le moment par un syndicat mixte) accompagnent et mettent en lien les porteurs de ces projets sur tout le département. Elles réalisent également un suivi des tiers-lieux sur la durée.

Un panorama de lieux variés

Une enquête publiée en juillet 2020 par la Trame révèle un panorama varié pour les tiers-lieux ardéchois. Malgré tout, l’activité principale de ces structures (souvent associatives) reste le coworking, suivi de près par les arts du spectacle ou encore les Fablabs.

- Les infos en +

Pour découvrir l’enquête de la Trame :

www.latrame07.fr

À voir : Travail photographique d’Alexa Brunet « Lieux peu communs » (qui expose à partir du 16 septembre 2021 au CAUE de Privas.

[DOSSIER] Multiservice, tiers-lieux... le renouveau des campagnes

Créé le : 05/04/2021

Crédit : Pixabay

Par Quentin Zinzius

Territoires longtemps oubliés par les politiques publiques, les campagnes se sont progressivement vidées de leurs commerces et services. Et alors que la vie rurale devient le nouvel idéal de beaucoup de Français éprouvés par les confinements, citoyens et collectivités tentent tant bien que mal de faire revivre leurs territoires.

 

Avec le premier confinement et l’instauration du télétravail, de nombreux franciliens et autres habitants des grandes métropoles ont quitté leurs petits appartements pour profiter de la campagne et de ses grands espaces. Un mouvement de population soudain, qui pourrait pourtant bien devenir une nouvelle norme. Selon une étude de « Paris, je te quitte »[1] réalisée en mai 2020, 42 % des Franciliens seraient même prêts à quitter la capitale « dès que possible », pour un environnement « moins stressant, et plus proche de la nature ». Une envie partagée à l’échelle nationale, puisque selon le dernier sondage Ifop [2] pour l'association Familles Rurales, datant de 2018, 81 % des Français souhaitent vivre à la campagne. Pourtant, selon ce même sondage, la vie à la campagne n’est pas des plus faciles : la majorité des ruraux (51 %) s’estiment abandonnés par les pouvoirs publics, et font face à la disparition de nombreux services, pourtant essentiels....

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[COMMERCE] Multinationales du chocolat versus producteurs de cacao : Commerce Equitable France et 22 organisations appellent à un sursaut massif

Créé le : 02/04/2021

© Commerce Equitable France

Par Commerce Equitable France

À la veille de Pâques, grande période de consommation de chocolat, les multinationales ont fait plier le gouvernement ivoirien pour faire baisser le prix du cacao payé aux planteurs, déjà à bout de souffle. Commerce Équitable France et 27 organisations dénoncent cette situation intolérable !

À l'été 2019, le Ghana et la Côte d’Ivoire, premiers pays exportateurs de cacao où plus de la moitié des producteur.rice.s vivent dans une situation d'extrême pauvreté, ont pris une décision  historique  : exiger des acheteurs de rehausser le prix d’achat du cacao. En coulisse, les multinationales ont fait plier le gouvernement ivoirien  qui vient d’annoncer le 31 mars une baisse de 25% du prix du cacao payé aux producteurs.  A la veille de Pâques - grande période de consommation de chocolat - Commerce Equitable France et 22 organisations appellent à un sursaut massif pour dénoncer cette situation intolérable.

La filière cacao est à bout de souffle : le prix du cacao a été divisé par trois en quarante.  Sa culture n’est plus un espoir de développement pour les familles de producteur.ice.s, enfermées dans une pauvreté endémique. En outre, le “cacao est trop peu payé pour être durable”, selon l’ICCO et faute d’un prix permettant d’investir dans la transition agroécologique de la production de cacao, la déforestation continue.
 
La majorité des producteur.ice.s et de leurs familles vivent aujourd’hui avec moins d’1,90 USD/jour, et perçoivent moins de 6% de la valeur générée par le cacao. Face à ce constat alarmant, les Etats du Ghana et de la Côte d’Ivoire ont pris la décision commune à l’été 2019 d’exiger des acheteurs de cacao, le paiement d’un différentiel de revenu décent (DRD) aux producteur.ice.s. Il s’agit d’un montant de 400 USD la tonne venant s’ajouter au cours de la bourse fixé à Londres, mécanisme qui vise à mieux répartir la richesse créée dans la filière. Saluant publiquement cette résolution courageuse, les grands industriels du cacao s’étaient alors engagés à jouer le jeu et soutenir la démarche à partir de la campagne de production 2020/2021. C’est dans ce contexte que la Commission européenne a lancé en septembre dernier un vaste processus multi-acteurs visant à mieux réguler la filière pour s’attaquer à la pauvreté des producteur.ice.s de cacao ouest africains et aux enjeux de déforestation.
 
En coulisse, tout le monde ne joue pas le jeu. Plutôt que de respecter cette décision des Etats, les multinationales ont préféré freiner leurs achats et puiser dans leur stock,  faisant pression sur les petit.e.s producteur.ice.s, qui se retrouvent ainsi avec plus de 100.000 tonnes de fèves de cacao invendues sur les bras. Quand les coopératives interrogent leurs principaux acheteurs sur l’absence de contrats depuis mi-novembre 2020, c’est la baisse de la demande mondiale de cacao en lien avec la pandémie de la COVID 19 qui est invoquée. Si cela est le cas, cette baisse est loin d’être généralisée : les ventes de Nutella  ont enregistré des records jusqu’à +50% durant le premier confinement et les tablettes de chocolat et autres produits de confiseries bio ont gagné 20.9% entre 2019 et 2020 !
 
Mais les grandes multinationales du secteur  ne l’entendent pas ainsi : elles auraient fait pression[7] sur les gouvernements ivoirien et ghanéen pour faire baisser les prix. Et c’est chose faite :  une réduction de 25 % du prix payé aux producteurs vient d’être annoncée par le Conseil Café Cacao de la Côte d’Ivoire et passe ainsi de 1000 FCFA à 750 CFA par kilo - s’éloignant d’autant de l’objectif affiché de revenu décent pour les producteurs. En arguant de la surproduction conjoncturelle  du cacao,  les acheteurs internationaux ont mis en échec la dynamique de partage de la valeur pourtant indispensable à la résolution des problèmes de durabilité de la filière.  Pourtant, “si la production dépasse en effet de quelques milliers de tonnes la demande mondiale, les petits producteurs ne peuvent pas continuer à être la seule variable d’ajustement entre l’offre et la demande”, déclare Fortin Bley, Vice-président du RICE. “Un contrat de commerce équitable c’est quand les acheteurs s’engagent sur des prix rémunérateurs, mais aussi sur des volumes : les acheteurs partagent ainsi équitablement les risques inhérents à toute production agricole”.
 
Commerce Equitable France, ses adhérents et ses partenaires producteurs et productrices de cacao réunis au sein du Réseau Ivoirien du Commerce Équitable (RICE) appellent les acheteurs internationaux à respecter leurs engagements pour créer les conditions d’une filière cacao plus juste et plus durable. Il est temps que les importateurs et industriels du chocolat respectent leurs devoirs de diligence raisonnée en matière de droits fondamentaux, alors même que les géants du chocolat, Nestlé et Cargill, sont poursuivis aux Etats-Unis pour violation des droits des enfants et complicité de travail forcé dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire.

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