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[ VOYAGE EN TRANSITION ] Le replay de l'émission avec Marie-Monique Robin

Créé le : 12/04/2021

Nous avons convié Marie-Monique Robin à notre émission Voyage en transition le 8 avril sur le thème "Chute de la biodiversité : la fabrique des pandémies."

Marie-Monique Robin est une écrivaine, réalisatrice et journaliste d'investigation engagée. Elle est l'auteure des reportages "Escadrons de la mort, l'école française", "Le Monde selon Monsanto" (qui a obtenu le Prix Rachel Carson en 2009), ou encore "Les Moissons du futur" qui ont marqué l'opinion publique. Elle a également reçu le prix Albert Londres en 1995.

Après avoir partagé avec nous un récit d'anticipation, nous avons abordé avec elle la question du lien entre santé et biodiversité ou comment les activités humaines essentiellement liées à l'économie, provoquent l'apparition des pandémies en ravageant la biodiversité. Un sujet plus que jamais d'actualité !

Retrouvez le replay de l'émission ici :

 

Un grand merci à tou·tes les participant·es à notre émission !

Organisée avec le soutien de la Macif Île-de-France et Hauts de France.

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[ VOYAGE EN TRANSITION ] Le replay de l'émission avec Fabrice Midal

Créé le : 08/04/2021

Fabrice Midal était l'invité de notre émission Voyage en transition le 1er avril sur le thème "Méditation : comment rester serein aujourd'hui ?"

Fabrice Midal est docteur en philosophie. Il découvre la méditation il y a 30 ans et l’enseigne depuis 20 ans. Spécialiste des violences du quotidien (burnout, manipulations, addictions numériques), il fonde en 2006 l’École occidentale de méditation afin de transmettre une méditation permettant d’y faire face concrètement.

Retrouvez le replay de l'émission ici :

 

Un grand merci à tou·tes les participant·es à notre émission !

Organisée avec le soutien de la Macif Île-de-France.

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[ VOYAGE EN TRANSITION ] Le replay de l'émission avec Jean-Louis Étienne

Créé le : 08/04/2021

Jean-Louis Étienne était l'invité de notre émission Voyage en transition le 6 avril !

Cette émission en 2 volets avait pour thème : « Face à l’urgence climatique : oser aller plus loin ! ».

Jean-Louis Étienne prépare actuellement sa prochaine expédition : une mission de 2 ans à bord du POLAR POD, une Station Océanographique Internationale, afin d’étudier l’océan austral, acteur majeur du climat de la Terre.

Retrouvez le replay de l'émission ici :


Un grand merci à tou·tes les participant·es et aux interpètes en langue des signes française.

Une émission organisée avec le soutien de la Macif Occitanie et de la Macif AURA/PACA/Corse.

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[INTERVIEW] Antoine Burret : "L'essentiel dans le tiers-lieu, est l'intention de se rencontrer"

Créé le : 05/04/2021
Le Vesseaux Mère - La Trame @Alexa Brunet

 Le Vesseaux Mère - La Trame / Crédit photo :Alexa Brunet

Propos recueillis par Élodie Crézé

 Antoine Burret est sociologue à l’Institut des Sciences des Services au Centre Universitaire d'Informatique de l’Université de Genève.(1) Impliqué dans la création et le fonctionnement de tiers-lieux en Europe(2), il revient sur les bases qui conditionnent la réussite et la durabilité d'un tiers-lieu.

Peut-on revenir sur les critères qui définissent un tiers-lieu ?

C'est un lieu de rencontre et de convivialité qui permet à des personnes de faire des choses ensemble. Ce sont des lieux où s'expriment de nouvelles formes de travail, d'hospitalité ou de production (coworking, fablab). L'essentiel n'est pas la forme que cela prend mais l'intention initiale d'une communauté de se rencontrer.

Pour qu'un tiers-lieu soit pérennisé, quelles sont les conditions indispensables ? Y a-t-il une méthodologie spécifique ?

Non, il n'y en a pas. La condition sine qua non pour que cela tienne reste cette intention commune de "faire ensemble". Ensuite, les différents moyens pour assurer la durabilité dans le temps dépendent des activités qui y sont menées, et du territoire dans lequel le tiers-lieu est ancré. Au-delà de l'idée de valeurs communes, il faut créer de la discussion, de l'antagonisme ! Il faut garder cette pluralité des typologies des tiers-lieux, qu'ils s'implantent dans les campagnes ou dans les quartiers urbains, et ne pas consacrer le tiers-lieu comme un objet de politique publique. Il faut aussi conserver, outre la diversité de formes, celle des financements, et du modèle choisi. Aujourd'hui nous sommes arrivés à une forme de maturité du marché des tiers-lieux.

Le gouvernement souhaite encourager le tiers-lieu afin de revitaliser les campagnes et certains quartiers urbains. Mais peut-il réellement dynamiser un territoire ?

J'espère, en comptant sur l'indépendance des acteurs de terrains, que les injonctions publiques ne vont pas déformer l'intention initiale des tiers lieux - celle de créer ce lieu de la rencontre et de la critique. Si un tiers-lieu se résume à accueillir des services publics par exemple, et qu'il est dépourvu de cette notion de lieu "ancré" dans son territoire qui accueille une forme de controverse, il perd de sa substance. En revanche, le croisement entre un service public et une autre activité est intéressant. Gageons que les moyens alloués pour les soutenir soient là pour préserver cette hybridité et ce "sortir de chez soi"qui les caractérisent. C'est comme cela qu'ils sont efficaces.

La Covid a-t-elle mis en lumière une certaine fragilité des tiers-lieux ?

Si la crise de la Covid a permis à de nouveaux tiers-lieux de s'inventer et a su montrer, sur tout le territoire, leur importance et leur rôle, elle a aussi mis en lumière certaines limites : notamment celle du modèle locatif comme base quasi unique de revenus. En revanche, ces espaces de rencontre, de réseau abritant des capacités techniques ont réellement pu aider des personnes. Dans un tel contexte, les tiers-lieux servent d'autant plus à recoudre ce qui est décousu...

  1. auteur d'une thèse « Étude de la configuration en tiers-lieu : la repolitisation par le service », d’articles et d’ouvrages édités notamment dans l'ouvrage Tiers-lieux et plus si affinités, chez FYP édition.

  1. Il a co-initié le programme Pouvoir d'Agir en Tiers-Lieux (PATL) soutenu notamment par la Fondation de France pour asseoir au travers des tiers-lieux les droits des individus et leurs capacités d’action et de reconnaître la force des communautés à faire – en complémentarité des acteurs et secteurs déjà institués (publics et privé). 

[DOSSIER] Le retour du multiservice

Créé le : 05/04/2021
Comptoir de Campagne Champdieu. Crédit photo : Quentin Zinzius

Crédit Quentin Zinzius

Par Quentin Zinzius

Alors que les campagnes se vident de leurs petits commerces, les Comptoirs de Campagne comptent bien enrayer le phénomène. En multipliant les services essentiels sans concurrencer les commerces déjà présents, la petite chaîne se développe et redonne vie aux villages excentrés.

 

Il est 9h du matin, ce samedi d’hiver, dans le petit village ligérien de Champdieu. Les vents chargés de sable teignent l’air d’une couleur ocre, et fouettent violemment les rues dans une ambiance presque apocalyptique. Pourtant, dans ce petit bout de campagne, l’heure n’est pas à la fin du monde, bien au contraire. Au milieu des rues désertes, une petite oasis met fin à l’illusion : le Comptoir de Campagne, seul commerce du village, accueille ses premiers clients.

Le sens du local

À l’intérieur, les sens s’affolent. L’odeur du pain chaud, les légumes colorés, le parfum des sachets de thés et autres tisanes… Une multitude de produits, qui portent pourtant tous une même indication : « produit de Forez », ou plus simplement, produit dans la région. Car dans cette boutique, la priorité, ce sont les circuits-courts. « Les légumes sont tous de la région, la viande est produite à quelques kilomètres, et les yaourts sont fabriqués dans le village d’à-côté ! » indique fièrement Corinne Juban, la gérante. Et ce ne sont pas les seuls : vins, pâtes à tartiner, jouets, cosmétiques et fleurs sont autant d’articles...

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[DOSSIER] Les tiers-lieux, la clé pour revitaliser les territoires ?

Créé le : 05/04/2021
Crédit : DR / Oasis21

Crédit : DR / Oasis21

Par Elodie Crézé et Elodie Potente

Lieux de créativité et de réflexion protéiformes et pluridisciplinaires, les tiers-lieux fleurissent sur l'Hexagone. Ancrés dans leur territoire, ils offrent un potentiel dynamisant pour revitaliser les campagnes et les quartiers défavorisés.

Tiers-lieux – qu'est-ce que c'est ?

L'appellation "tiers-lieu" désigne aussi bien les espaces de coworking, fablab, atelier partagé, friche culturelle, maison de services au public, garage solidaire, social place, etc. Ces nouveaux lieux protéiformes et pluridisciplinaires, apparus pour la 1ère fois dans les années 70 sous la forme de friches culturelles, sont théorisés en 1989 par le sociologue américain Ray Oldenburg dans son ouvrage The Great Good Place. Espaces d'imagination, de création et de développement d'initiatives citoyennes et de projets collectifs, les tiers-lieux sont avant tout des fabriques de lien-social. La plupart penchent vers l'économie sociale et solidaire, et sont coopératifs. Sur le territoire, ils ont le vent en poupe, favorisés notamment par le déploiement du numérique. 1800 sont recensés dans le rapport de Patrick Lévy-Waitz, Faire ensemble pour mieux vivre ensemble,daté de septembre 2018*, avec de fortes disparités entre les régions. En Bretagne, ils seraient 86, en Auvergne-Rhône-Alpes 200, en Occitanie, 163 et en Provence-Alpes-Côte d'Azur, 127, contre 316 en Ile-de-France. Un chiffre qui tend à augmenter.

 

*Chiffres officiels les plus récents

 

Tiers-lieux des villes vs tiers-lieux des champs

Implantés majoritairement dans les métropoles (60 %)1, les tiers-lieux se développent aussi dans les zones rurales et en périphérie urbaine. Dans les campagnes ou dans les quartiers défavorisés des villes, ils ont l'ambition de faciliter l’accès aux services publics, de désenclaver ces territoires, de les dynamiser. Ils peuvent notamment y être dédiés à la formation, au travail, à l'accès aux droits, à l'éducation, la culture ou encore à l'action sociale, autant de domaines qui font souvent défaut. En France, alors que 1514 quartiers sont répertoriés comme quartiers prioritaires de la politique de la Ville (QPV), seules 4,7 % des entreprises de l'ESS (dont une partie des tiers-lieux) y sont implantées2. Ainsi, "l’État a lancé un appel à manifestation d’intérêt (AMI) permanent doté de 45 millions d’euros, pour identifier d’ici 2022, 300 fabriques, existantes ou en projet, dont 150 seront implantées en QPV et 150 dans les territoires ruraux", indiquait en février 2020 le ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales. À la même date, 80 tiers lieux, répartis entre QPV et territoires non-métropolitains devaient déjà recevoir le label "Fabrique de territoire", et ainsi bénéficier d'un soutien financier (75 000 à 150 000 euros sur 3 ans). Dans le cadre du plan de relance, le gouvernement entend plus que jamais poursuivre cette action et souhaite créer, en plus, 500 manufactures de proximité dans les villes moyennes et petites villes prioritaires des programmes « Action cœur de ville » et « Petites Villes de demain ».

 

1. Source : rapport de Patrick Lévy-Waitz, Faire ensemble pour mieux vivre ensemble, daté de septembre 2018

2.Source : données extraites de l’étude Les entreprises de l'économie sociale et solidaire dans les quartiers politique de la ville menée par le CNCRESS et le CGET en février 2018

 

Le tiers-lieu au service de la transition écologique ?

Si aucune étude à ce jour ne le démontre scientifiquement, la grande majorité des acteurs de tiers- lieux estiment qu'ils ont un impact environnemental positif*. Les causes en sont multiples : ils encouragent une réduction des mobilités avec le télétravail largement plébiscité, ils optent globalement pour des espaces écoresponsables, la réutilisation de lieux en déshérence (friches, locaux inutilisés...), ils développent pour beaucoup de nouveaux modes de production, de consommation et d'usages (notamment le circuit-court, le réemploi, le prêt...). Certains mettent également l'écologie au cœur même de leur mission. C'est le cas à Paris, où un important espace de coworking vient d'ouvrir ses portes (19e arrondissement). Lancé par l’association Colibris en 2017, le projet, nommé Oasis21, se destine à accueillir les « organisations écologiques et citoyennes »dans un espace 1500m², comprenant des bureaux, salles de réunion et de conférences et open-spaces.

*1. Source : rapport de Patrick Lévy-Waitz, Faire ensemble pour mieux vivre ensemble, daté de septembre 2018

 

La Trame, une passerelle pour les tiers-lieux ardéchois

 En Ardèche, la Trame fédère les tiers-lieux du département. Véritable réseau, la structure accompagne les projets et suit de près leur implantation sur le territoire.

En Ardèche, on compte 22 tiers-lieux installés, 9 en construction et une quinzaine en projet. Ces lieux hybrides viennent « redynamiser » ce territoire rural. « Les tiers-lieux sont des catalyseurs d’énergie », estime Loraine Machado, coordinatrice de la Trame. « Ils sont portés par une communauté de gens, qui ont envie de faire ensemble et qui ont des valeurs communes ».

Les deux salariés de la structure, créée en 2014 (et portée pour le moment par un syndicat mixte) accompagnent et mettent en lien les porteurs de ces projets sur tout le département. Elles réalisent également un suivi des tiers-lieux sur la durée.

Un panorama de lieux variés

Une enquête publiée en juillet 2020 par la Trame révèle un panorama varié pour les tiers-lieux ardéchois. Malgré tout, l’activité principale de ces structures (souvent associatives) reste le coworking, suivi de près par les arts du spectacle ou encore les Fablabs.

- Les infos en +

Pour découvrir l’enquête de la Trame :

www.latrame07.fr

À voir : Travail photographique d’Alexa Brunet « Lieux peu communs » (qui expose à partir du 16 septembre 2021 au CAUE de Privas.

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