Précarité

[DOSSIER] Pauvreté et santé : l'impossible équation ?

Créé le : 28/03/2021
crédit Pixabay

Par Guillaume Bernard

La Covid-19 nous rappelle à quel point une pandémie touche avant tout les plus fragiles. Logement, âge ou encore situation professionnelle, nous passons en revue les facteurs socio-économiques qui creusent les inégalités en matière de santé. Car une fois encore le constat est là, terrible : plus on est pauvre, plus on est malade !

 

Plus encore que les autres départements, la Seine-Saint-Denis n'était pas prête à affronter l'épidémie de Covid-19. Les chiffres de mortalité le montrent. Entre le 1er mars et le 19 avril 2020, le nombre de morts dans le 93 a augmenté de 134 % par rapport à l'année précédente, d'après une étude publiée fin juillet 2020 par l’Institut national d’études démographiques (Ined). Le département devient alors le deuxième département où la Covid fait le plus de morts après le Haut-Rhin.

Et ce n'est pas un hasard. La Seine-Saint-Denis concentre les différents paramètres identifiés par l'Insee comme augmentant les inégalités sociales de santé : situations de surexposition à la maladie, concentration de publics vulnérables et manque d'accès aux soins. De fait, c'est le département qui présente le plus haut taux de pauvreté de France métropolitaine et se trouve également parmi les plus densément peuplés. Sa situation nous rappelle à quel point nous sommes loin d'être tous égaux en matière de santé.

Logements surpeuplés

Les personnes qui vivent dans des logements surpeuplés sont plus...

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Culture contre exclusion 17 octobre 2016 : Cultivons nos liens, partageons nos cultures

Créé le : 14/10/2016

Par ATD Quart Monde

On entend souvent dire « Les personnes pauvres ont d’abord besoin de se nourrir et de se loger avant de penser à se cultiver… » Cette idée est réductrice, elle ne résiste pas à la réalité.

 

 

A Lyon, la chorale d’ATD Quart Monde chante devant des œuvres au Musée des Beaux Arts, et l'institution prête des reproductions de tableaux aux participants, parmi lesquels on compte des personnes ayant connu la pauvreté ou non. Un partenariat qui permet l’accès de la culture à tous.

Pour Béatrice et Georges, deux piliers de la chorale, ces moments sont d'une grande valeur : « On chante mieux devant des tableaux qu’en répétition. Le musée est un lieu magique  ». En mai dernier, pour la seconde année du partenariat, ils ont chanté « devant un tableau représentant des esclaves, on a interprété le Nabucco, un sacré défi. J’en ai des frissons » , se souvient Georges, encore ému par la beauté de l’opéra de Verdi.

La chorale au musée est l’un des aspects de ce riche partenariat. Outre des visites gratuites pour les familles militantes à ATD Quart Monde, le Musée des Beaux Arts de Lyon prête chaque année une dizaine de fragments de tableaux. Les militants choisissent eux-mêmes les œuvres et dedans, les détails qui les intéressent. Le musée les photographie et les encadre.

Les tableaux tournent ensuite auprès des militants.  « On peut les garder trois mois maximum afin que tout le monde en profite » , précise Georges qui gère les prêts dans un cahier.

En ce moment, Béatrice et Georges ont dans leur salon  « L’ange et la mère » , fragment d’une œuvre de Louis Janmot, peintre du 19ème siècle.  « Ca embellit la maison, on aime le beau, explique Béatrice, et puis si on ne peut pas aller au musée, c’est la culture qui vient chez nous.  »

Une expérience culturelle peut provoquer différentes réactions : joie, tristesse, indifférence, mais aussi beaucoup de curiosité... Un jour, Jacques, membre de la chorale, a déposé le détail d’un tableau prêté par le Musée chez des militants. La femme ne sortait plus depuis longtemps. Elle est venue au Musée, curieuse de voir tout le tableau.

Le droit à la culture est indissociable des autres droits fondamentaux comme se nourrir ou se loger. Il est au cœur même de l’Être humain et de tous les droits qui sont indivisibles. En cette année 2016, alors qu’il apparaît trop souvent relégué au second plan, le 17 octobre, la journée mondiale du refus de la misère sera l'occasion de mettre à l’honneur et de mettre en valeur les créations et les initiatives qui montrent que là où la misère détruit, délie et enfouit, la culture reconstruit, relie, et révèle. »

Partout en France, des événements auront lieu le 17 octobre. Retrouvez les actions près de chez vous sur www.refuserlamisere.org/france

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