Pesticides

[PESTICIDES] Générations Futures publie une carte des achats de pesticides

Créé le : 17/03/2021

© Générations Futures

Le 8 mars 2021, l’association Générations Futures a rendu publique une carte de France détaillant les achats de pesticides par département et par catégorie au cours de l’année 2019. Le rendu, accessible sur le site de l’association, place le département de la Gironde en tête avec près de 3 millions de kilos de pesticides achetés, suivi de près par le département de la Marne, et du Loiret. L’association a également décerné des « Glyph’Awards » aux plus gros acheteurs de glyphosate, pesticide très controversé. En tête de ce second classement, la Charente-Maritime, suivie par la Gironde et la Marne. En publiant ces données, l’association espère parvenir à attirer l’attention du public sur l’utilisation des pesticides en France, et ainsi faire passer le sujet en débat public. Dans le même but, Générations Futures organise du 20 au 30 mars la 16ème édition de la Semaine Pour les Alternatives aux Pesticides, qui se déroulera dans toute la France.

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[AGRICULTURE] Les néonicotinoïdes sont réautorisés par le Conseil d’Etat

Créé le : 16/03/2021

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Nouveau rebond dans la course judiciaire opposant les associations de protection de l’environnement au lobby des betteraves. Le recours engagé par Agir pour l’Environnement et la Confédération paysanne a été rejeté par le Conseil d’Etat le 15 mars 2021. Ce recours visait l’arrêté pris par le gouvernement en février dernier, qui réautorisait l’utilisation des insecticides néonicotinoïdes, considérés comme tueurs d’abeilles, pour le traitement des semences de betteraves. Dans un communiqué, les deux associations indiquent que la décision du Conseil d’Etat a été influencée par une note de l’INRAE, « produite pour les besoins de la cause [des producteurs de betteraves] et n’offre aucune garantie de sérieux et d’indépendance ». La joute judiciaire devrait cette fois se poursuivre à l’échelle européenne, puisque les associations souhaitent saisir la Commission européenne. Affaire à suivre.

[NEONICOTINOIDES] Le Conseil d’Etat confirme leur réautorisation, les associations accusent

Créé le : 15/03/2021
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Par Agir pour l'environnement, Confédération paysanne, Nature & Progrès

Saisi d’un référé suspension contre l’arrêté réautorisant les insecticides néonicotinoïdes pour le traitement des semences de betteraves, le Conseil d’Etat a rejeté ce lundi 15 mars le recours engagé par Agir pour l’Environnement et la Confédération paysanne.

Les structures regrettent cette décision judiciaire fondée sur des éléments apportés par le ministère de l’agriculture après l’audience. Les associations dénoncent la production d’une note signée de l’INRAE affirmant de façon erronée que les données climatiques du début de l’année ne changeaient nullement la situation en matière de pression virale, et ce malgré un froid polaire s’étant abattu sur la France mi-février.
 
A la lecture de cette note, les associations ont découvert qu’elle avait été rédigée conjointement par l’INRAE et l’Institut technique de la betterave, rassemblant les principaux acteurs du lobby de la betterave à l’origine de la demande de réautorisation des néonicotinoïdes. Cette note de l’INRAE, qui a influé sur la décision du Conseil d’Etat, a été produite pour les besoins de la cause et n’offre aucune garantie de sérieux et d’indépendance.
 
Les associations se sont émues de ce manque évident d’indépendance. Agir pour l’Environnement et la Confédération paysanne dénoncent les approximations et mensonges du ministère de l’Agriculture qui ont permis au Conseil d’Etat de rejeter le référé suspension déposé par les associations.
 
Entre des données météo biaisées produites par l'INRAE, des évaluations de l'impact des néonicotinoïdes approximatives ou lacunaires et des dérogations accordées sur la foi de données mensongères, la décision du Conseil d'Etat est très loin d'être indiscutable.
 
Agir pour l'Environnement et la Confédération paysanne vont étudier avec leur avocat, la possibilité de saisir la Commission européenne pour l'alerter de l'illégalité de cette dérogation à l'interdiction des néonicotinoïdes pour le traitement des semences bettravières.

[JUSTICE] 125000€ d’amende pour avoir dénigré le vin

Créé le : 04/03/2021

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Valérie Murat, porte-parole de l’association Alerte aux toxiques, a été condamnée le 25 février à une amende de 125 000 euros par le tribunal de Libourne (Gironde) pour dénigrement des vins de Bordeaux. Avec son association, elle avait, courant 2020, demandé une analyse auprès d’un laboratoire sur plusieurs bouteilles de vins certifiés Haute Valeur Environnementale* (HVE) issues de domaines bordelais. Ces analyses ont révélé la présence de nombreux pesticides, dont plusieurs perturbateurs endocriniens dans toutes les bouteilles, mais dans des taux inférieurs aux maximums légaux. La communication de ces résultats n’a pas plus au Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), qui a déposé plainte pour « dénigrement collectif à l’égard de la filière ». Le CIVB a également obtenu le retrait des différents documents relatifs aux analyses effectuées. Quant à Valérie Murat, elle devrait faire appel de sa condamnation, et a depuis reçu le soutien d’une quarantaine d’associations et de plusieurs eurodéputés.

*Certification censée garantir « des démarches respectueuses de l’environnement »

[ PESTICIDES ] Interdisons l’épandage de pesticides à côté des habitations !

Créé le : 31/10/2019

Par France Nature Environnement

Bientôt plus de 20 ans que le débat a lieu, 10 ans qu’une directive européenne oblige à prendre des dispositions nationales… et, enfin, on commence à voir poindre des mesures de protection pour tous les riverains des parcelles agricoles traitées. Pourtant, le gouvernement ne semble pas avoir pris la mesure de ce véritable enjeu de santé publique. C’est pourquoi France Nature Environnement et 34 associations du mouvement se mobilisent pour une réelle protection de tous les habitants situés à proximité de parcelles agricoles.

La sortie des pesticides passe en priorité par la protection des riverains

Voilà bientôt un an que le mouvement des Coquelicots est lancé et que la grogne monte dans les territoires, réclamant au plus vite la sortie des pesticides. Et ça tombe bien. La directive européenne 2009/128 impose aux Etats-membres de veiller à ce que l’utilisation des pesticides soit restreinte ou interdite vis-à-vis des personnes régulièrement exposées. L’Etat a également été enjoint d’agir par le Conseil d’Etat (saisi par l’association Eau et rivières de Bretagne, membre de France Nature Environnement) dans une récente décision, pour prendre toutes les mesures nécessaires afin de protéger les riverains fortement exposés aux pesticides sur le long terme. L’impact des pesticides sur la santé des personnes vivant à proximité des champs agricoles n’est plus à prouver, il y a urgence !

Des protections des riverains et du dialogue au rabais

A propos des personnes vulnérables (enfants, personnes âgées, etc.), un rapport d’experts commandé par le ministère de l’Agriculture estime qu’a minima et sans attendre, des distances minimales de non-traitement doivent être fixées sur l’ensemble du territoire. Or, les riverains exposés sur le long terme aux pesticides sont aussi des personnes vulnérables. Les associations demandent l’interdiction de l’épandage de pesticides à proximité des habitations ; en respectant des distances d’au moins 10 mètres pour toutes les cultures, d’au moins 20 mètres pour la viticulture et d’au moins 50 mètres pour l’arboriculture.

En plus des mesures de protection, l’information des riverains avant les épandages et le dialogue territorial, avec l’organisation de réunions publiques, sont primordiaux pour apaiser les crispations et retisser du lien sur le terrain. Les engagements pris doivent être simples, clairs et compréhensibles pour tous, applicateurs comme riverains.

Craignant une énième consultation peu suivie d’effets, France Nature Environnement et ses associations ont lancé une pétition sur le site fne.asso.fr pour interdire l'épandage de pesticides à côté des habitations et appellent les citoyennes et citoyens à les rejoindre pour obliger le gouvernement à enfin se saisir de cet enjeu sanitaire et environnemental.

 

Pétition en ligne ici : https://www.fne.asso.fr/actualites/p%C3%A9tition-interdisons-l%C3%A9pandage-de-pesticides-%C3%A0-c%C3%B4t%C3%A9-des-habitations

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[ PESTICIDES ] La FNE soutien les maires du 04 et 05 dans la démarche de protection de leurs concitoyens

Créé le : 13/09/2019

Alors que le gouvernement a lancé lundi 9 septembre une consultation portée conjointement par les ministères de la Santé, de l’Agriculture et de la Transition écologique sur le projet de décret visant à respecter une distance minimale entre les cultures traitées aux pesticides et les habitations, France Nature Environnement en Paca, salue l’engagement des Maires de Revest-des-Brousses, d’Aubenas-les-Alpes (04) et de Puy-saint-André (05) qui ont signé des arrêtés municipaux encadrant strictement l’épandage de pesticides sur leurs communes.

Protéger les riverains des expositions directes aux pesticides : une nécessité

La consommation des pesticides en France est en hausse : + 12,4% en 10 ans. Les effets nocifs des pesticides sur la santé des agriculteurs et des riverains sont connus. Pourtant, seuls quelques espaces (écoles, hôpitaux, zones de captage) bénéficient aujourd’hui de mesures protectrices face aux épandages. Cela va à contre-courant des études scientifiques, du principe de précaution et des attentes de la société.

Face à l’inertie de l’Etat, en témoignent les projets de décret et d’arrêté qui prévoient une distance minimale d’épandage de 5 à 10 mètres entre les zones traitées et les habitations, la mobilisation des élus locaux est indispensable. Nous saluons donc l’engagement des maires qui portent la voix de leurs concitoyens et assument publiquement de prendre des arrêtés illégaux pour préserver la santé et l’environnement.

Pour Martine Vallon, Présidente de France Nature Environnement Alpes de Haute-Provence « L’arrêt des pesticides de synthèse est une nécessité, mais l’interdiction pure et simple n’est pas suffisante. Seul un changement des pratiques agricoles permettra de protéger les citoyens de ces produits nocifs. L’ensemble des acteurs – agriculteurs, riverains, chercheurs, élus locaux, associations, syndicats – doit travailler de concert pour construire des solutions à la hauteur de l’enjeu sanitaire et environnemental ».

France Nature Environnement se mobilise 

Parce que la population appelle à vivre #LoinDesPesticides, la FNE souhaite interpeller les membres du gouvernement qui ont le devoir d’assurer cette protection en créant des zones de non traitement (ZNT) pour les riverains, à l’instar de ce qui  est déjà mis en œuvre pour les cours d’eau (pétition à signer).

FNE Provence-Alpes-Côte d’Azur portera ce discours lors de la Commission Régionale de l'Agro-écologie, qui se tiendra le 19 septembre à la Préfecture de région à Marseille en présence de M. le Préfet Pierre-Étienne BISCH, chargé d'une mission de coordination interministérielle du plan de réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires et de sortie du glyphosate.

Le Conseil d’État a jugé que l'absence de mesure de protection des riverains contre la pulvérisation des pesticides était illégale. Si le gouvernement ne répond pas aux attentes des citoyens, la FNE attend continuer à faire pression sur celui-ci.

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[ Arrêté pesticides de Langouët ] Le tribunal administratif suspend l’arrêté du maire

Créé le : 27/08/2019
Photo : Abujoy / wikimedia commons

Le tribunal administratif de Rennes a décidé ce jour de suspendre l’arrêté contre les pesticides du maire de Langouët au motif que ce dernier ne serait pas compétent pour prendre un tel arrêté et dans l’attente du jugement sur le fond.

Générations Futures déplore cette décision dans un communiqué et en appelle à la responsabilité de tous les édiles de France, relayant ainsi le cri d'alarme lancé par Daniel Cueff il y a quelques jours.

Voilà plus de 3 mois que Daniel Cueff, maire de Langouët en Ille-et-Vilaine, a décidé de prendre un arrêté municipal interdisant l’utilisation de pesticides près des habitations ou locaux professionnels. Convoqué devant le tribunal administratif de Rennes le 22 août, l'édile a bénéficié d'un large soutien de la part de particuliers, d'associations et d'ONG venus l'applaudir à la sortie de l'audience. Le tribunal vient de rendre son jugement et suspend la décision du maire.

« Générations Futures déplore cette décision du tribunal de suspendre l’arrêté et maintient tout son soutien à Daniel Cueff qui a décidé de faire appel de cette décision. Alors même que dernièrement, dans une vidéo, Emmanuel Macron reconnaissait les conséquences sur la santé publique des pesticides et qu’il annonçait sa volonté d’aller vers un encadrement des zones d’épandage, notre association ne peut que regretter ce jugement qui va à l’encontre de cet objectif et va laisser la population de Langouët sans protection face aux pesticides. » déclare François Veillerette, directeur de Générations Futures.

« Nous invitons tous les maires de France à prendre des arrêtés similaires. Pour amplifier ce mouvement, notre association va d’ailleurs lancer prochainement un outil permettant aux internautes d’interpeller directement leurs édiles sur ce sujet. D’ici le prochain congrès des maires de France qui se tiendra fin novembre, nous espérons que des centaines d’autres maires auront rejoint Daniel Cueff et la vingtaine d’élus ayant déjà pris de tels arrêtés. Nous profiterons de ce congrès des maires pour présenter au Sénat le 21 novembre en présence de certains de ces maires courageux, et avec le soutien du sénateur Joël Labbé, l’état des lieux de la situation. Par ailleurs, nous appelons tous les candidat.es aux municipales de 2020 à s’engager d’ores et déjà, devant les électeurs, à prendre des arrêtés similaires à celui de Daniel Cueff en cas d’élections. Les électeurs pourront ainsi choisir en connaissance de cause leur future équipe municipale. »

Le prochain rassemblement de soutien à Daniel Cueff aura lieu le dimanche 08 septembre à 15h00, aux Halles Martenot à Rennes.

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> 96% des français soutiennent l'idée d'interdire les pesticides à moins de 150 mètres des habitations

[ PESTICIDES ] 96% de personnes soutiennent l’idée d’interdire les pesticides à 150 mètres des habitations !

Créé le : 22/08/2019

Paris/Rennes, le 20 août 2019 : Le maire de Langouët, Daniel Cueff est convoqué, jeudi 22 août 2019 à 9h, par la préfète d’Ille et Vilaine devant le tribunal administratif de Rennes pour avoir signé un arrêté municipal visant à interdire les pesticides de synthèse « à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d’habitation ou professionnel. »

Dans un sondage IFOP* exclusif commandé par Agir pour l’Environnement, 96% des personnes interrogées soutiennent l’idée d’une interdiction des pesticides à 150 mètres des habitations. Pour Agir pour l’Environnement, cette quasi-unanimité apporte la preuve que la décision prise par le maire de Langouët est non seulement juste du point de vue sanitaire mais qu’elle est également plébiscitée par l’opinion publique.

La démarche contentieuse engagée par la préfète d’Ille et Vilaine est révélatrice d’une vision rétrograde de l’agriculture, usant et abusant du droit pour tenter de museler un débat nécessaire et légitime autour de l’utilisation irraisonnée des pesticides de synthèse.
 
Un rassemblement de soutien au maire de Langouët est organisé jeudi 22 août 2019 à 9h devant le tribunal administratif de Rennes. A cette occasion, Jacques Caplat, secrétaire général d’Agir pour l’Environnement, remettra officiellement au maire de Langouët les 42.519 messages de soutien que l’association a rassemblés.

* Lien vers le détail du sondage mené les 08 et 09 août 2019 auprès d’un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
 

[CONFERENCE] - Les effets sur notre santé des pesticides et des Perturbateurs endocriniens – François Veillerette (Générations Futures)

Créé le : 10/10/2018
François Veillerette, directeur de Générations Futures - Crédit : Générations Futures

François Veillerette, Directeur de l'association Générations Futures, donnera une conférence exceptionnelle sur le thème « Pesticides, Perturbateurs endocriniens, quels effets sur notre santé ? » , jeudi 11 octobre à 19 heures à la Maison de l’Environnement de Lyon, 14 avenue Tony Garnier, Lyon 7ième. Un événement auquel Sans Transition ! Auvergne-Rhône-Alpes est partenaire. 

Comment nous protéger ?

François Veillerette décrira les graves effets nocifs de ces produits dangereux et surtout nous donnera des clefs pour nous protéger et protéger nos enfants. Il est est une voix forte en Europe sur le sujet et auteur de nombreux ouvrages, notamment Perturbateurs endocriniens, la menace invisible, coécrit avec Marine Jobert aux éditions Buchet – Chastel (2015). Plus récemment, il a écrit avec Fabrice Nicolino le manifeste Nous voulons des coquelicots, (Les Liens qui Libèrent, 2018) en lien avec la pétition du même nom demandant l'interdiction des pesticides de synthèse.

A lire : notre enquête, Pesticides: l’agriculture peut-elle se désintoxiquer ? 

Entrée libre.

Plus d'infos : www.facebook.com/events/179310989615389/

Joël Labbé, sénateur du Morbihan : « Les promesses ne suffisent plus, le glyphosate doit être interdit »

Créé le : 30/05/2018
Joel Labbé, sénateur du Morbihan- crédit : DR

L'Assemblée nationale a refusé d'inscrire une date butoir pour l'interdiction de l'herbicide controversé, en première lecture de la loi Agriculture et Alimentation (ou loi « Travert »), le 28 mai dernier. Réaction de Joël Labbé, sénateur EELV du Morbihan et à l’origine de la loi dite « Labbé » qui réglemente l’usage des produits phytosanitaires.

Que vous inspire le rejet de la proposition d’amendement sur l’interdiction du glyphosate par l’Assemblée nationale ?

C’est une grosse déception, notamment parce que le président de la République s’était engagé à interdire la substance au plus tard dans trois ans. Le délai est suffisant. Il est temps d’en finir avec le glyphosate. C’est un herbicide total qui a d’importantes répercussions sur l’environnement et induit une perte de biodiversité. La question de l’impact sur la santé humaine est également en jeu. Lorsqu’on parle « d’incertitudes scientifiques », on doit pouvoir s’en remettre au principe de de précaution1.

Les détracteurs de l’interdiction du glyphosate avancent qu’il faudrait pouvoir compter sur des alternatives…

Il existe déjà des alternatives de qualité de plus en plus efficaces en terme de rendement, comme l’agriculture biologique. Mais il s’agirait de faire évoluer le modèle agricole, avec des aides publiques via la PAC. Or, le poids des lobbies de l’industrie agroalimentaire et des pesticides est prépondérant. Derrière la position du gouvernement, on trouve celle de la FNSEA. L’autre argument évoqué pour empêcher l’abandon du glyphosate est celui de la concurrence déloyale des pays voisins. Mais l'on pourrait interdire l’importation des produits provenant d’États européens utilisant la substance. 

Pensez-vous que la sortie du glyphosate d’ici à 2021 est possible sans contrainte légale ? 

Ça fait longtemps que les promesses ne suffisent plus, nous avons besoin d’une interdiction. Les méfaits du glyphosate sont tels qu’il y a urgence ! Cette situation dépasse les clivages politiques. C’est aussi une question internationale : la position de la France est attendue au niveau de l’Europe.

Fin juin, le projet de loi sera étudié au Sénat. Quel est votre objectif ?

Conserver les avancées votées par l’Assemblée Nationale, comme l’ouverture des chambres d’agriculture aux ONG environnementales et l’objectif de 20 % de bio dans les cantines. Puis, il faudra rouvrir le débat sur le glyphosate afin d’aller plus loin que l’Assemblée. Et donc l'interdire une bonne fois pour toute !



1 Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a estimé le glyphosate « probablement cancérogène », ndlr.

 

 

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