ondes électromagnétiques

[5G] : LE CONSEIL D'ETAT REJETTE LE RECOURS DES ONG

Créé le : 05/01/2021

photo : pixabay

Par Agir pour l'environnement et Priartem

Depuis le 31 décembre 2020 à 17h42, quelques médias se sont fait l’écho, via une dépêche de l’Agence France Presse, d’un rejet des recours engagés devant le Conseil d’Etat par les associations Priartem et Agir pour l’Environnement dans le dossier 5G.

Avec force détails, ces médias ont eu accès à une information que seul le Conseil d’Etat est en mesure d’avoir diffusée. Les associations s’étonnent de cette façon de faire et souhaiteraient connaître précisément comment, quand et qui, au sein du Conseil d’Etat, a été autorisé à diffuser une décision que les requérants et leurs avocats n’ont reçue formellement que 4 jours plus tard.
 
Il est pour le moins curieux que la plus haute juridiction administrative se prête à ce qui pourrait apparaître comme une volonté de réserver une information à certains médias triés sur le volet en jouant la carte du scoop sans respecter les procédures habituelles.
 
Ceci est d’autant plus étonnant que cette décision de rejet des recours des associations ne retient pas les conclusions du rapporteur public qui avait proposé, le 18 décembre dernier, de sursoir à statuer le temps de saisir la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) via une question préjudicielle ; donnant ainsi raison aux demandes légitimes des associations et de leurs avocats.
 
Le Conseil d’Etat rejette ainsi la demande formulée par les associations de mener à bien une évaluation environnementale et sanitaire avant tout déploiement de la 5G et une mise au débat public, comme le prévoit pourtant la directive relative à l’évaluation environnementale des plans et programmes.
 
Les associations dénoncent cette décision de la plus haute juridiction administrative, d’autant plus regrettable que le Haut Conseil pour le Climat vient de confirmer l’impact significatif de la cinquième génération de téléphonie mobile sur le climat, qui aurait dû être évalué au préalable selon lui.

[DOSSIER 5G] : Les normes anormales de l'Icnirp

Créé le : 22/10/2020

crédit : Pixabay. Une antenne relais de 5G

Par N.B

« Nous respectons toutes les normes. » Telle est, en substance, la réponse de l'industrie lorsque lui est posée la question des risques sanitaires liés aux ondes électromagnétiques. 

Ces normes sont les suivantes : 41 Volts par mètre (V/m) pour les fréquences de 900 mégaHertz (MHz), 58 V/m pour les fréquences de 1800 MHz, et 61 V/m pour les fréquences de 2100 MHz. Et effectivement, l'industrie ne les dépasse jamais, pour une raison simple : « C’est un peu comme si je vous disais qu’il faut éviter de conduire à plus de 800 km/h : on est toujours en dessous de la limite », résume Étienne Cendrier, ex porte-parole de l'association Robin des toits. Mais alors, à quoi servent ces normes ? Pour le comprendre, il faut lire le rapport rédigé par l'Icnirp, l'ONG à l'origine de ces seuils. En préambule, cet organisme privé indique que « ce guide n'est fondé que sur des effets immédiats sur la santé, tels la stimulation des muscles ou des nerfs périphériques, les chocs ou les brûlures (…), ou encore l'élévation de température des tissus ».

Les effets sur le long terme (cancer, maladie d'Alzheimer, leucémie…) ne sont donc absolument pas pris en compte. Or, des études semblent montrer des effets cancérogènes, par exemple celles du NTP – principale agence sanitaire états-unienne – et de l'institut Ramazzini...

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