Cantines

[ MENU VÉGÉTARIEN ] L'association Peta soutient de maire de Lyon

Créé le : 23/02/2021

En réponse à la polémique causée par l’instauration d’un menu unique sans viande une fois par semaine dans les cantines scolaires à Lyon, l'association de protection animale PETA, a envoyé un mot de soutien au maire de Lyon, Grégory Doucet.

L'association a également déclaré :

" Nous félicitons de tout cœur Monsieur le maire d'avoir pris des mesures décisives pour protéger ses citoyens. Rappelons-le aux voix qui s’élèvent contre ce menu unique sans viande : c’est précisément notre consommation de chair animale qui est la source de cette crise sanitaire.

En effet, le nouveau coronavirus aurait trouvé son origine dans un marché d’animaux en Chine. Mais il ne s’agit pas de la première maladie zoonotique à poser un grave risque aux humains ; aujourd’hui-même, on apprend que des ouvriers en Russie ont contracté la grippe aviaire.

Tant que nous continuerons d’élever des animaux dans des conditions intensives et insalubres pour notre consommation, il n’est pas question de simais véritablement de quand nous devrons faire face à une prochaine pandémie. Nous encourageons tous les maires de France à suivre l’exemple pragmatique et louable de Monsieur Doucet."

Mise en place pour aller plus vite et se conformer au "nouveau protocole sanitaire" contre la Covid-19, l'iniative de l'édile lyonnais a suscité de vives réactions de la part du gouvernement.

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[ BIO ] Mention Nature&Progrès pour la cantine scolaire de Ventalon-en-Cévennes

Créé le : 04/11/2019
Photo : Marie-Pascale Vincent

Marie-Pascale Vincent.

Avec moins de 300 habitants, la jeune commune lozérienne de Ventalon-en-Cévennes  est parvenue à obtenir la mention Nature&Progrès en 2017, pour les efforts fournis par sa cantine scolaire. Une certification encore jamais accordée à une collectivité locale, qui vient récompenser un engagement en faveur d’une agriculture biologique et solidaire.

À Ventalon-en-Cévennes, en Lozère,  la cantine de l’école communale bénéficie depuis 2017 de la mention Nature&Progrès. Une première en France. Outre le fait de s’appuyer sur un approvisionnement bio et local, cette mention met en avant une démarche globale, y compris au niveau pédagogique.

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Montpellier : la restauration scolaire en débat

Créé le : 28/03/2018
Pixabay

« Quelles cantines pour nos enfants ? » C'était l'intitulé de la table-ronde organisée, hier, mardi 27 mars 2018, par l'association Générations Futures, à Montpellier, dans le cadre de la Semaine des alternatives aux pesticides. Un échange éclairant en présence du Docteur Laurent Chevalier, médecin nutritionniste, de Luc Lignon, directeur de la politique alimentaire de la Ville de Montpellier, d'une association de parents d'élèves des écoles de Montpellier et du maire de Barjac, commune du Gard qui sert 95 % de bio à ses écoliers. 

 

Résidus de pesticides, perturbateurs endocriniens ou encore nanoparticules. L'alimentation servie aux enfants dans les restaurants scolaires fait l'objet de toutes les attentions. Une question à laquelle l'association Générations Futures, qui lutte contre la présence de produits phytosanitaires dans l'alimentation, est particulièrement attentive. Ce mardi 27 mars, elle conviait, au Gazette Café de Montpellier, plusieurs acteurs locaux pour échanger autour de ce sujet.

Perturbateurs endocriniens et nanoparticules

Le Docteur Laurent Chevallier, directeur du Pôle nutrition de la Clinique du Parc à Montpellier, a rappelé les risques que font courir les perturbateurs endocriniens, via les résidus de pesticides, dans l'alimentation des enfants. Ces perturbateurs sont impliqués « dans l'obésité, des dérèglements hormonaux et peuvent avoir, avec un temps de latence, des implications dans certains cancers », a-t-il précisé. Il a aussi mis l'accent sur la présence de « nanoparticules » dans certains additifs. Nanoparticules qui peuvent provoquer des « lésions pré-cancéreuses ». Le professionnel a reconnu les efforts fait par les collectivités, notamment pour promouvoir l’alimentation biologique dans les cantines, mais a aussi indiqué que de nombreux progrès restent à accomplir.

Le Collectif Cantines, qui représente des parents de jeunes usagers des restaurants scolaires montpelliérains, a de son côté appelé la Ville à retirer « les barquettes plastique » permettant de faire réchauffer les plats des enfants dans les réfectoires. Le collectif craint que des perturbateurs endocriniens ne se retrouvent dans la nourriture suite au contact avec le plastique chauffé. Il a aussi appelé fermement la Ville à « introduire plus de bio ».

Barjac (30) « 95 % bio »

Luc Lignon, directeur de la politique alimentaire de la Ville de Montpellier, a annoncé que les barquettes plastique seront remplacées par des « barquettes biocompostables » dès le début de l'année 2019. Il a rappelé que tout le pain servi à la table des jeunes montpelliérains était « bio ». Il a annoncé la construction d'une nouvelle cuisine centrale pour 2021. Et la volonté de la Ville de « diminuer de 60 % les produits ultra-transformés de l'alimentation d'ici 2020 ». Sans répondre précisément sur la quantité de bio présent dans les repas, Luc Lignon a expliqué qu'il était long d’organiser une filière local, a fortiori bio, pour alimenter les cantines d'une commune comme Montpellier. Amélie Berger, coordinatrice d'Occitanie Entreprises Bio, association qui rassemble les acteurs régionaux de la bio, lui a donné en partie raison, en affirmant qu'il est « souvent plus simple et plus rémunérateur pour les entreprises et coopératives de répondre aux besoins de la vente directe que de la restauration collective. »

Edouard Chaulet, maire de Barjac (Gard – 1500 habitants) a de son côté assuré que le bio à la cantine est une affaire de « volonté politique » et une exigence « sociale ». Il a expliqué que la restauration scolaire de sa commune était à « 95 % bio ». Le surcoût du bio ? « 110 000 euros, soit le prix du quart d'un rond point », a-t-il comparé.

Pour aller plus loin, retrouvez le dossier que Sans Transition ! a consacré au bio dans les cantines : "Cantines bio, un pari tenable !"

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