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[ALIMENTATION] « Manger du faux pour le vrai » : Foodwatch révèle les scandales de la fraude alimentaire

Créé le : 26/03/2021

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Dans une nouvelle campagne lancée le 25 mars 2021, l’ONG Foodwatch alerte sur l’augmentation des fraudes alimentaires dans l’Hexagone. Poisson, miel, épices, et même produits bio… tous sont victimes de larges fraudes et non-conformités, selon l’organisation. Des fraudes allant du mensonge sur l’étiquette et la composition, à l’ajout de dangereux additifs dans des produits impropres à la consommation. Un phénomène qui continue de prendre de l’ampleur selon l’ONG, en raison principalement de la baisse des contrôles sur la sécurité sanitaire des aliments. Face à ce constat, Foodwatch appelle les citoyens à agir, en interpellant les élus via une pétition disponible sur leur site internet.

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[AGRICULTURE] L’inquiétante flambée des prix des matières premières agricoles

Créé le : 09/03/2021

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Au cours de l’année 2020, le prix des matières premières agricoles a connu une très nette augmentation : + 20 % pour le blé, 30 % pour le maïs, jusque même +50 % pour le soja. Des hausses importantes, principalement dues aux imports massifs en Chine cette année, « des suites de mauvaises récoltes », relève l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Une situation qui entraine une insécurité alimentaire grandissante pour les pays dépendants des importations : la FAO estime que 45 pays ont aujourd’hui besoin d’une aide alimentaire extérieure. Si en Europe, cette hausse des prix est moins perceptible, elle n’en reste pas moins affectée. En France, entre 15% et 20% des besoins agricoles et agroalimentaires sont issus de l’importation. Aujourd’hui plus que jamais, la question de la souveraineté alimentaire devient une nécessité.

[ALIMENTATION] Des repas végétariens dans les cantines à Hennebont

Créé le : 02/03/2021

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Loin de la polémique stérile autour des repas végétariens dans les cantines de Lyon, la ville d’Hennebont (Morbihan) a fait le choix… de laisser le choix. Depuis début février, une option végétarienne est proposée tous les jours aux élèves des établissements publics de la ville, et ce au même prix pour les familles ! Une initiative vertueuse pour l’environnement et l’éducation alimentaire des enfants, mais aussi pour l’économie locale. La municipalité a fait appel au fournisseur Scolarest, implanté sur la commune. Une illustration de transition douce, parfaitement accueillie par les parents d’élèves. 

[ ALIMENTATION ] Quelles sont les pratiques et les attentes des Français ?

Créé le : 26/02/2021

A la veille des débats parlementaires autour de la loi Climat et Résilience et alors que la déclinaison de la PAC en France est en cours de discussion, le Réseau Action Climat France publie un sondage avec Harris Interactive sur la consommation de viande des Français et leurs nouvelles attentes.

Alors qu’une polémique sur la mise en place de menus sans viande à Lyon a eu lieu en début de semaine, ce sondage permet ainsi de mieux connaître l’avis des Français.  

Une consommation de viande en baisse

La première raison invoquée pour motiver cette baisse de consommation de viande est la santé, puis le bien-être animal et la cause environnementale. 74 % des français profiteraient des économies réalisées par une réduction de leur consommation de viande pour investir dans une alimentation de meilleure qualité, et en particulier une viande de meilleure qualité (bio, produite localement, rémunérée justement pour le producteur, animaux élevés à l’air libre, etc.). Quand on note également que le critère le plus important mis en avant par les français pour l’achat d’une viande est sa provenance locale ou du moins française (58 %), cette forte tendance montre bien qu’une réduction de la consommation de viande par la population française pourrait se faire au profit des élevages de qualité français.

Du côté des alternatives à la viande, les français se tournent massivement vers les protéines végétales brutes ou très peu transformées à 87 % (lentilles, pois chiches, pâtes complètes, etc.), loin devant des alternatives encore peu répandues aujourd’hui comme la viande de synthèse ou les insectes. Les Français plébiscitent tout particulièrement les légumes secs pour leurs qualités nutritives et gustatives, mais également leur prix et mettent en avant le fait qu’ils reflètent la richesse des terroirs français (lentilles vertes du Puy, lentilles du Berry, mogettes de Vendée, haricot tarbais, etc.).

Les Français attendent beaucoup plus de la part des pouvoirs publics

Une majorité des français estime que les pouvoirs publics n’agissent pas suffisamment pour encourager une alimentation de meilleure qualité. Pour 60 % des français, les pouvoirs publics devraient en particulier améliorer l’information sur les alternatives à la consommation de viande, et promouvoir davantage la consommation de viande de meilleure qualité (à 60 % également) et la réduction de la consommation de viande (55%). Une des meilleures solutions pour inciter à consommer une viande de meilleure qualité serait d’en améliorer la distribution (pour 67 % des Français) via les circuits courts de proximité, les magasins spécialisés ou les enseignes généralistes.

Du côté de la production agricole, les Français seraient favorables à 83 % à ce que les pouvoirs publics mettent en place des mesures visant à limiter, en France, la présence des exploitations agricoles les plus industrielles (de type intensif, comprenant un très grand nombre d’animaux, etc.), et attendent pour 88 % d’entre eux des mesures de soutien au développement des élevages durables.

Les résultats du sondage réalisé par Harris-Interactive nous confirment ainsi l'appétence des français pour le “moins et mieux” : moins de viande dans l’assiette mais des produits végétaux et animaux de meilleure qualité, plus durables, locaux sinon français. Ce “moins et mieux”, s’il est bien accompagné par les pouvoirs publics, se fera au profit de la santé de tous et du climat mais aussi des éleveurs, grâce à la réorientation des achats vers des élevages de qualité.

L’intervention des pouvoirs publics devrait en particulier passer par :

  • La loi Climat et Résilience au travers de :
    - la mise en place de l’alternative végétarienne chaque jour ou deux menus végétariens par semaine d’ici 2025 dans toute la restauration collective
    - l’interdiction des nouvelles constructions ou agrandissements des élevages les plus industriels et polluants
  • Le Plan stratégique national (déclinaison de la PAC en France) en cours d’élaboration avec :
    - le recentrage des aides couplées aux élevages les plus durables et résilients,
    - la création d’un système de Paiements pour Services Environnementaux (PSE) “prairie”
    - le renforcement du soutien aux légumes secs et aux fruits et légumes frais via les aides couplées.

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[CHRONIQUE LITTÉRAIRE] « L’agroécologie peut nous sauver »

Créé le : 19/07/2020
Crédit : Pixabay

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Depuis des décennies, nous nous sommes éloigné.e.s de la nature, nous l'avons détruite par une agriculture intensive et dénaturée à l'aide de process industriels. Et si, une nouvelle version de notre alimentation était possible? Dans cette Chronique littéraire, Sans Transition ! vous propose de découvrir l'agroécologie, cette agriculture qui peut nous sauver, d'apprendre à manger en pleine conscience et à se ressourcer auprès des arbres. Bonne lecture ! 

Investir plus pour économiser dans le futur

Parce que l'urgence est indiscutable devant la catastrophe climatique, l'économiste et spécialiste du climat Alain Granjean, président de la fondation Nicolas Hulot, appelle à libérer le financement de la transition écologique en France, sans attendre que l'Europe s'organise après les élections. La règle budgétaire actuelle limite le déficit public qui comprend à la fois les investissements et les frais de fonctionnement. Or, il faudrait accroître les investissements publics pour aider les dépenses privées, notamment celles des ménages, par exemple pour réduire la dépense énergétique liée aux logements à rénover et isoler. Il s'agirait alors d’interpréter cette règle européenne en tenant compte des circonstances exceptionnelles de notre situation écologique en expliquant cette stratégie : investir davantage pour économiser l'énergie dans le futur.

 Agir sans attendre. Notre plan pour le climat, Alain Grandjean, Kevin Puisieux et Marion Cohen, préface de Nicolas Hulot, Les liens qui libèrent, mai 2019, 112 pages, 10 euros

 

La conscience de manger

Quelle que soit notre relation avec l'alimentation, Manger mieux en pleine conscience nous ouvre des portes. Car la surproduction de denrées, la surconsommation et les nouvelles normes corporelles imposées par la société ont biaisé notre rapport à la nourriture. Nous sommes à la fois perdus et sans cesse en prise à la culpabilité : manger trop, manger mal, trop vite. Dans ce contexte, cet ouvrage nous encourage à faire un état des lieux de notre comportement face à la nourriture afin d'en prendre conscience et d'accepter ses failles pour ensuite les désamorcer. Et apprendre ainsi une chose fondamentale : reconnaître les vrais signaux de la faim, du rassasiement et de la satiété, qui ne sont pas simplement physiques mais un imbroglio d'émotions, de pensées et de projections. Grâce à des outils et des exercices très concrets, comme manger lentement en un minimum de 20 minutes et en silence, on peut parvenir à s'alimenter exactement selon nos besoins sans restriction aucune. Cet ouvrage nous pousse à retrouver une alimentation en conscience pour substituer au contrôle l’écoute de son corps. Et faire de chacun de nos repas un véritable moment de bonheur et de plaisir.

 Manger mieux en pleine conscience, Yael Bloch et Amande Ceballos, Editions La plage, 2019, 95 pages, 9,95 euros

 

Rien ne se perd, tout se transforme

Ce guide est une véritable boîte à outils qui déborde de bons plans, conseils, recettes, témoignages, adresses, etc. pour changer son mode de consommation en achetant le moins possible de produits neufs. Les nouvelles façons de consommer s'inspirent de méthodes qui ont toujours existé et qui sont remises au goût du jour : réparation, transformation, reconditionnement, partage, don, échange, location, achat d'occasion... Les chapitres abordent les plus importants postes de dépense du quotidien : habillement, électroménager, high-tech, mobilier et décoration, soin des enfants, loisirs. On comprend aussi qu'on peut se passer de bien d'objets et d'habitudes inutiles ! Alors, prêts pour le défi ? Rien de plus simple avec ce guide. En plus, on apprend pleins d'astuces, on fait des économies, on s'allège et on est écologiquement plus cohérent.

 Mon défi Rien de neuf, Emmanuelle Vibert, Rue de l'échiquier, mai 2019, 224 pages, 18 euros

 

On veut des tartes (et autres tourtes !)

Le tout dernier livre de recettes de Cléa séduit à plusieurs titres. D'abord sur la forme, par son grand format et sa belle qualité. Il est aussi très bien organisé : à chaque légume et fruit classé par ordre alphabétique correspondent 3 ou 4 recettes, parfois davantage, illustrées par une alléchante photo. Son second atout est de proposer 200 tartes, tourtes, quiches et autres tatins, uniquement végétariennes. Les cuisinières en herbe y trouveront leur bonheur car les recettes proposées sont simples, originales et rapides à exécuter. L'auteure y ajoute cependant sa touche : remplacer la farine blanche par de la farine bise, de sarrasin ou de riz pour les personnes mangeant sans gluten... pour un nouvel élan ! Et pour les plus aguerries, ce livre permet de se renouveler en revisitant les grands classiques, en jouant sur les formes, les textures, les cuissons. Cléa redore également le blason de certains légumes souvent boudés en cuisine. La tarte fine au fenouil rôti, châtaignes et citrons, en est un exemple parmi tant d'autres. Enfin, elle met l'accent sur un thème d'actualité: la saisonnalité des fruits et des légumes. A vos fourneaux!

 Tartes fines, Grosses tourtes, Belles tatins, 200 tartes végétariennes, Cléa, Editions La plage, 2019, 251 pages, 24,95 euros

 

L'agroécologie, une révolution vitale

Ingénieur agronome et spécialiste de l'agroécologie, Marc Dufumier a découvert cette pratique à Madagascar alors qu'il avait 22 ans (il en a aujourd'hui 73). Ce sont des femmes analphabètes qui l'initient alors à cette agriculture paysanne respectueuse de l'homme et de l'environnement. Dans une série d'entretiens avec le journaliste Olivier Le Naire, il explique très clairement comment l'agroécologie peut lutter de façon concrète contre la faim dans le monde, le dérèglement climatique, le gaspillage alimentaire, la malbouffe, les maladies qui en découlent, la perte de sens et de lien social... Car selon lui, tous ces problèmes sont liés et sont aussi la conséquence de la privatisation des semences, de l'utilisation des pesticides et des dérives des lobbys industriels. Leur solution est donc une réalité possible, à notre portée.

 L'agroécologie peut nous sauver, Marc Dufumier, Actes Sud / Colibris, coll. Domaine du possible, mai 2019, 160 pages, 15 euros

 

Quand la nature nous fait du bien

La science prouve comment et pourquoi la nature nous fait du bien, physiquement et moralement. Se mettre au vert renforce notre système immunitaire et nous rééquilibre : nous requinque quand nous sommes fatigués et calme notre stress. Mais nos vies trépidantes et bruyantes nous éloignent des bienfaits d'un jardin ou d'une balade dans les bois. Ce guide s'appuie sur les études scientifiques, s'inspire de techniques de relaxation et propose 52 pistes ludiques et poétiques pour se reconnecter en profondeur avec la nature. Il devient simple de se ressourcer, en toute saison, parfois en quelques minutes, même en ville ou au travail, que l'on soit seul ou à plusieurs, avec des enfants... De nombreuses attitudes peuvent faire du bien, comme simplement s'asseoir sous un arbre, cultiver des fleurs en pots, contempler des photos de nature...

 Se ressourcer toute l'année avec les arbres, Marie Martinez, Prat Prisma, mai 2019, 224 pages, 15,95 euros

[CHRONIQUE LITTÉRAIRE] « Il est où le bonheur ? »

Créé le : 18/07/2020
Crédit: Pixabay

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Dans chaque magazine, Sans transition! chronique les dernières sorties des libraires, sur les sujets qui animent notre rédaction. Nous vous proposons de vous questionner sur le bonheur avec François Ruffin, de partir à l'(éco-)aventure aux côtés de Julien Moreau pour enfin voir la beauté du monde avec François Sarano. Bonne lecture ! 

Le bonheur en rouge et vert de François Ruffin

Fondateur du journal Fakir et député de la Somme, François Ruffin appelle à un Front populaire écologique, rouge et vert, pour sauver la planète et l'avenir de nos enfants. C'est à eux qu'il s'adresse en priorité dans cet essai malgré tout optimiste. L'inégalité économique correspond à une inégalité écologique : nous sommes tous sur la même planète mais pas tous sur le même bateau — et certains s'accaparent les canots de sauvetage. Sa solution est la reprise en main de la démocratie par un débordement populaire et pacifiste motivé par l'espérance. Les mouvements alternatifs des Gilets jaunes et de Nuit debout sont déjà une expression de ce désir d'autre chose. Mais surtout de grandes lois, avec des choix macroéconomiques, doivent faire avancer vers la transition. La réponse à sa question ? Le bonheur est dans le lien, avant les biens.

Il est où, le bonheur ? François Ruffin, Les Liens qui Libèrent, novembre 2019, 192 pages, 14 euros

Voir la beauté du monde 

François Sarano est docteur en océanographie et plongeur professionnel, conseiller scientifique du commandant Cousteau ou, plus récemment, de Jacques Perrin. Depuis des années, avec son épouse, il étudie les cachalots au large de l'île Maurice. Il répond aux questions de Coralie Schaub, journaliste spécialisée dans l'environnement, raconte ses expériences et son engagement, confie ses réflexions personnelles. Pour lui, savoir communiquer avec les animaux — et la vie sauvage — permettrait de mieux communiquer entre humains car cela part de la même démarche d'aller à la rencontre de l'autre. Plongeons avec eux à la découverte du monde marin, encore inconnu et lieu de rencontres bouleversantes mais aussi de dégradations. Alors, comment agir ? Une conversation très accessible et passionnante.

 Réconcilier les hommes et la vie sauvage, Coralie Schaub, préface de Pierre Rhabi, Actes Sud, collection Domaine du possible, janvier 2020, 218 pages, 20 euros

 

La réponse de la bergère

Stéphanie Maubé habitait Paris et travaillait dans l'audiovisuel, jusqu'à ce qu'elle rencontre un éleveur dans le Cotentin et décide, elle aussi, de garder ses moutons. Yves Deloison nous raconte la vie de la jeune femme et ses questionnements dans un style très vivant. « J'étais une Parisienne anémiée, névrosée de la bouffe, qui un jour a découvert de nouvelles perspectives, un métier noble, épanouissant physiquement et moralement », affirme-t-elle. Dans la beauté des paysages qui l'entourent et avec ses bêtes, elle a trouvé un sens à sa vie, qui n'a rien d'un conte de fée : le chemin est semé d'embûches. Elle est désormais une bergère engagée, une guerrière des temps modernes : « Je veux faire de l'activisme en faveur des valeurs paysannes, du commerce collaboratif, des jardins partagés, de l'éducation à la bonne bouffe et inciter les citoyens à modérer leurs comportements en matière de consommation ». Belle cause !

 Il était une bergère, Yves Deloison et Stéphanie Maubé, Le Rouergue, février 2020, 254 pages, 18,80 euros

 

Se réapproprier son alimentation

François Rouillay est chercheur et conférencier en agriculture urbaine. Initiateur du mouvement participatif des Incroyables Comestibles, il a également cofondé l’Université francophone de l’autonomie alimentaire. Sabine Becker est ingénieure-urbaniste et a longtemps été en charge du développement et de l’aménagement des territoires. Leur guide pratique s'adresse aux habitants des villes et des campagnes, ainsi qu'aux élus locaux. Il propose une feuille de route de 21 actions concrètes et faciles à appliquer pour apprendre, s'organiser et réussir à prendre soin de soi, des autres et de la Terre : végétaliser la ville en paysages nourriciers, planter des pépinières citoyennes et des potagers pédagogiques, régénérer les sols, animer des ateliers de cuisine et de conservation des aliments, instaurer des circuits courts… Un programme complet.

 En route pour l’autonomie alimentaire, François Rouillay et Sabine Becker, Terre vivante, février 2020, 224 pages, 23 euros

 

Le vivant à la source

Philippe Labre est un biologiste de terrain et vétérinaire conseil en santé naturelle en élevage et en agriculture biologique. De ses 35 ans d'expérience, il propose de mieux connaître, comprendre et respecter les conditions et les processus les plus essentiels de la vie en général, et de la santé des animaux et des humains. Les fondamentaux du monde vivant nous exhortent à vivre en interaction et en harmonie avec notre milieu. Ces lois de la biologie ne sont pas négociables. Face au déni de l'industrialisation, l'auteur rappelle que nous ne pouvons pas nous passer de la nature et des plantes et qu'il est grand temps d'en prendre de la graine : respecter la nature et collaborer avec elle, ou disparaître. Le règne végétal crée la vie et peut restaurer les équilibres perturbés.

 Les pieds sur Terre. Retrouver le bon sens ou disparaître, Philippe Labre, préface de Pierre Rabhi, éditions Femenvet, octobre 2019, 288 pages, 24 euros

 

L'essentiel sur l'alimentation

Marc Dufumier, agronome, répond de façon scientifique, mais simple et claire, à 50 questions le plus souvent posées sur l'alimentation, l'agriculture et l'écologie. « Mon engagement est celui d’un agronome, d’un scientifique qui ne croit en rien d’autre qu’aux analyses étayées et aux faits établis, et à la nécessité́ de diffuser ce savoir », affirme-t-il. « Si je défends l’agroécologie, c’est en tant que scientifique : la nocivité́ sur notre santé et sur l’environnement de l’agriculture chemisée et mécanisée est aujourd’hui avérée et nous avons à ce jour le savoir et les techniques pour développer une agriculture paysanne capable de nourrir correctement l’humanité́ tout en respectant la planète. » Une mise au point limpide.

De la terre à l’assiette. 50 questions essentielles sur l'agriculture et l'alimentation, Marc Dufumier, Allary éditions, février 2020, 240 pages, 18,90 euros

 

L'art de vivre ensemble

Après un premier Manifeste convivialiste paru en 2013, le second esquisse les contours d'un possible autre monde, d'un monde post-néolibéral (une alternative au néolibéralisme), plus humain, dans lequel l'énorme majorité pourrait se reconnaître. Le convivialisme, philosophie de l'art de mieux vivre ensemble, appelle à s'opposer sans se massacrer, à prendre soin de la nature et des humains. Cette réédition enrichie est le résultat d'un travail d'échanges entre 276 intellectuels, écrivains, artistes, activistes de 33 pays engagés dans des actions collectives et soucieux du bien commun. Son but est de rassembler clairement des idées simples et justes sur les enjeux actuels de façon à générer une mutation radicale. Et, dans un premier temps, de permettre à chacun d'apporter sa pierre à l'édifice, puis aux lecteurs de participer au débat.

Second manifeste convivialiste. Pour un monde post-néolibéral, collectif Actes Sud, février 2020, 144 pages, 9,80 euros

 

Le refus de parvenir

Après dix ans d'engagement et de responsabilités politiques, Corinne Morel Darleux se tourne désormais vers des mouvements d'action plus radicale et concrète, dans la désobéissance civique, notamment pour changer la vie au quotidien et lutter contre la disparition du vivant. Agir aujourd'hui est essentiel pour prévoir et construire la suite du déclin de demain. Dans cet essai philosophique et littéraire, elle s'inspire de nombreux écrivains, tels que Mona Chollet, Françoise Héritier, Romain Gary, Stig Dagerman, et surtout du navigateur Bernard Moitessier qui, sur le point de gagner le tour du monde en solitaire, prend la tangente et renonce à la compétition. Comme l'auteure le définit elle-même, il s'agit d'« un livre d'intuitions qui donnent à penser tout en laissant des espaces de liberté et de fiction. » Inspirant.

 Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce. Réflexions sur l'effondrement, Corinne Morel Darleux, Libertalia, juin 2019, 104 pages, 10 euros

 

Repenser la ville à l'écoute des enfants

Spécialiste de la psychologie et de l'éducation des enfants, l'Italien Francesco Tonucci a expérimenté à Fano en 1991 son projet révolutionnaire de ville agréable qui place les enfants d'abord. Le but est de transformer les villes pour créer des rues et des cadres de vie urbains vraiment adaptés aux intérêts et jeux des enfants, selon leur point de vue, et de façon à leur faire explorer leur environnement, avec ses bonnes surprises et ses risques, en toute autonomie. Dans ce livre « boîte à outils », l'auteur fait le bilan de cette initiative pionnière, ses intentions, ses propositions, ses solutions... Des entretiens avec d'autres spécialistes et un texte de Lewis Mumford étayent son propos. Cette expérience a déjà inspiré de nombreux projets dans le monde. Un petit pas pour les enfants, un grand pas pour tous !

 La ville des enfants. Pour une [r]évolution urbaine, Francesco Tonucci, Parenthèses, collection Eupalinos, septembre 2019, 240 pages, 18 euros

 

Quand les algues sentent le souffre

Yves-Marie Le Lay, fondateur et président de l'association Sauvegarde du Trégor et co-président de Haltes aux marées vertes lutte au quotidien contre la prolifération des algues vertes et leurs émanations d'hydrogène de soufre. Il a saisi plusieurs fois les tribunaux français et européens et a reçu en 2017 le « prix orange » de l’environnement de l’Union des associations pour la défense du littoral. Les algues sont reconnues toxiques depuis 2009 et présentent un réel danger pour la santé : plusieurs personnes ont perdu la vie. Mais rien ne change. Yves-Marie Le Lay dénonce le déni collectif des responsabilités, la collusion entre pouvoir économique et politique : pour lutter efficacement contre cette pollution il faudrait revoir les pratiques agricoles dont les excédents de nitrates nourrissent ces algues toxiques.

 Algues vertes, un scandale d'état. Nitrates et gaz toxiques, 50 ans de déni, Yves-Marie Le Lay, Libre et Solidaire, 270 pages, 16,90 euros

 

Face au catastrophisme, des démocraties à réinventer

Maître de conférences en science politique au Muséum national d’Histoire naturelle, chercheur au Centre d’écologie et des sciences de la conservation, membre de l’Institut Momentum, Luc Semal rapproche la pensée écologiste et la science politique depuis les années 1960. Face à l'effondrement et à la peur qu'il génère, l'auteur préfère parler de « processus catastrophique, à potentiel apocalyptique, pouvant connaître des phases d’emballements et d’effondrements ». Il s'appuie sur de nombreux exemples d’initiatives et de parcours militants et voit le catastrophisme comme une occasion pour la démocratie de se réinventer, des partages à organiser, une justice à restaurer, malgré des privilégiés qui refusent de changer. Une analyse néanmoins confiante et lucide sur la complexité de la crise écologique.

 Face à l’effondrement. Militer à l'ombre des catastrophes, Luc Semal, PUF, collection L'écologie en question, mars 2019, 368 pages, 22 euros

 

L'éco-aventure d'un tour de France

Militant écologiste, Julien Moreau s'est lancé en 2018 le défi du plus long triathlon au monde avec plus de 6 000 km à travers la France : en vélo de Paris à Marseille ; à la nage de Marseille à Monaco et à pied de Monaco jusqu'au siège de la Fondation de Nicolas Hulot. Le but de cet éco-aventurier ? Sensibiliser, voire éduquer, les Français, les politiques et surtout les jeunes dans les écoles pour une écologie citoyenne engagée. Le récit passionnant et détaillé de cette épopée, avec album photos à l'appui, commence comme un thriller noir, une mésaventure qui aurait pu très mal se finir, après l'ascension risquée du Stok Kangri et 1 000 km en VTT au pays de Gandhi. Inspiré par Mike Horn ou Sylvain Tesson, le Breton de 30 ans s'engage déjà dans de nouveaux projets en catamaran : à suivre !

 L'éco-aventurier. Mon tour de France au service de l'environnement, Julien Moreau, préface de Nicolas Hulot, Hugo Doc, novembre 2019, 320 pages, 18 euros

 

Article présent dans les magazines: 

[DOSSIER - DEMOCRATIE ALIMENTAIRE] « Reprendre la main sur le système alimentaire »

Créé le : 16/07/2020
Soupe populaire offerte aux chômeurs en 1932. Crédit : Agence Mondiale / Creative Commons

Soupe populaire offerte aux chômeurs en 1932. Crédit : Agence Mondiale / Creative Commons

Propos recueillis par Julien Dezécot

Chercheuse à l'Inrae de Montpellier, Dominique Paturel travaille depuis plusieurs années sur la démocratie alimentaire. Elle fait également partie du collectif éponyme qui propose une sécurité sociale de l'alimentation. Rencontre à Montpellier.

Sur quoi repose l'idée de « démocratie alimentaire » ?
La démocratie alimentaire repose sur un pilier fondamental. La définition d'un système alimentaire, basé non pas sur les produits alimentaires, mais bien sur un système d'acteurs clés : producteurs – consommateurs –  transformateurs et distributeurs. Le système alimentaire aujourd'hui est dépendant d'un système mondialisé et spécialisé par type de production par pays à l'échelle planétaire. Le 2ème pilier est de rendre effectif le droit à l’alimentation que nous qualifions de durable, car il est l’expression d’une tension, entre l’alimentation comme marchandise et les droits humains soumis à la volonté des états quant à leur effectivité. En outre, dans un pays comme La France, pour que l’accès à l’alimentation soit garanti de façon égalitaire, il faut passer par la loi. D’où notre soutien à une inscription de ce droit dans la constitution.Le 3ème pilier s’appuie sur la justice sociale, tissant des liens entre une justice redistributive et une justice capable de prendre en compte les besoins différenciés des populations.

 

Autrement dit, vous posez la question du pouvoir d'agir et de la citoyenneté alimentaire?
Démocratiser passe en effet par des initiatives de justice alimentaire. C'est la revendication des citoyens à reprendre le pouvoir sur la façon d’accéder à l’alimentation. Pour cela, le droit à l'alimentation doit être effectif. La démocratie alimentaire émerge comme un terreau particulièrement propice à la construction d’une nouvelle citoyenneté, dans laquelle les citoyens retrouvent les moyens d’orienter l’évolution de leur système alimentaire, à travers leurs décisions et pas uniquement leurs actes d’achat. Et même dans l’aide alimentaire où les destinataires sont captifs de ces distributions pour une partie de leur alimentation, nous avons par exemple expérimenté pendant plusieurs années avec les restos du cœur de l'Hérault, un approvisionnement en fruits et légumes frais et locaux, pour remettre un peu d’égalité dans leur assiette. Cela pour à la fois soutenir les producteurs locaux et donner accès aux personnes à des produits frais.

 

Dans cette dynamique démocratique, vous proposez l'idée d'une sécurité sociale de l'alimentation, portée tant par votre collectif Démocratie alimentaire, que par des associations ?
En période de guerre, l’État garantit l'alimentation. Au même titre que la défense, je pense qu'il s'agit d'une mission régalienne. Toutefois on ne peut y répondre de manière uniquement centralisée. D'où l'idée d'une sécurité sociale de l'alimentation, possiblement à l'échelle de bassins de vie, des territoires. Avec une logique d'économie circulaire, celle-ci serait financée par une cotisation sociale de l’ensemble des acteurs du système alimentaire. Ces différents acteurs travailleraient dans le cadre d’un conventionnement avec les caisses de sécurité sociale de l’alimentation, comme pour la santé. C’est cette proposition que nous défendons avec le collectif, qui rassemble Ingénieurs sans frontières-Agrista, Réseau Salariat, Réseau Civam, la Confédération paysanne, le Miramap, des chercheurs·euses sur la démocratie alimentaire, les Amis de la Confédération paysanne et l'Ardeur.

 

Concrètement, comment cela serait-il mis en place ?
Imaginons une monnaie locale de l'alimentation : une sorte de carte vitale. Celle-ci ouvrirait un droit à se fournir en aliments de qualité, issu de productions et de transformations locales mais pas seulement. Tout cela ne serait possible que si l'on pense « Transition », avec l'octroi d'une allocation mensuelle pour l’ensemble des habitants sur le modèle des allocations familiales.  Dans un premier temps, il s’agirait d’orienter 1/3 de l’allocation vers des produits alimentaires moins transformés. Puis 2 ans plus tard, 2/3 de l’allocation vers les fruits et légumes. Cela permettrait de faire bouger considérablement l'offre alimentaire et de soutenir la production locale par ces mécanismes de redistribution, en incitant certains systèmes alimentaires plutôt que d'autres. Et en accompagnant les transformations nécessaires. Tout cela ne fonctionnerait que dans un système ouvert entre les bassins de vie, pour penser une monnaie d'échange entre territoires : tous n'ont pas assez de fruits et légumes, céréales, etc. et il faudra bien partager la ressource de manière égalitaire entre les territoires. La relocalisation et les circuits courts ne seront pas suffisants pour nourrir toute la population : il faut aussi travailler avec les PME de l’agro-industrie de façon à faire évoluer l’offre alimentaire vers des denrées de meilleure qualité nutritionnelle et garantir un accès égalitaire.

 

 

Plus d'infos

www.chaireunesco-adm.com/Pour-une-Securite-Sociale-de-l-Alimentation

www.chaireunesco-adm.com/Dominique-PATUREL-Precarite-et-democratie-alimentaires-589

https://securite-sociale-alimentation.org/

 

[ETUDE] Durabilité de l’alimentation et moindre surpoids et obésité

Créé le : 12/03/2020
Crédit pixabay. légumes

Par Denis Lairon, nutritionniste, directeur de recherche émérite à l’INSERM. Il nous livre ici de nouveaux résultats du projet BioNutriNet

Cette nouvelle étude du projet de recherche BioNutriNet a recherché la relation possible entre la durabilité de l’alimentation (selon un score calculé) et la survenue du surpoids et de l’obésité chez des adultes français. Elle montre qu’après 2,8 années de suivi,  plus le régime alimentaire est durable, moins on prend du poids et moins on devient en surpoids ou obèse. Ces résultats ont été publiés en novembre 2019 dans la célèbre revue scientifique American Journal of Clinical Nutrition1. L’étude a porté sur 15600  participants adultes de la cohorte Nutrinet-Santé, ayant rempli tous les questionnaires nécessaires à ce travail. Les participant(e)s (76% de femmes) ont été réparti(e)s en 5 groupes allant de la plus faible (Q1) à la plus forte durabilité (Q5) selon un score de durabilité de l’alimentation calculé en combinant 4 sous-scores qui regroupent au total 9 indicateurs individuels : (nutrition : énergie et qualité ; environnement : impacts de la production (surface, énergie et gaz à effet de serre) et  % aliments bio ; pratiques alimentaires (lieux d’achat hors supermarchés et plats tout-prêts) ; économie : % coût alimentation/revenus.

Résultats

Durabilité de l’alimentation : Le score de durabilité de l’alimentation (de 4 à 20) augmentait de 7,7 (Q1) à 15,0 (Q5) chez les hommes et de 8,8  (Q1)  à 16,2 (Q5) chez les femmes.

Mode de vie et alimentation : Les personnes avec l’alimentation la plus durable (Q5)  ont fait plus d’études et ont plus d’activité physique, fument moins et boivent moins de fortes quantités d’alcool. Leur alimentation apporte moins d’énergie (-27%), nettement moins de viandes rouges (-66%) et blanches (-56%), de produits laitiers (-18%) et fromages (-37%), de céréales raffinées (-24%), d’aliments riches en gras et sucre (-17%) et de sodas (-60%) mais plus de fruits et légumes (+54%), légumes secs dont soja et fruits à coque (+251%), céréales non raffinées (+293%). C’est une alimentation nettement plus végétale.

Surpoids et obésité. Au début de l’étude, les adultes qui avaient l’alimentation la plus durable étaient nettement moins en surpoids (Q5 : soit 12,7% d’entre eux), que ceux avec l’alimentation la moins durable (Q1 : soit 29,8%) : une réduction de 2,3 fois.

Après 2,8 années de suivi de ces personnes, celles qui avaient eu l’alimentation la plus durable (Q5) avaient :

  • conservé un poids stable tandis que celles du Q1 avaient grossi en moyenne de 160 g/an,
  • un risque de devenir en surpoids (Indice de masse corporelle IMC = poids/taille x taille : de 25 à 30) qui était 1,5 fois plus faible,  comparé à ceux du Q1,
  • un risque de devenir obèse (IMC supérieur à 30) qui était 4 fois plus faible, comparé à ceux du Q1.
  • Le risque de devenir en surpoids ou obèse augmente progressivement en fonction de l’augmentation de la durabilité de l’alimentation (de Q1 à Q5). 

Ces résultats ont été obtenus avec des modèles statistiques qui prennent en compte les facteurs  connus qui peuvent influencer la prise de poids (ex : âge, activité physique, tabagisme, énergie alimentaire, etc.). Parmi les 4 sous-scores, plus les sous-scores nutrition et environnement sont élevés, moins le risque de surpoids et d’obésité est important, c’est le cas aussi pour le sous-score pratiques alimentaires et l’obésité. En conclusion, cette étude française établit que des adultes ayant une alimentation plus durable (plus végétale et bio) ont une forte diminution du risque d’être en surpoids et obèse. En accord avec d’autres études, on peut donc dire : bon pour la planète et bon pour la santé, c’est possible ! Rappelons que les nouvelles recommandations alimentaires françaises de 2019 pour le PNNS-4 par Santé Publique France recommandent une alimentation plus végétale et en privilégiant les aliments bio.

1 Seconda L. et al., 2019. Association between sustainable dietary patterns and body weight, overweight and obesity risk in the Nutrinet-Santé prospective cohort. American Journal of Clinical Nutrition, 2019.

Plus d’infos : www.etude-nutrinet-sante.fr

Article présent dans les magazines: 

[ FINISTERE ] Une journée dédiée à la précarité alimentaire

Créé le : 13/12/2019
Photo : Sans transition !

Le 06 décembre dernier, environ 300 acteurs s'étaient donnés rendez-vous au siège du Conseil départemental à Quimper (29) pour les Assises de l'alimentation. L'objectif : faire un état des lieux de la situation de précarité alimentaire et évoquer les mesures à prendre en vue d'une transition positive. Un grand nombre d'associations, collectifs, professionnels et particuliers ont pu s'exprimer et exposer leurs initiatives lors de conférences, tables rondes ou encore d'ateliers. Organisée par le conseil départemental, la journée était animée par Magali Chouvion, rédactrice en chef de Sans transition !.

Précarité et démocratie alimentaire

" Aujoud'hui on ne meurt plus de faim en France, mais la précarité alimentaire est toujours présente et il est de notre devoir de lutter contre ". Tels furent les premiers mots prononcés par Nathalie Sarrabezolles, présidente du Conseil départemental du Finistère, dans son discours d'introduction. L'accès à une alimentation de qualité est un enjeu de société majeur, comme le rappelle la récente mise en application de la loi Egalim. Bien que seulement 20% du budget des ménages soit consacré à l'alimentation en 2014*, de plus en plus de français-e-s choisissent de se ré-approprier le sujet. L'essor de la bio en est la preuve.

Nathalie Sarrabezolles et Magali Chouvion, lors du lancement des Assises de l'alimentation traduite en langue des signes. Photo : Sans transition !

" Nous devons actionner les leviers ensemble pour mettre en oeuvre une transition positive ". Nathalie Sarrabezolles

Dominique Paturel, docteur en sciences de gestion et chercheuse à l'Inra ouvrit le cycle de conférences-débats. " Un des problèmes majeurs que nous avons aujourd'hui est la déconnexion totale qui existe entre ce que l'on mange et sa production. En France, le droit à l'alimentation n'est pas effectif ". Selon la chercheuse, il est effectivement primordial d'axer les travaux des chercheurs sur la question de la maîtrise du système alimentaire. Un travail qui ne pourra se faire, selon elle, qu'à l'aide d'actions collectives.

Plusieurs structures engagées ont ensuite été mises à l'honneur pour leurs initiatives, comme le GIP Gers Solidaire, le Relais Solaal, ou encore la banque alimentaire 29.

Les jeunes engagés mis à l'honneur

Toute la journée, des associations et collectifs, en majorité portés par de jeunes engagés et militants, sont allés à la rencontre des visiteurs. Sans transition ! a choisi de leur donner la parole et de partager leurs initiatives.

L'association Glanage Solidaire :

> Découvrez Glanage solidaire

Le réseau brestois Agoraé :

> Découvrez Agoraé

Cool food, l'application portée par l'association quimpéroise Al'Terre Breizh :

> Découvrez Cool Food

> Plus d'infos

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* Statistiques Insee 2015

 

[ BIO ] Mention Nature&Progrès pour la cantine scolaire de Ventalon-en-Cévennes

Créé le : 04/11/2019
Photo : Marie-Pascale Vincent

Marie-Pascale Vincent.

Avec moins de 300 habitants, la jeune commune lozérienne de Ventalon-en-Cévennes  est parvenue à obtenir la mention Nature&Progrès en 2017, pour les efforts fournis par sa cantine scolaire. Une certification encore jamais accordée à une collectivité locale, qui vient récompenser un engagement en faveur d’une agriculture biologique et solidaire.

À Ventalon-en-Cévennes, en Lozère,  la cantine de l’école communale bénéficie depuis 2017 de la mention Nature&Progrès. Une première en France. Outre le fait de s’appuyer sur un approvisionnement bio et local, cette mention met en avant une démarche globale, y compris au niveau pédagogique.

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