Société

[ALIMENTATION] « Manger du faux pour le vrai » : Foodwatch révèle les scandales de la fraude alimentaire

Créé le : 26/03/2021

© Foodwatch

Dans une nouvelle campagne lancée le 25 mars 2021, l’ONG Foodwatch alerte sur l’augmentation des fraudes alimentaires dans l’Hexagone. Poisson, miel, épices, et même produits bio… tous sont victimes de larges fraudes et non-conformités, selon l’organisation. Des fraudes allant du mensonge sur l’étiquette et la composition, à l’ajout de dangereux additifs dans des produits impropres à la consommation. Un phénomène qui continue de prendre de l’ampleur selon l’ONG, en raison principalement de la baisse des contrôles sur la sécurité sanitaire des aliments. Face à ce constat, Foodwatch appelle les citoyens à agir, en interpellant les élus via une pétition disponible sur leur site internet.

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[PATRIMOINE] Dans le Lot, les moulins entre deux eaux

Créé le : 26/03/2021
photo : C.Pelaprat)

Légende : Jean-Louis Foucalet entend faire revivre le moulin de Merlançon. (photo : C.Pelaprat)

Par Christophe Pélaprat

 

Les moulins peuvent-ils être utiles à la transition énergétique ? Pour l'association des Moulins du Quercy, valoriser leurs capacités hydroélectriques serait même le meilleur moyen de les sauver. Mais leurs ouvrages hydrauliques sont aujourd'hui remis en cause par la loi sur l'eau. Dilemme entre énergies renouvelables et préservation écologique.

« Il fallait le sauver, c'était le dernier carat », explique Jean-Louis Foucalet devant son moulin de Merlançon, sur la rivière du Célé, dans le Lot. Séduit par ce site, il l'a tiré des broussailles il y a quinze ans. Le bruit de l'eau court toujours sous la bâtisse rénovée, le bief permet encore de capter une part de la rivière, qui faisait tourner deux meules jusqu'en 1954, ainsi qu'une turbine installée dans les années 30 pour alimenter en électricité une propriété voisine.

Jean-Louis Foucalet entend bien poursuivre la restauration de ces ouvrages et profiter de l'énergie hydroélectrique potentielle qu'il entend couler quotidiennement sous son plancher, grâce à une hydrolienne - une petite turbine hydraulique - qui lui permettrait de subvenir à l’alimentation électrique de sa maison. « Un moulin peut toujours être utile, et même productif. J'ai restauré ce site dans un esprit d’autonomie, en voulant conserver le potentiel que représente ce moulin », affirme avec évidence celui qui est aussi le secrétaire de l'...

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[ LOW-TECH ] Un film pour démocratiser la démarche

Créé le : 25/03/2021

En opposition à la high-tech, la low-tech est une démarche écologique et locale, qui consiste à concevoir ou à diffuser des techniques et des savoir-faire simples, durables et accessibles à tous. Des femmes et des hommes se battent pour démocratiser cette approche.

Le film Low-Tech interroge notre rôle de citoyen dans un monde qui se heurte aux limites de la croissance. Comment concilier nos principes et nos pratiques quotidiennes concrètes ? Avec enthousiasme, le film tente de répondre à cette question et suit ces hommes et ces femmes qui ont décidé de changer de voie et qui ont fait un choix : celui de tourner le dos aux promesses techno-utopiques, qu’ils jugent condamnées, et d’imaginer des futurs désirables fondés sur des techniques écologiques.

L'équipe du film a lancé une campagne de dons dans l'objectif de donner au projet des chances supplémentaires d’atteindre son public. Des soutiens qui pourraient aider à financer les animations et enrichir le récit du documentaire "pour en faire une oeuvre plus inventive et plus ingénieuse".

Participer à la campagne de dons.

Regarder la bande-annonce du film :

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[PANDÉMIE] Santé – biodiversité : des liaisons dangereuses...

Créé le : 18/03/2021

© Edition la Découverte

Par JD

Marie-Monique Robin est lauréate du prix Albert-Londres (1995). Son dernier ouvrage La Fabrique des Pandémies sorti aux éditions La découverte, début 2021, lance un pavé dans la mare, qui nous montre les liaisons dangereuses entre santé et biodiversité, aux origines de la pandémie ! Nous l’avons interrogée et lu son ouvrage avec attention.

« Depuis les années 2000, des centaines de scientifiques tirent la sonnette d’alarme : les activités humaines, en précipitant l’effondrement de la biodiversité, ont créé les conditions d’une épidémie de pandémies », souligne Marie-Monique Robin dans cet ouvrage coup de poing sorti en ce début d’année.
Dans cet essai qui mobilise de nombreux travaux et des entretiens avec près de 70 chercheurs du monde entier, le constat est sans appel explique-t-elle : « la destruction des écosystèmes par la déforestation, l’urbanisation, l’agriculture industrielle et la globalisation économique menace directement la santé planétaire ! ». La raison ?  « Cette destruction est à l’origine des « zoonoses », transmises par des animaux aux humains : d’Ébola à la covid-19, elles font partie des « nouvelles maladies émergentes » qui se multiplient. », poursuit-elle. Les zoonoses, ce sont ces maladies provoquées par des pathogènes transmis par la faune sauvage aux humains, le plus souvent par l'intermédiaire d’animaux domestiques.  

Infectiologues, épidémiologistes, vétérinaires, parasitologues interrogés dans l’ouvrage partagent tous la même analyse : la préservation de la biodiversité est le meilleur antidote pour faire face à la prochaine pandémie qui nous guette dès demain... Car les études réalisées par ces scientifiques décrivent clairement de longue date les mécanismes qui s’enchaînent dans la destruction de la biodiversité et le bouleversement des écosystèmes -la déforestation ou la destruction de la forêt tropicale primaire- à l'origine des zoonoses en Asie et en Afrique. Les solutions évoquées dans cette enquête fleuve qui va également proposer un documentaire avec Juliette Binoche dès la rentrée : Interdire la déforestation, l’élevage intensif, la monoculture ; réparer et préserver tous azimuts la biodiversité. En somme, revoir de fond en comble notre modèle agricole qui impacte la biodiversité planétaire… Faute de quoi, anticipe l’auteure en citant les scientifiques interrogés, « nous risquons d’entrer dans une ère de confinements chroniques et de pandémies à répétition. » Glaçant !

[BICYCLETTE] A Grenoble, tout en vélo au boulot

Créé le : 18/03/2021
Crédit photo : B. Poussard

Pour traverser l'Isère en douceur et avec vue sur la Chartreuse en direction d'un rendez-vous médical, quoi de mieux qu'un petit vélo-taxi pour cette retraitée ? Crédit photo : B. Poussard

Par Bruno Poussard

Déménageurs, restaurateurs, taxis, livreurs, réparateurs, coursiers... En vélo-cargo, avec une remorque ou juste des mollets bien entraînés, tous ces métiers peuvent se conjuguer avec le verbe pédaler. Surtout en ville. Des professionnels bien équipés le pratiquent et le défendent à Grenoble. Reportage.

Le soleil n’a pas encore franchi les montagnes. Emmitouflé, Gauthier Urbain n’a plus qu’à enfiler ses gros gants avant de sortir son vélo. Les premiers rayons éclairent enfin Grenoble mais il gèle toujours en arrivant au Marché d’intérêt national. Dans les locaux de Mangez bio Isère qui relie producteurs et restaurateurs, une palette l’attend. Gauthier la charge sur sa remorque avec un chariot élévateur et repart à sa vitesse de croisière : 25 km/h. Casque sur la tête, l’Isérois de 29 ans enchaîne pistes et bandes cyclables, prévient « je passe à gauche » quand il double, déborde sur la route quand un plot le gène. Il livre deux crèches. Un lycée. Un restaurant de quartier. Un magasin de Vrac. Pas besoin de l’application de navigation Geovelo ce matin, Gauthier maîtrise. Diplômé de Sciences Po, il se reconvertit en accompagnateur en montagne tout en travaillant à vélo. Une envie de dehors, d’activité physique, d’éthique au boulot. Un temps auto-entrepreneur pour Deliveroo, il est employé par Toutenvélo Grenoble depuis un an. Sur des volumes moyens en milieu urbain, la livraison à la pédale proposée depuis 2016 par la coopérative est très compétitive. « On...

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[EDUCATION] Esprit’Critik, partager la culture du discernement

Créé le : 16/03/2021
Crédit photo : Natacha Scheidhauer

Écoles de la 2e chance ou établissements fréquentés par des enfants issus de catégories socio-professionnelles favorisées, partout on retrouve le même désarroi. Preuve que l’EMI concerne tous les publics. Crédit photo : Natacha Scheidhauer

Par Natacha Scheidhauer

Permettre au plus grand nombre de s’informer de manière éclairée et de faire un usage averti des réseaux sociaux, c’est le propos d’Esprit’Critik. Initié par le club de la presse Occitanie, ce dispositif s’adresse avant tout aux jeunes, scolaires ou stagiaires de la formation professionnelle. Reportage dans une école montpelliéraine de la 2e chance.

« Les journalistes écrivent n’importe quoi. » Qui n’a pas entendu cette phrase du temps où le café du coin était encore ouvert ? Qui ne l’a pas lue, postée en abyme sur les réseaux sociaux ? Sauf que, cette fois, c’est un journaliste qui l’assène. Journaliste, donc, Emmanuel de Solère Stintzy intervient ce matin à l’école de la deuxième chance régionale (E2CR)(1) Montpellier–Port-Marianne. Et la phrase qu’il vient de prononcer a pour effet de scinder le groupe de stagiaires en trois. « L’idée est de se positionner de part et d’autre de la rivière du doute selon que l’on est d’accord ou pas avec l’assertion », explique le journaliste. La « rivière du doute », c’est la cordelette que les intervenants ont tendue au sol en arrivant ce matin… et que plus de la moitié du groupe est en train de piétiner ? « On peut aussi se placer à cheval dessus si l’on n’a pas d’avis tranché », décrypte Emmanuel. Thomas Carnicer, le second...

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[ AUVERGNE-RHONE-ALPES ] Un salon "pour construire le monde d'après"

Créé le : 08/03/2021
copyright Tendance Bonheur

Pour sa première édition, le salon Tendance bonheur organisé au Château d'Essalois à Chambles (42), aborde 3 thématiques : le bien-être, la nature et l'environnement, les médecines douces.

La place des médecines douces en France ne cesse de progresser. Selon une étude récente de Santéclair et Harris interactive, 86% des Français en ont une bonne image. Le salon Tendance Bonheur "a pour mission d’inspirer chacun d’entre nous et raconter l’histoire de ce que peut être le monde de demain" et souhaite s'adresser à un maximum de personnes à l'aide d'un programme éclectique basé sur la santé au naturel, la nutrition, les médecines douces, les nouvelles thérapies, l’environnement ou encore la nature et le bien-être.

Seront ainsi proposés :

- des pôles et stands, des espaces qui permettent aux visiteurs de trouver la thérapie et le thérapeute qui leur correspond, la solution ou le produit qui leur conviennent, tant dans le domaine de la santé au naturel que dans le domaine environnemental en lien avec la protection de la planète,
- des conférences-experts faisant intervenir des professionnels sur des sujets en lien avec la santé au naturel, l'environnement, les énergies renouvelables, le tri, le recyclage, l'habitat bien-être, l'habitat éco-conçu et partagé,
- des ateliers-conférences permettant de mieux comprendre les soins et produits présents sur le salon.
- des ateliers pratiques et corporels, idéals pour pratiquer le yoga, la méditation, mais aussi s’initier à des méthodes de développement personnel.
- des parcours de formations : des centres de formations pour tous ceux qui souhaitent découvrir de nouvelles techniques ou se reconvertir professionnellement vers les métiers du bien-être.

Le salon est organisé du 25 au 27 juin 2021.

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[CLIMAT] Une loi climat toujours insuffisante

Créé le : 02/03/2021

© Wikimédia commons

Un collectif d’associations (Greenlobby, Déclic, Together for Earth…) a lancé fin février l’action de mobilisation citoyenne GreenVox, afin de faire évoluer le texte de loi « Climat et Résilience », actuellement en examen à l’Assemblée. Vous pouvez contribuer et alerter vos représentants politiques sur les manquements du projet de loi : mobilité, alimentation durable, création d’emplois verts, etc. Un courrier collectif sera alors envoyé à vos députés et sénateurs afin qu’ils portent votre voix lors des débats législatifs de mars. Une nouvelle forme de démocratie directe que soutient Sans transition !. Pour un projet de loi Climat à hauteur de nos ambitions, rendez-vous sur : greenvox.org.

[ INACTION CLIMATIQUE ] Appel à mobilisation à Amiens

Créé le : 26/02/2021
Manifestation contre l'inaction climatique. Photo : Pixabay

Action non-violente COP21 annonce une grande mobilisation le 23 mars à Amiens pour le procès de la génération climat.

Alors que le rapport du HCC analysant le projet de loi climat et résilience confirme ce que dénonce la société civile depuis des semaines : le projet de loi n’est pas à la hauteur de l’urgence climatique, Gaspard, jeune citoyen de 19 ans, est poursuivi pour avoir décroché le portrait présidentiel dans la mairie de la ville natale d’Emmanuel Macron. Le prochain procès pour décrochage de portrait aura lieu le 23 mars à Amiens. Action non-violente COP21 annonce un temps fort de mobilisation : “Gaspard face à Macron : le procès de la génération climat”, l’occasion d’apporter du soutien à Gaspard et de montrer qu’une grande partie de la population soutient le constat scientifique de l’urgence climatique et de l’inaction gouvernementale. 

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> Retrouvez très bientôt le dossier de la rédaction de Sans transition ! magazine consacré à la victoire citoyenne contre l'inaction climatique !

[INTERVIEW] : Laurent Gaudé : « S'entendre dire que l'on n'est pas essentiel peut être très heurtant »

Créé le : 22/02/2021
Laurent Gaudé / Crédit photo : Jean-Luc Bertini

Photo : L. Gaudé. crédit : Jean-Luc Bertini

 

Propos recueillis par Élodie Crézé

 

Romancier et dramaturge français, Laurent Gaudé a été récompensé plusieurs fois pour son œuvre (1). Son dernier livre, Paris mille vies, sorti à l'automne 2020, est l'occasion d'interroger l'auteur sur la place de la culture dans nos sociétés où les libertés sont éprouvées par la pandémie. Extrait de notre Grand entretien qui paraîtra cet été dans le magazine Sans transition !.

Votre dernier livre, Paris mille vies, est une déambulation dans un Paris nocturne, la ville où vous vivez. C'est un livre assez intime pour vous ?
C'est en effet la 1ère fois que j'invoque de manière aussi explicite des éléments autobiographiques, alors que d'ordinaire, même si je parle toujours un peu de moi dans mes livres, c'est à travers le paravent d'un univers a priori assez éloigné.

Ce Paris nocturne n'évoque-t-il pas en un sens ce Paris confiné, qui laisse la place libre aux fantômes ?
C'est un curieux hasard, j'avais commencé à l'écrire bien avant tout cela. J'avais envie que le temps du récit soit celui où cette ville est étrange et vide. La réalité est venue me rattraper en chemin. Mais dans le processus de travail, dans les lectures finales du manuscrit, peut-être que oui, cet écho singulier s'est fait plus présent.

Actuellement les cinémas, théâtres et musées sont fermés, les festivals annulés, considérés comme "non essentiels". Qu'est-ce que cela révèle de notre société, ce traitement réservé à la culture ?
Les problématiques sont différentes selon les pratiques culturelles. En tout cas je fais la distinction entre les lieux qui accueillent un large public comme les musées, les théâtres, etc, et les lieux de commerce comme les librairies. Je me suis fendu d'un texte de colère2 au moment de leur fermeture car je ne voyais pas, d'un point de vue sanitaire ou autre, la différence qu'il pouvait y avoir avec un caviste ou un supermarché ! Et le discours était humiliant, avec ce mot, "non essentiel". S'entendre dire cela, quand on a décidé de consacrer nos vies à la littérature, à la culture, c'est très heurtant. J'ai toujours travaillé avec l'idée que l'une des missions de la culture est d'être justement aussi essentielle pour tous que l'eau ou l'électricité, pour reprendre les mots d'Antoine Vitez, ou d'autres. [...]

1.Prix Goncourt des lycéens et prix des Libraires pour la Mort du Roi Tsongor(en 2002 et 2003), prix Goncourt pour Le soleil des Scorta (2004).

2.Librairies :ne perdons pas l'essentiel, Laurent Gaudé, tribune parue dans Libération, novembre 2020.

À lire : Paris, milles vies, Laurent Gaudé, Actes Sud, 2020.

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