Économie

[ INITIATIVE ] La coopérative Railcoop prépare la réouverture de la ligne Bordeaux-Lyon

Créé le : 11/06/2020
Photo : Pixabay

Par Railcoop 

Railcoop, première société coopérative d'intérêt collectif de France dédiée au ferroviaire, vient de déclarer à l’Autorité de Régulation des Transports son projet de faire de nouveau rouler des trains de voyageurs sur la ligne Bordeaux-Lyon. Cette notification constitue la première étape vers la mise en place du service prévue pour l’été 2022. Un reportage à lire dans Sans transition ! °24

" Alors que le monde des transports est en pleine mutation avec l’ouverture à la concurrence totale du transport ferroviaire de voyageurs à compter de décembre 2020 et avec l’interdiction programmée des vols intérieurs bénéficiant d’une alternative ferroviaire, la réouverture de la liaison ferroviaire transversale Bordeaux - Lyon qui traverse le Limousin et l’Auvergne constitue un premier pas vers le développement de nouvelles offres ferroviaires adaptées aux territoires.

Depuis la suppression du service en 2014, il n’existe plus de liaison directe ferroviaire entre Lyon (deuxième plus grande métropole de France) et Bordeaux (cinquième métropole). “Le marché Province-Province en train classique reste largement inexploité en France. Pourtant, il y a une forte demande”, rappelle Dominique Guerrée, le Président de Railcoop. 

Avec un temps de parcours prévu de 6h47, le service sera plus lent que la connexion via Paris. Mais, pour Quentin Neurohr, sociétaire de Railcoop et dirigeant de COPOMO, un cabinet de conseil en mobilités, “il y a une vraie demande pour des services ferroviaires directs, confortables, sûrs, à un prix abordable et pour lesquels l’enjeu de vitesse est secondaire”. Avant de se lancer sur cette ligne, Railcoop a d’ailleurs fait valider le potentiel de marché par Systra, le leader de l’ingénierie et du conseil dans le monde ferroviaire.

Cette ligne, qui desservira Bordeaux, Libourne, Périgueux, Limoges, Saint-Sulpice-Laurière, Guéret, Montluçon, Gannat, Saint-Germain-des-Fossés, Roanne et Lyon, constitue un premier test pour Railcoop. S’il s’avérait concluant, Railcoop ouvrira d’autres liaisons en train classique avec comme objectif de mieux connecter les territoires aux services ferroviaires."

Un reportage à lire dans Sans transition ! °24

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[INTERVIEW] « Relocaliser des filières et une partie de l’alimentation à Belle-Île »

Créé le : 23/05/2020

Crédit Photo : Caroline Trouillet. 

Propos recueillis par Élodie Crézé

Victor Giguet-Chevalier est chargé de mission agriculture-alimentation pour le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) Belle-Ile-en-mer. Celui-ci met en œuvre, depuis 2018, le Projet alimentaire territorial ( PAT)* de l’île, territoire insulaire du Morbihan, en vue d’en refonder toute la stratégie alimentaire et de relocaliser les filières.

Quel est le profil de Belle-Île, et l’objet du Pat dans ce contexte ?
Belle-Île s’inscrit dans un système de production agricole global conventionnel, avec le recours à des structures industrielles dimensionnées à l’échelle régionale comme la laiterie Lactalis de Pontivy ou l'abattoir Bigard de Quimperlé. L’idée du Pat est de restructurer, à l’échelle de ce territoire insulaire, l’articulation entre production et consommation, et d'en limiter la distanciation. Il y a forcément des intermédiaires, par exemple pour la transformation de la viande. L’idée n’est pas non plus de nier l'utilité de l’industrie agroalimentaire, mais plutôt de relocaliser ces outils industriels pour reprendre la main sur le devenir des filières et une partie de l’alimentation. Si nous recevons des enseignements du continent et d’autres territoires insulaires, la démarche atteint ici un stade de maturité élevé. Belle-Île est, de ce fait, un territoire pilote.

Quels exemples concrets de relocalisation de l’alimentation à Belle-Île pouvez-vous donner ?
Depuis une dizaine d’années, un abattoir local fonctionne sur l’île. Il y a aussi un camion de lait qui assure la collecte, financé, comme l’abattoir, par l’intercommunalité. Des producteurs se sont regroupés pour lancer un point de vente collectif, « Au coin des producteurs », qui permet d’écouler la production locale ; une fromagerie s’est montée et le projet d’une laiterie coopérative semi-industrielle est en voie d’aboutissement.

Comment le Pat intègre-t-il les enjeux de l’insularité ?
Le fait d’être un territoire insulaire constitue un élément pédagogique puissant : on remarque davantage l’aberration à faire faire des allers-retours à un produit entre l’île et le continent, notamment à des animaux destinés à la viande. D’autant plus que le coût du transport est plus important sur une île. En revanche, l’insularité présente un caractère particulier quand il s’agit de structurer une démarche collective : les agriculteurs sont davantage choisis par le territoire qu'ils ne se choisissent entre eux comme cela peut être le cas ailleurs, même si la solidarité insulaire est bien réelle.


*Projets Alimentaires Territoriaux (PAT), prévus dans la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 (Art 39), au sein de territoires urbains comme ruraux. Ils ont vocation à répondre aux enjeux tels que la souveraineté alimentaire des territoires, ou encore la construction commune d’un système alimentaire durable et responsable.

Article présent dans les magazines: 

[ ESS ] Le réseau des entreprises coopératives en AURA solidaire et résilient face à la crise

Créé le : 14/05/2020

Alors que la crise sanitaire impacte fortement l'activité économique des entreprises coopératives d'Auvergne-Rhône-Alpes, les valeurs qui fondent le réseau des Scop et des Scic (solidarité, pérennité, force du collectif...) résonnent avec encore davantage de force et de sens aujourd'hui. Plusieurs solutions inédites ont été rapidement mises en place et détaillées un communiqué de presse publié par le réseau.

Le PPES, un financement simple et rapide pour soutenir la trésorerie des coopératives

En réponse immédiate à la crise, le Mouvement coopératif, via sa holding financière Socoden, a mis en place un Prêt participatif d'entraide et solidaire (PPES). Ce financement simple et rapide a pour but de soutenir la trésorerie des coopératives le temps de la mise en place des reports de charges fiscales, sociales et bancaires, du chômage partiel et du prêt garanti par l'Etat. Déjà 2 millions d'euros ont été débloqués depuis le 13 mars, permettant à près de 90 entreprises de bénéficier d'un prêt moyen de 23 000 euros, accordé sous 48h et versé sous 7 jours.

Au fil des ans, la holding Socoden est devenue un véritable outil de solidarité, alimenté par les cotisations des Scop et des Scic du Mouvement. Aujourd'hui, après 50 ans d'existence, plus de 3 000 entreprises ont été financées, sous forme de prêts participatifs simples ou bonifiés. Un panel d'outils complémentaires nationaux et régionaux vient compléter ces aides, pour financer du haut de bilan notamment.
 

Un accompagnement renforcé avec une équipe sur le pont


En complément de ces mesures financières, l'Union régionale a renforcé ses équipes dédiées au suivi des coopératives, en augmentant ses effectifs de 42 %. Ainsi, 95 % des adhérents ont pu être contactés dès les quinze premiers jours du confinement. Des outils innovants ont été mis à la disposition des dirigeant·e·s, pour rompre leur isolement et leur apporter des solutions concrètes et rapides [...]

> Lire le communiqué de presse en intégralité.

[ BLOOM ] "Osons sauvegarder la petite pêche côtière !"

Créé le : 04/05/2020

390 petits pêcheurs côtiers, chefs, mareyeurs, scientifiques, élus locaux et nationaux, euro-députés, figures publiques et associations demandent au gouvernement français de sauvegarder la petite pêche française. Un appel signé et relayé par l'association Bloom.

La petite pêche côtière est en souffrance et son avenir est plus que jamais en danger en cette période de crise du COVID-19.

La tentation est grande d’attribuer ces problèmes aux conditions exceptionnelles que nous traversons. Mais la crise mondiale actuelle ne fait que mettre en lumière et amplifier des problèmes structurels déjà existants. En effet, depuis plus de 50 ans des politiques publiques défaillantes ont permis l’essor d’une pêche industrielle qui saccage notre bien commun, l’océan, à un rythme sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Cet essor s’est fait au détriment d’une petite pêche côtière, la seule capable d’assurer la protection de l’océan en raison de son ancrage dans les territoires, sa connaissance des écosystèmes marins locaux et ses méthodes de pêche douces. 

Or l’océan est le poumon oublié de la planète : il produit 50% de l’oxygène que nous respirons, soit une respiration sur deux, et absorbe une grande partie du CO2 que nous rejetons. Il est essentiel à la lutte contre le changement climatique. Si la petite pêche côtière s’effondre, c’est donc notre avenir qui s’effondre avec elle.

Ce risque d’effondrement de la petite pêche côtière est de fait révélateur de notre impréparation face aux mutations écologique et sociale : la crise actuelle nous rappelle de manière brutale l’impérieuse nécessité de redéfinir et défendre les activités essentielles à notre avenir – les activités respectueuses et protectrices du bien commun, telle que la petite pêche côtière. Or pour cela nous devons oser, sans équivoque.

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[ ÉCONOMIE ] Iés, la coopérative de financement solidaire soutient les entreprises

Créé le : 14/04/2020
 mohamed Hassan / Pixabay

En réponse à la crise liée au Covid-19, IéS, la coopérative régionale de financement solidaire, a décidé le 17 mars 2020 de suspendre l’ensemble des remboursements des encours financiers pour 3 mois (mars-avril-mai et intérêts compris) sur demande des entreprises, avec report en fin d’échéancier.

Cette mesure est une action de court-terme qui pourra être adaptée en fonction de l’évolution de la crise et de la situation de chaque entreprise.

Par ailleurs, IéS maintient l’ensemble de ces activités et missions d’accompagnement par :

  • un lien rapproché avec les entreprises en portefeuille et un recensement de leurs besoins et des premières conséquences de la crise.

  • un recueil des mesures mises en place par le gouvernement, les acteurs publics et les différents partenaires pour orienter au mieux les entreprises

  • une étude accélérée de demandes de financements exceptionnelles le cas échéant.

  • une poursuite de l’étude des demandes en cours de financement et le maintien des calendriers des comités d’engagement.

  • le partage régulier d’information sur les réseaux sociaux et la promotion des entreprises financées.

" Nous pensons que les conséquences économiques de cette crise déjà visibles seront réellement connues dans quelques semaines et quelques mois et avons donc décidé à ce stade de mesures à court terme qui seront certainement amenées à évoluer dans le temps. 

Comprendre le besoin des entreprises que nous suivons et l'impact de la crise sur l'économie en général et plus particulièrement l'ESS sera essentiel pour adapter le cas échéant nos offres et nos missions tout en ne déstabilisant pas nos capacités d'interventions et nos propres modèles économiques...". 

L'entreprise s'engage également à rester disponible pour les professionnels et joignable sur les réseaux sociaux.

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[ PÉTITION ] Pour un revenu universel d'urgence en Europe

Créé le : 10/04/2020
Photo : Maria Domnina / Pixabay

Des associations et organisations appellent l'Union européenne, et l'Eurogroupe en particulier, à créer un instrument financier dirigé par l'UE pour soutenir tous les États membres de l'UE dans l'introduction rapide d'un revenu de base inconditionnel en tant que mesure d'urgence pour apporter une aide rapide et non bureaucratique à tous ceux dont la sécurité économique est menacée par la crise du coronavirus en Europe.

[ BRETAGNE ] La Région lance une plate forme pour rapprocher producteurs et consommateurs

Créé le : 06/04/2020

Dans le contexte actuel, la Région Bretagne a souhaité accompagner producteurs et consommateurs dans leur quotidien.

La plate-forme d’échanges www.produits-locaux.bzh lancée ce lundi 6 avril, va permettre la mise en relation des uns et des autres sur l’ensemble du territoire, répondant ainsi aux attentes des agriculteurs, professionnels de la mer et artisans de bouche dont l’activité est mise à mal par le confinement, tout en proposant aux Breton.ne.s, en quête de produits frais et locaux, des solutions de proximité.

Pour le Président Loïg Chesnais-Girard : « l’enjeu du bien-manger pour tous est plus que jamais d’actualité, de même que celui des solidarités locales entre Bretonnes et Bretons, autour de l’alimentation ». 

Avis aux producteurs de la terre et de la mer : ils sont invités, à compter de ce lundi, à s’inscrire en ligne sur www.produits-locaux.bzh, la plateforme publique et solidaire mise à leur disposition. Quelques minutes leur suffiront pour s’identifier et décrire les produits qu’ils peuvent mettre en vente via internet : fruits et légumes, boissons, pains et pâtisseries, produits de la mer et d’eau douce, viandes, produits laitiers, miel…

La plate-forme sera accessible aux consommateurs et aux petits commerces alimentaires de proximité le jeudi 9 avril. Afin que chacun identifie et localise les producteurs les plus proches de son domicile, une carte de Bretagne recense l’ensemble des participants. Les informations en ligne permettront d’en savoir plus sur les produits de saison disponibles ainsi que sur les lieux, jours, heures et modes de livraison : à domicile ou dans un commerce alimentaire de proximité, drive ou retrait à la ferme, dans le respect des règles sanitaires et des déclarations des captures dans le cas des produits de la pêche. 

Cette initiative est pilotée par la Région Bretagne, en relation étroite avec ses partenaires habituels des filières de production (Chambres d’agriculture, Chambre régionale des métiers et de l’artisanat, CCI régionale, Breizhmer, Produit en Bretagne, Agriculteurs de Bretagne, FRAB –agriculture biologique-, réseau CIVAM...) qui incitent actuellement leurs adhérents à rejoindre la plateforme d’échanges.

À noter que ce nouvel outil solidaire ne se substitue pas aux plateformes géolocalisées déjà existantes ou en cours de construction, portées par les professionnels des filières ou les réseaux constitués, ni aux sites de vente en ligne (www.produits-locaux.com n’intègre pas de transactions financières). Le site web nouvellement créé constitue une offre complémentaire de mise en relation et d’offre de services qui, à terme, pourra établir des ponts avec d’autres plateformes locales ou sectorielles déjà en place.

 

[ COVID19 & AGRICULTURE ] " Distribuer des produits frais en vente directe est encore possible "

Créé le : 26/03/2020

Faisant suite à une ordonnance du Conseil d'Etat du 22 mars, le Premier Ministre a annoncé lundi soir une restriction forte sur la possibilité de tenir des marchés de plein air pour des raisons sanitaires. La FNAB et la Confédération paysanne s'associent pour diffuser au maximum les alternatives fiables sur le plan sanitaire aux marchés de plein air et en font part dans un communiqué de presse commun.

Comment pouvons-nous maintenir, malgré une distanciation sociale demandée, le lien direct entre producteur et consommateur ? C'est la question que posent dans leur communiqué la FNAB et la Confédération paysanne. Ces modes de vente sont très présents en agriculture biologique et en agriculture paysanne, et sont au cœur d'un autre système agricole, celui dont on aura aussi besoin demain pour réinventer notre économie.
 
 Distribuer des produits frais en vente directe, est encore possible, selon les deux organisations.
 
« Cette crise nous ébranle et nous rappelle que la diversité est la clé, à la fois diversité dans les productions mais aussi dans les méthodes de commercialisation » explique Jean-Paul Gabillard, secrétaire national légumes à la FNAB.
 
Sur le web, des plateformes dédiées aux circuit court se sont créées ces dernières années pour faciliter les achats en direct à la ferme. « Nous allons mettre à disposition de tous les paysans et paysannes, sur nos sites web, la liste des outils que nous avons recensée sur lesquels ils peuvent organiser leurs ventes en ligne ainsi que le pré-paiement » explique Guillaume Riou, président de la FNAB.
 
De leurs côtés, les collectivités locales disposent de moyens logistiques comme les transports scolaires, ou des bâtiments publics vides qu'ils pourraient mettre à disposition de groupes de paysan-ne-s pour faciliter la livraison sur des points fixes ou carrément à domicile. Des mairies agissent déjà[1] « Nous appelons les acteurs publics de proximité à prendre le relai, qu'ils contribuent à maintenir ce lien social essentiel entre le monde agricole et leurs populations, ils ont des outils et un savoir-faire sur la logistique notamment qui doit pouvoir être mobilisé » conclut Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne.
 
La FNAB et la Confédération paysanne rappellent que des solutions existent pour les paysan-ne-s, consommateur-rice-s, ou acteur public de proximité :

  • Lien vers la liste de plateformes pour vendre et acheter en ligne (sans logistique de livraison) – outil non exhaustif et mis à jour régulièrement
  • Lien vers les initiatives locales et lien vers la newsletter Territoires Bio – mise à jour régulière

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[SUPERMARCHÉ COOPERATIF]: À la Chouette Coop, je distribue, tu distribues, ils distribuent

Créé le : 23/03/2020
Crédit : Natacha Scheidhauer

 Crédit photo : Natacha Scheidhauer

Par Natacha Scheidhauer

Popularisés dans la foulée de la crise économique de 2008, les supermarchés coopératifs fleurissent en France. Dans ces commerces, les clients gèrent leur magasin pour choisir leurs approvisionnements et trancher eux-mêmes la question des marges commerciales. Un choix engageant, comme à Toulouse, où la Chouette Coop ouvre ses portes.

Plus que quelques semaines et Toulouse aura son premier supermarché coopératif et participatif. Une montée en puissance pour une alternative à la grande distribution, portée par l’association Les Amis de La Chouette Coop.

La barre des 350 est passée ! Au nombre de 333 Chouettos au début de la réunion d’accueil organisée ce dimanche matin (fin février, ndlr), les coopérateurs du supermarché La Chouette Coop comptent maintenant près d’une vingtaine de nouveaux membres. « On atteint régulièrement 65% d’inscription à l’issue de chaque réunion de présentation », explique Jérôme, l’animateur de la séance. Sans compter ceux qui reviennent s’inscrire à la séance suivante parce qu’ils ont pris le temps de réfléchir, ou le plus souvent parce qu’ils avaient oublié de se munir de leur carte d’identité ou de leur chéquier. » Il faut dire que la plupart des aspirants Chouettos arrivent déjà convaincus, comme Antoine, jeune informaticien de 34 ans : « Je m’étais déjà pas mal renseigné avant de venir, et comme je suis déjà investi dans la conso locale et solidaire, j’ai pu retrouver des valeurs communes. » Mais...

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