Débat

Politiques et participation citoyenne : dépasser les déclarations d’intention

Créé le : 05/10/2016
Une journée sur le thème de la participation citoyenne était organisée à Sciences Po Rennes, le 1er octobre dernier. Crédits : FS

Une journée sur le thème de la participation citoyenne était organisée à Sciences Po Rennes, le 1er octobre dernier. Une occasion de soulever les difficultés dans la mise en place d'une démocratie participative.

Pour aller plus loin, retrouvez notre dossier sur les nouvelles formes d'engagement démocratique et citoyens dans le n°1 de Sans Transition !

La participation des citoyens au développement du territoire ? Une idée qui fait l'unanimité chez les élus et acteurs publics présents autour de la table ronde organisée à l'IEP de Rennes en ce samedi 1er octobre par la région Bretagne. Mais de la simple concertation à la co-construction, la mise en œuvre de la participation fait face à de nombreux freins. Premier obstacle : les élus eux-mêmes. «La participation des citoyens met à mal le schéma pyramidal auquel sont habitués certains élus » observe elles-même Geneviève Letourneux, conseillère municipale de Rennes et vice-présidente en charge de la politique de la ville. « Cela nécessite un renoncement à une forme de toute puissance qui peut être difficile pour certains d'entre eux ».

Mobiliser les populations

Une deuxième difficulté est de faire venir les habitants aux réunions de concertation. Car paradoxalement la participation reste de nature descendante. «  Le pouvoir public propose des dispositifs à une population qui ne les attend pas toujours » analyse Sébastien Ségas, chercheur en science politique. Vice-présidente du Conseil régional de Bretagne chargée de l'aménagement du territoire, Laurence Fortin en est témoin : « Lorsque nous organisons une réunion de participation à Brest nous avons 50 personnes... comment arrive t-on à faire venir les gens ? » Lors du débat qui suit la table ronde cette problématique revient en boucle. Confiscation de la représentation par des représentants associatifs ou sur- représentation des personnes diplômées et des retraités paraissent éloigner une partie des citoyens. Quelques pistes émergent du débat, comme de former les élus et les citoyens à cette nouvelle forme de gouvernance ou de sensibiliser les jeunes. Le tirage au sort et l’indemnisation des participants aux réunions est aussi évoqué. Mais comme l'observe Anne Patault, vice-présidente à l’innovation sociale de la région Bretagne : «Des innovations viennent de la société civile, à nous de les accompagner ». Tout simplement.


Trois questions à Laurence Fortin, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne chargée de l'aménagement du territoire.

Un projet breton qui est pour vous emblématique de la démocratie participative ?

Les conseils de développement, dont la région a soutenu la création dans chacun des 21 pays bretons. Ces conseils sont des assemblées constituées de membres de syndicats, d'associations, et de citoyens. Chaque pays doit définir ses orientations, et ceci doit se faire avec le conseil de développement. Au départ, pour les élus, devoir travailler en relation avec ce conseil a soulevé au début de vraies interrogations.

Que pensez-vous de la table ronde sur la participation, à laquelle vous avez participé, à Science Po Rennes, le 1er octobre ?

Ce genre de réunion permet un état des lieux. Bien sûr des tables rondes ne suffisent pas, il va aussi falloir se saisir de nouveaux outils, et les mettre en application. Mais cela ouvre un champ de réflexion. Une rencontre comme aujourd'hui permet d'avoir un regard croisé entre les différents acteurs et partenaires, pour trouver de nouveaux outils.

Que pensez-vous du fait qu'aujourd'hui, de nombreuses initiatives d'intérêt général émanent de la société civile ?

Il y a beaucoup de choses qui se font dans la société civile, il faut s'en inspirer. C'est aussi notre rôle, à nous politique, de mettre en valeur ce qui émerge. La collectivité doit entendre ses initiatives et les accompagner. Peut-être même en faire des modèles pour les dupliquer. Nous avons ce souci de travailler avec les bretons et bretonnes et de développer l’économie sociale et solidaire.

Albi accueille Riccardo Petrella

Créé le : 24/09/2016
Riccardo Petrella par Lorenzo Gaudenzi

Par l'Association Jaurès Espace Tarn

Riccardo Petrella donne une conférence-débat intitullée, Humanité, où vas-tu ?, le 27 septembre au campus d’Albi (81). L'économiste et politologue Italien abordera des thèmes qui lui sont chers, tels que les inégalités sociales et les dévastations écologiques. 

L’Association Jaurès Espace Tarn (AJET) tient à une conférence débat le mardi 27 septembre 2016 à 20h30 sur le campus d’Albi, sur Humanité, où vas-tu ? avec Riccardo Petrella. 

Croire que, dans le cadre du système actuel, la justice, l’égalité, la liberté et la paix puissent garantir le devenir du monde, relève de l’irréalisme. L’humanité a besoin d’une révolution, de changements visant les causes structurelles à la racine de la militarisation du monde, des inégalités sociales qui s’amplifient, des dévastations écologiques, d’une économie en perdition dominée par la finance, du sens de la vie pulvérisé sur l’autel de la survie des plus puissants et des plus riches.

Déclarer illégale la pauvreté

Pour Riccardo Petrella cette révolution ne peut être menée ni « au nom de Dieu », ni « au nom de la Nation » et encore moins « au nom de l’argent », par lesquels nos sociétés se trouvent enfermées aujourd’hui dans une grande impasse mondiale. L’humanité doit prendre la responsabilité du devenir de l’ensemble des êtres humains et de leurs relations avec les autres espèces vivantes suivant une vision intégrale de la vie. Il faut créer « l’audace mondiale » qui doit « déclarer illégale la pauvreté », « désarmer le guerre », « mettre hors-la-loi le finance spéculative et prédatrice. 

 


Riccardo Petrella est un économiste, politologue et altermondialiste italien, né en 1941. Il a ainsi étudié les sciences politiques et sociales à Florence, avant de débuter sa carrière en 1965 en tant qu’assistant du Secrétaire Général du Comité pour le Développement des Sciences Sociales. Professeur à travers le monde, il a également fondé le Comité International pour le Contrat Mondial de l'Eau, en 1997. Il a, entre autres, publié Le Bien commun, éloge de la solidarité en 1996, Le Manifeste de l'eau en 1998, Désir d'humanité : Le droit de rêver en 2004 et Pour une nouvelle narration du monde en 2007. 


Plus d'infos :

www.univ-jfc.fr

www.riccardopetrella.org

www.ajet.fr

 

Pollution lumineuse : un café pour en discuter

Créé le : 13/09/2016
Crédits photos: Pixabay CC0 Public Domain Samueles

Le 13 septembre, l’Agence Locale de l’Energie de Montpellier (34) organise dans ses locaux un Café Climat gratuit autour de la pollution lumineuse nocturne. 

D’après l’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes, en saison estivale, près de 150 insectes meurent par nuit sur chaque lampe. Par ailleurs, l’éclairage nocturne consomme près de 12% de l’électricité française, d’après l’Agence Locale de l’Energie de Montpellier qui organise ainsi son 42ème Café Climat sur ce problème de la pollution lumineuse nocturne. Cet rencontre prendra place dans leurs locaux le mardi 13 septembre 2016 de 18h à 20h. Guy Herbreteau, correspondant de l’ANPCEN, ou de Samuel Puygrenier, de l’ADEME Occitanie, feront partie des nombreux intervenants de la soirée. Ils traiteront ainsi des problèmes que cette pollution entraîne sur la biodiversité, sur la consommation lumineuse mais aussi sur la santé humaine. 

 

 


Mardi 13 septembre 2016 de 18h30 à 20h

A l’Agence Locale de l’Energie

2, place Paul Bec – 34000 Montpellier

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Pour plus d’informations : contact@ale-montpellier.org.


Plus d'infos:

www.anpcen.fr

www.anpcen.fr/docs/20130810134255_diqrsp_doc89.pdf

www.ale-montpellier.org

www.midi-pyrenees.ademe.fr

 

Journées d’été et rentrée politique pour Europe Ecologie les Verts

Créé le : 30/08/2016
De gauche à droite : Michel Forget, secrétaire régional de Bretagne, David Cormand, secrétaire national d’EELV, Marine Tondelier, membre du bureau exécutif déléguée aux Journées d’été. Crédits photos: Stéphanie - Sans Transition

Les 30e journées d’été d’Europe Ecologie Les Verts se sont déroulées du 25 au 27 août dernier, à Lorient, sur fond de primaires. Le maître mot de ces Journées d’été : réinventer le parti !

Europe Ecologie les Verts a fait sa rentrée politique à la faveur de ses 30e Journées d’été, qui se sont déroulées du jeudi 25 août au samedi 27 août, à Lorient (Morbihan). Au programme de cette édition : six conférences plénières et 70 ateliers pour ressouder les liens après les tensions des douze derniers mois marqués par les dissensions et de multiples départs, et pour préparer le marathon électoral de 2017 (présidentielle, législatives, sénatoriales). Avec un maitre-mot : réinventer le parti !

« Nous ne voulons plus être seulement des lanceurs d’alerte. Nous n’avons jamais eu autant besoin d’écologie qu’aujourd’hui et l’appétence des citoyens est bien réelle. Notre responsabilité est de devenir majoritaire dans les propositions et les solutions », a expliqué David Cormand, le nouveau secrétaire national d’un parti qui refuse de se résigner au remake du match de 2012 (PS, LR, FN).

C’est plus particulièrement sur fond de primaire que se sont tenues ces 30e Journées d’été. Huit candidats sont déjà déclarés, dont quatre « cadres » : Karima Delli, Cécile Duflot, Michèle Rivasi et Yannick Jadot. Cécile Duflot et Yannick Jadot ayant déjà obtenu les parrainages nécessaires. « Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 août, pour un vote qui se déroulera fin octobre, début novembre », a précisé Julien Bayou, porte-parole d'EELV.

Agriculture, droits humains et accueil des migrants, Loi Travail, croissance, terrorisme, Brexit… les différents échanges et débats de ces Journées d’été sont amenés à booster, dans un esprit participatif, le projet qui sera défendu par EELV dans les mois à venir.

Réinventer le parti, c’est aussi « outiller les militants pour qu’ils puissent coécrire le programme présidentiel », a indiqué Marine Tondelier, membre du bureau exécutif déléguée aux Journées d’été, en annonçant le lancement d’une plateforme participative. Toutes les propositions évoquées lors de ces trois jours y seront mises en ligne. Cette plateforme sera également ouverte à tous les réseaux, collectifs, associations, partenaires…

 

Plus d’infos :

www1.eelv.fr

www.jde.eelv.fr

Stéphanie Biju

Nouveau scandale dans les abattoirs

Créé le : 29/06/2016

Le 29 juin 2016, L214 a révélé pour la quatrième fois en huit mois des vidéos accablantes quant aux pratiques dans deux abattoirs français, à Pézenas (dpt) et au Mercantour. Maltraitance, violations des réglementations et absence de contrôle vétérinaire apparaissent sur ces vidéos tournées entre novembre 2015 et mars 2016. Les images montrent des animaux en grande souffrance, ce qui pose de nouveau la question de la valeur éthique d'un tel système d'abattage. C'est pourquoi nous avons fait le choix d'y consacrer une enquête dans notre premier numéro qui sortira en fin de semaine prochaine.

Pour revenir sur ces images, nous laissons la paroles à L214 :

« À l’abattoir de Pézenas, les chevaux sont parfois tirés au treuil jusque dans le box d’abattage. Les dispositifs d’étourdissement étant inadaptés ou défaillants, les cochons reçoivent des chocs électriques avant d’être vraiment insensibilisés. L’abattage rituel des bovins et des moutons donnent lieu à des images cauchemardesques ; la plupart des moutons sont suspendus encore conscients en cours de saignée ; un mouton reçoit un coup de couteau dans l’oeil avant d’être égorgé ; les bovins sont saignés sans étourdissement, par cisaillement, et le sacrificateur revient découper dans la gorge des animaux conscients.

À l’abattoir du Mercantour, les conditions d’abattages des bovins sont moyenâgeuses : la mentonnière du tonneau d’abattage est tenue par une ficelle, les employés doivent immobiliser la tête des veaux à l’aide d’une corde au moment de leur saignée. Pour l’abattage rituel, là aussi, de nombreux moutons sont suspendus conscients en cours de saignée.

Le 17 mai dernier, le député de l’Hérault, Elie Aboud (LR), s’était rendu à l’abattoir de Pézenas dans le cadre de la Commission d’enquête parlementaire, lancée en avril dernier. Il n’avait alors relevé “aucun dysfonctionnement” dans l’abattoir. Le député n’avait pas souhaité voir l’abattage sans étourdissement des moutons. Avait-il vu l’utilisation du treuil pour les chevaux ? Les dispositifs d’étourdissement pour les cochons ? Les pratiques d’abattage rituel des bovins ?

Quant aux images de l’abattoir du Mercantour où les défauts de structure sont patents, elles ont été tournées après les audits mandatés par Stéphane Le Foll en avril 2016. Elles démontrent une nouvelle fois la défaillance des services de l’État dans le contrôle du respect des règles de protection animale.

L214 porte plainte pour maltraitance et actes de cruauté contre les deux établissements.

Afin de faire valoir le droit de chaque citoyen à l’objection de conscience, l’association lance une pétition pour la présence d’une alternative au minimum végétarienne, au mieux vegan dans les restaurants scolaires et les collectivités. »

 

Plus d'infos

Voir la vidéo

Voir les photos (extraites des vidéos)


 

Ronan Dantec : "Pour NDDL, il y a un compromis à trouver"

Créé le : 27/06/2016
La ZAD de NDDL - Crédit Photo : Magali Chouvion

Le 26 juin, la consultation sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes s'est close sur une victoire du « oui » à 55,17 % avec 51,08 % de participation. Une consultation nationale en ligne avait elle récolté 98% de « non » sur près de 90 000 votants, et un récent sondage Opinion Way pour France Nature Environnement déclarait 60% de français défavorables au nouvel aéroport. Ronan Dantec, sénateur écologiste de la Loire-Atlantique, nous a donné son interprétation des résultats du vote du weekend dernier.

 

 

Le oui au nouvel aéroport l'emporte sans ambiguïté, mais les communes les plus concernées ont voté non au projet d'aéroport... Qu'est-ce que cela révèle, selon vous ?

 

On constate, et ce malgré le oui significatif, que les deux communes les plus concernées par le projet, c'est-à-dire celle de l'actuel aéroport Nantes Atlantique et le territoire de Notre-Dame-Des-Landes ne sont pas favorable au nouvel aéroport. Cette consultation révèle donc la photographie étonnante d'un projet qui n'est pas désiré par les plus impactés. Ce qui fait basculer le oui, c'est un vote politique des territoires de droite et notamment des territoires en souffrance du nord du département qui voient dans le projet une aubaine économique. Les résultats doivent donc être observés avec attention, on ne peut pas parler d'un oui massif et homogène, ce n'est pas le cas. Nous avons affaire à une consultation biaisée, à la fois de part le choix du périmètre mais aussi le manque d'informations : le coût réel du réaménagement de l'aéroport de Nantes Atlantiques n'étant pas connu. La consultation de ce week-end n'est pas à prendre comme autre chose qu'une simple consultation : elle ne règle pas le problème et ne démobilise pas les opposants.

 

Et maintenant, que va-t-il se passer concrètement quant au projet de Notre-Dame-Des-Landes ?

 

Il faut maintenant respecter les recours juridiques. Il n'y a toujours pas eu de réponse quant au contentieux européen ni quant à la loi sur l'eau. Il reste de même la question du projet en lui-même : il a été demandé un projet plus réduit, cette option est à explorer pour trouver un compromis environnemental. Pour cela, il faudra examiner le rapport qui a été remis à Ségolène Royal.

 

 

Vous dites que le résultat ne démobilise pas les opposants, que reste-t-il alors comme moyens d'action après la consultation ?

 

Il reste l'action politique, il s'agit de ramener ce projet sur le terrain politique. C'est la mobilisation à droite qui a permis le succès. On voit que le débat divise profondément la gauche. C'est désormais dans les urnes qu'il reste à s'exprimer, puisque c'est le terrain central de la démocratie. Je ne remets pas en cause le résultat, plus de la moitié de la population s'est déplacé. Cela montre tout de même que le projet reste très clivant. Il y a une solution à trouver pour arriver à un compromis et c'est notre responsabilité à tous.

Amaëlle OLIVIER

Plus d'infos :

Pour le Projet d'aéroport : www.desailespourlouest.fr/

Collectif d'élus Doutant de la pertinence de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

nddl-debatpublic.fr/

Rémy Pech : « Occitanie mérite de s’inscrire sur la carte »

Créé le : 27/06/2016
© Rémy Pech

Le 24 juin, les conseillers de la région ont voté en Assemblée plénière le nouveau nom de la région Languedoc-Rousillon-Midi-Pyrénées. Lors de la consultation citoyenne du 9 et 10 juin, "Occitanie" était arrivé en tête et c'est ce même nom, complété du sous-titre "Pyrénées-Méditerrannée" qui a été choisi.  Par la suite, un décret en Conseil d’Etat devra le valider avant le 1er octobre 2016. Rémy Pech est membre du « Comité du Nom de la région ». Originaire de l’Aude, cet ancien président de l’Université du Toulouse-Le Mirail est historien. Rencontre. 

 

 « Languedoc, Occitanie, Languedoc-Pyrénées, Occitanie-Pays catalan et Pyrénées-Méditerranée sont les différentes propositions. Définir quelle appellation conviendrait le mieux à cette nouvelle région n’est pas simple. Chacune possède sa légitimité. Certains estiment qu’« Occitanie » couvre une partie trop vaste du territoire. Néanmoins, cette appellation mérite de s’inscrire sur la carte. Cette région est la seule à pouvoir la revendiquer. Ce terme implique réellement tout le territoire. Ainsi, même les catalans sont inclut. Il y a une certaine cohérence naturelle. Pourtant, il est certain que le choix de « Languedoc » est intéressant. Toulouse est sa capitale historique. Si l’on considère que ce nom fait écho à la langue d’Oc, il devient pertinent. Mais de nombreux départements n’ayant jamais appartenu à cette ancienne région, ne se reconnaissent pas dans cette promesse. Le Lot, l’Ariège, le Tarn-et-Garonne, le Gers ou encore l’Aveyron. « Languedoc » apparaît comme trop restreint. S’il est certain qu’il ne faut pas laisser ce terme de côté, un choix doit être fait. Devons-nous associer un autre nom à ces deux appellations ? Languedoc-Pyrénées, Occitanie-Pays catalan ? En effet, je crois qu’il est légitime de tenir compte des catalans. Ils représentent une identité très forte. Même s’ils demeurent minoritaires dans la région, il paraît difficile de les éliminer. « Pyrénées-Méditerranée » possède également un sens. Il constitue le fief touristique par excellence et concerne des départements qui se situent en dehors du Languedoc. L’Ariège, les Hautes-Pyrénées ou encore les Pyrénées-Orientales sont concernés. Néanmoins, chacun a sa sensibilité et doit se prononcer. Par la suite, les élus arbitreront. »

 

Plus d'infos : 

http://www.regionlrmp.fr/Consultation-sur-le-Nom-de-la-Region-les-30-mem...

http://www.regionlrmp.fr/le-nom-de-ma-region 

http://framespa.univ-tlse2.fr/actualites/pratique/annuaire/pech-remy-244...

 

Caroline Sénécal

« Les Français disent NON à l’aéroport NDDL »

Créé le : 23/06/2016

Interrogée par OpinionWay à la demande de France Nature Environnement, une majorité de Français (60%) se déclarent défavorables à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Dans le détail, « toutes tranches d’âges confondues, 29% sont tout à fait opposés alors que seulement 11% y sont tout à fait favorables ». FNE a ainsi souhaité poser à l’ensemble des Français la question à laquelle devront répondre les habitants du département de Loire-Atlantique dimanche prochain. Tribune à France Nature Environnement. 

« Si nous avons posé la question à l’échelle nationale, c’est parce que nous nous apprêtons à détruire une partie de notre patrimoine naturel commun et les services gratuits qu’il nous rend. C’est aussi parce que ce projet implique des investissements publics. Enfin, rappelons que l’engagement de la France à la cop21 pour lutter contre le réchauffement climatique n’est pas compatible avec une priorité donnée au transport aérien.

Un mauvais outil pour dépasser les postures

Quoi qu’il en soit, si le référendum, qui est en fait une simple consultation, consiste à opposer une population à une autre, il ne peut pas être le bon outil de sortie de crise. Seule une remise à plat du projet, associant toutes les parties, pourra permettre de construire un réel projet de territoire qui satisfera aux besoins régionaux (limitation du bruit aéroportuaire, préservation de la zone humide et des activités agricoles…). Ce projet de territoire permettrait de dépasser les postures et les clivages.

Priorité à des investissements d’avenir

Si 60% des Français sont convaincus qu’il ne faut pas construire cet aéroport, c’est sans doute parce qu’ils ont compris que c’était un projet nuisible parce qu’il va coûter très cher, parce qu’il va détruire un patrimoine exceptionnel et parce qu’une alternative reposant sur la modernisation de l’aéroport de Nantes Atlantique existe. A travers ce sondage, les Français expriment le besoin de voir l’Etat mettre la priorité sur les transports du quotidien pour mieux répondre aux préoccupations « ordinaires » : plus de gares, plus de trains, plus de tramways, plus de bus (propres), plus de circulation douce. Voilà ce à quoi semblent aspirer les Français du 21^e siècle plutôt que d’offrir à d’hypothétiques voyageurs américains la possibilité d’éviter un passage par Paris.

Denez L’Hostis, président de FNE : « Ce sondage témoigne du bon sens des Français qui ont compris qu’un aéroport conçu il y a 50 ans pour accueillir le concorde puisse ne pas répondre aux besoins contemporains d’une France qui doit se tourner vers une mobilité durable, décarbonée, la moins polluante possible et répondant à nos besoins quotidiens en matière de déplacement (majoritairement le déplacement domicile-travail). Il est plus que temps que la France remette à plat l’ensemble de sa politique de transport et de mobilité en faisant enfin la part belle aux transports en commun et aux transports fluviaux et maritimes. »

Plus d’infos :

www.civicrm.fne.asso.fr

www.fne.asso.fr 

"La question n'est plus de savoir si les pesticides sont dangereux mais comment en utiliser moins"

Créé le : 22/06/2016

Générations Futures, et son porte-parole François Veillerette, se battent depuis 20 ans contre les pesticides et leurs effets nocifs. Récemment, c'est contre les néonicotinoides, les fameux « tueurs d'abeilles » que s'est mobilisée l'association, recueillant près de 670 000 signatures sur une pétition remise le 16 juin à Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie. Le lendemain, François Veillerette participait avec nous à une conférence intitulée : « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures ! ».

Retrouvez l'intégralité de cette conférence audio, ainsi que le débat avec François Veillerette et Denis Lairon, chercheur à l'Inserm, autour des pesticides et de l'alimentation bio.

 

"La question n'est plus de savoir si les pesticides sont dangereux mais comment en utiliser moins"

Créé le : 22/06/2016
Les participants de cette journée Excellence Bio, réunis. Crédit photo : Amaëlle Olivier

Le 17 juin, Provence Durable animait la journée Excellence Bio, à laquelle une centaine de personnes ont participé, en partenariat avec Aval Bio PACA et la ville de Manosque. Pour l'occasion, François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, donnait une conférence sur les pesticides. Une Table ronde avec Denis Lairon, directeur de recherche à l'Inserm et auteur du livre Manger bio c'est mieux, poursuivait la réflexion.

 

A l'honneur en ce 17 juin : réfléchir à « la vraie bio, celle qui va plus loin que le "SMIC" du label ». C'est ainsi que Luc Ronfard, président d'Aval Bio PACA a introduit cette journée de débats à Manosque, face à une centaine de participants venus assister à la conférence de François Veillerette, porte-parole de l'association Générations Futures. Il milite depuis de nombreuses années pour la fin des pesticides. D'emblée, ce dernier rappelle que la France est tout de même "le deuxième consommateur mondial de pesticides, juste derrière l'Espagne !", avant de mettre l'accent, tout au long de son intervention, sur l'épineuse question des perturbateurs endocriniens, dont font partie les pesticides. Pour mémoire, les perturbateurs endocriniens sont des molécules qui miment, bloquent ou modifient l'action d'une hormone et perturbent le fonctionnement d'un organisme. "Ces substances sont encore plus dangereuses quand ce sont des jeunes enfants ou des fœtus qui y sont exposés", souligne François Veillerette en citant de nombreuses études. Des mesures ont donc été prises pour limiter l'exposition près des lieux sensibles, comme les écoles. Mais le porte-parole de Générations Futures explique, chiffre à l'appui : "Les femmes enceintes, particulièrement exposées, elles ne vivent pas à l'école, elles sont à la maison, dans la rue, elles vivent leur vie. Qu'est-ce qui les protègent alors des pesticides et autres perturbateurs endocriniens ?". Ceux-ci exposent tout de même à des problèmes de fertilité, d'obésité et de maladies neuro-dégénératives !

 

 

 

 

 

 

 

« Que mangent nos enfants ? »

Après une bonne demi-heure de démonstration sur la nocivité des pesticides, François Veillerette s'interroge. "A mon sens, désormais la question n'est plus de savoir s'ils sont dangeureux, mais comment en utiliser moins", insiste-t-il. "Car dans une journée, on ingère en moyenne 36 pesticides", poursuit François Veillerette, dans la deuxième partie de cette journée, lors du débat animé par Provence Durable et auquel participait également Denis Lairon, directeur de recherche à l'Inserm et auteur du livre Manger bio c'est mieux.

"L'Inserm a publié en 2013 un bilan des études internationales sur le lien entre l’exposition aux pesticides et les risques pour la santé, souligne Denis Lairon. Chez l'homme, il y a d'ores et déjà un consensus international sur la très haute association entre exposition aux pesticides et développement de certaines maladies (dont plusieurs cancers, l'obésité, le diabète de type 2, les allergies...). C'est aussi le cas chez les enfants. Les résidus de produits de traitement se retrouvent dans 45 % des produits habituellement consommés (rapport Efsa- 2010), dont 50 % environ sur les fruits et légumes. Pour être en bonne santé, poursuit le chercheur, il est important de privilégier des aliments ayant une bonne densité nutritionnelle, surtout chez l'enfant, pour générer suffisamment d'énergie sans prise de poids, tout en offrant les apports en nutriments essentiels. Or, de nombreuses études internationales montrent que les teneurs en magnésium, en vitamine C, en anti-antioxydants, en acides gras polyinsaturés (oméga 3), sont supérieures dans les aliments bio..." Autant de raisons de privilégier l'alimentation Bio !

 

 

 

Le Prix de l'Excellence Bio

 

Luc Ronfard, président du réseau régional des entreprises bio Aval Bio PACA, a également remis le trophée Excellence Bio. Pour la première année, ce prix décerne l'excellence à une entreprise engagée dans une démarche biologique de longue date. Pour cette première édition,c'est l'entreprise Bleu-vert, spécialisé en cosmétiques bio, qui a été récompensée « pour la qualité de sa démarche globale en faveur de la bio et de la responsabilité sociale et environnementale ». Saveurs des truques, basée à Forcalquier, étaient finalistes, en reconnaissance également de la qualité de leur travail.

 

Retrouvez ici le contenu de la conférence de François Veillerette ainsi que celui de la Table Ronde avec Denis Lairon

Vous pourrez retrouver dans les prochains jours les interviews des deux lauréats sur le site de Sans Transition !

 

 

Plus d'infos :

www.generations-futures.fr/

www.avalbiopaca.com/

www.boutiquebleuvert.fr/

www.saveursdestruques.com/

 

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