Débat

Innover, pour regarder les choses différement !

Créé le : 11/01/2018

Dans le cadre de la démarche d'attractivité initiée par la ville d'Aix-en-Provence, en lien avec plusieurs acteurs du territoire, l'AUPA (Agence d’Urbanisme Pays d’Aix–Durance) co-organise un SEMINAIRE PROSPECTIF dédié à la ville de demain, au Conservatoire d’AIX. Ce séminaire ambitionne d’imaginer le futur, le « dessein » d’Aix dans un monde en Transition. Cette séance, qui inaugure un cycle pérenne de réflexions prospectives, sera animée par le magazine Sans Transition ! et donnera la parole à des experts tels que François Miquet-Marty de l'Institut Viavoice, Pascale Hébel du Credoc, avec la participation d’autres experts / partenaires (The Camp, le réseau Bâtiments Durables Méditerranéens Envirobat BDMBiocoopCitiz, Fondation MACIFMutualité Française…).

Jusqu'au 06 février nous vous proposons de retrouver les interviews des personnalités qui interviendront lors de ce rendez-vous...

Tribune à Pascal Nuti, directeur général de Solable, start-up basée à Aix qui souhaite participer à des projets industriels sur les territoires provençaux.

« Nous sommes deux entrepreneurs innovants dans les domaines du solaire et de l’eau potable. Notre ambition est d’améliorer les moyens de rendre l’eau potable pour tous. Notre objectif : toucher au moins 1 milliard d’individus via nos nouveaux produits. Notre produit phare, sorti en janvier : « LaVie », permet d’utiliser l’eau du robinet (la moitié des gens ne la boivent pas) en transformant le chlore en hydroxyle radicaux, grâce aux UV de type a. Nous obtenons ainsi une minéralisation de l’eau devenue neutre. Ce produit existe également en version solaire. En 2017, nous avons aussi lancé une chaudière, « LaDouche », qui permet de réduire de 90 % la note énergétique.

Une fois ces nouveaux produits créés, nous les cédons à des investisseurs privés qui souhaitent les développer dans la région. En Paca, nous n’avons que très peu d’industries, je milite donc pour que l’on crée des « micro-factories » capables de proposer des pré-séries à moindre coût, visant à faciliter l’investissement en faveur de la qualité pour tous. »

Plus d’infos : solable.fr

Retrouvez ces interviews dans le supplément "Aix Demain..." à l'intérieur du n°9 de Sans Transition ! Provence, en vente actuellement.

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Co-construisons le futur !

Créé le : 11/01/2018

Dans le cadre de la démarche d'attractivité initiée par la ville d'Aix-en-Provence, en lien avec plusieurs acteurs du territoire, l'AUPA (Agence d’Urbanisme Pays d’Aix–Durance) co-organise un SEMINAIRE PROSPECTIF dédié à la ville de demain, au Conservatoire d’AIX. Ce séminaire ambitionne d’imaginer le futur, le « dessein » d’Aix dans un monde en Transition. Cette séance, qui inaugure un cycle pérenne de réflexions prospectives, sera animée par le magazine Sans Transition ! et donnera la parole à des experts tels que François Miquet-Marty de l'Institut Viavoice, Pascale Hébel du Credoc, avec la participation d’autres experts / partenaires (The Camp, le réseau Bâtiments Durables Méditerranéens Envirobat BDMBiocoopCitiz, Fondation MACIFMutualité Française…).

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Une question à Benoît Bailliart, directeur du LAB The Camp basé à Aix, entreprise de 70 salariés qui accompagne depuis septembre dernier les collectivités et les entreprises à la transition numérique.

À quoi pourrait ressembler AIX DEMAIN ?

Nous travaillons à réinventer la vie urbaine à l’ère numérique. Nous avons lancé à Aix une expérimentation avec l’entreprise Cisco qui a placé dans la ville des objets connectés équipées de capteurs. On mesure ainsi les éventuels îlots de chaleur, le bruit, les flux de piétons, la pollution, les odeurs…

Nous récoltons ces données nécessaires à la compréhension de l’écosystème citadin. Puis nous les traitons grâce à un système de data-visualisation. Nous envisageons de permettre aux citoyens de comprendre notre démarche in situ dans la ville et possiblement d’y contribuer. In fine, cet outil pourrait offrir aux élus un nouvel indicateur de suivi pour mener leur politique urbaine. Si nous observons un îlot de chaleur à côte d’une école, créons alors un îlot de verdure associé et mesurons l’impact de cette action, tant quantitatif (grâce aux capteurs), que qualitatif (par sondage des citoyens).
Outre le centre-ville d’Aix, on travaille aussi à Aix TGV ; dans un laboratoire à ciel ouvert pour tenter d’imaginer la gare du futur, notamment sur le plan énergétique (autonomie). Ce projet expérimental doit se poursuivre jusqu’en 2019.

Plus d’infos : thecamp.fr

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Vers de nouveaux modes de consommation

Créé le : 11/01/2018

Dans le cadre de la démarche d'attractivité initiée par la ville d'Aix-en-Provence, en lien avec plusieurs acteurs du territoire, l'AUPA (Agence d’Urbanisme Pays d’Aix–Durance) co-organise un SEMINAIRE PROSPECTIF dédié à la ville de demain, au Conservatoire d’AIX. Ce séminaire ambitionne d’imaginer le futur, le « dessein » d’Aix dans un monde en Transition. Cette séance, qui inaugure un cycle pérenne de réflexions prospectives, sera animée par le magazine Sans Transition ! et donnera la parole à des experts tels que François Miquet-Marty de l'Institut Viavoice, Pascale Hébel du Credoc, avec la participation d’autres experts / partenaires (The Camp, le réseau Bâtiments Durables Méditerranéens Envirobat BDMBiocoopCitiz, Fondation MACIFMutualité Française…).

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Pascale Hebel

Deux questions à Pascal Hebel, directrice du pôle « consommation » au sein du Credoc, le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie.

L’alimentation est un secteur clé de la consommation en France. Quelles sont les tendances de consommation qui se développeront selon vous dans les prochaines années, notamment dans les villes comme Aix-en-Provence ?

Par souci de santé et pour palier les peurs alimentaires, les citadins consomment de plus en plus de produits bio, également locaux, voire ceux associés aux régimes « sans ».

Dans un contexte économique qui s’améliore, les citoyens les plus diplômés, dont les décideurs, les leaders d’opinion, s’inscrivent dans cette tendance alimentaire et influencent leur environnement, amplifient le phénomène.

À quoi ressembleront les modes de consommation alimentaire des urbains dans les années à venir ?

Les urbains et péri-urbains vont de plus en plus manger hors de leur foyer, en restauration, notamment le midi. Pour les actifs, l’offre de qualité – dont fait partie le bio – devrait continuer de progresser en restauration. Ainsi que le « drive » et la livraison pour la distribution à domicile.

Concernant le hors alimentaire, nous observons par ailleurs le boum du e-commerce. Le risque majeur est de voir peu à peu se désertifier les centres-villes sous l’effet de la dématérialisation… Nous devrions voir moins d’agences bancaires dans le futur et moins de magasins de vêtements également. Parallèlement, nous pourrions voir apparaître davantage de restaurants et de plateformes logistiques de livraison.

Plus d'infos : www.credoc.fr

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L'attractivité : un enjeu considérable

Créé le : 11/01/2018

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François Miquet-Marty                   Stewart Chau

Tribune à François Miquet-Marty et Stewart Chau de l’Institut Viavoice, cabinet de consultants dont l’objectif est « d’agir pour un futur meilleur ».

« La mondialisation fera de l’attractivité des territoires un enjeu considérable : pourquoi établir son entreprise ou son domicile ici plutôt qu’ailleurs ? En apparence, les critères seront surtout les conditions économiques et la « ville intelligente » mais les tendances de société révèlent trois autres aspirations décisives.

La première plaide en faveur de lieux qui « font société » en favorisant la cohésion sociale, préoccupation qui devrait être majeure pour les pouvoirs publics selon 85 % des Français(1). Pour faire prospérer une activité, il apparaît préférable d’être au cœur d’un tissu social ayant l’esprit de dynamisme et d’inclusion.

Notamment au regard des 71 % de Français qui estiment manquer de temps (2), la deuxième aspiration est celle du « bien-être » qui n’est pas réductible au souci de soi mais qui procède d’une philosophie de l’« expérience du moment ». Elle inclut l’attachement à la qualité des environnements et la volonté de bien articuler vies professionnelle et personnelle.

La dernière : « l’ancrage territorial », qu’il s’agisse des singularités (une identité locale, une histoire, un récit) ou des ressources de proximité.

Ces modèles d’attractivité pourront être conjugués et autoriseront un kaléidoscope de solutions pour l’avenir. Sur les ressorts indiqués, l’attractivité sera une stratégie à adapter en fonction des idéaux, des ressources, des publics à conquérir et des territoires concurrents. Elle se définira comme une ambition sur un terrain de jeu. »

Plus d'infos : www.institut-viavoice.com

(1) Etude Viavoice pour le Secours catholique : Perceptions de la pauvreté et engagement solidaire en France, Mars 2017

(2) Etude Viavoice : Baromètre de l’Observatoire de l’équilibre des temps et de la parentalité en entreprise, Avril 2017

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Aix demain .... Entreprendre le futur ? SansTransition ! vous donne rdv !

Créé le : 11/01/2018

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Territoire(s) et mode d’emploi !

Depuis de nombreuses années, l’Agence d’Urbanisme Pays d’Aix-Durance (AUPA) apporte aux élus des territoires (Pays d’Aix, Pays d’Arles, Agglomérations de Manosque, de Gap…) une aide stratégique à la décision en matière d’urbanisme, d’aménagement, de développement territorial et de projets.

Éclairage de Pierre Mazzella

"Dans la continuité des réflexions menées sur le projet métropolitain (FAIRE METROPOLE, tomes 1 et 2), nous avons fait le choix d’accompagner la ville d’Aix-en-Provence dans sa démarche d’attractivité (voir p.2), dont l’objectif est d’améliorer le rayonnement à l’échelle nationale et internationale.

Mais, être force de proposition dans une société mondialisée soumise à des mutations rapides (crise économique, migratoire, changement climatique, numérisation…, devient de plus en plus complexe mais surtout urgent !

Aussi, pour envisager les futurs possibles, la simple projection de tendances passées n’est plus suffisante. C’est pourquoi nous avons mis en place une démarche singulière de prospective sociétale. L’objectif est d’essayer d’évaluer l’impact des changements à l’œuvre dans nos sociétés sur nos systèmes de projection, pour in fine questionner le modèle de développement aixois de demain.

Nos objectifs prospectifs sont clairs : construire la ville de demain et bâtir des scénarios prospectif, pour imaginer le « champ des possibles » et anticiper les grandes évolutions des modes de vie (quel habitat demain ? quelle mobilité ? quelles traductions en matière de population et d’emploi ? quel climat ? …). Le tout, en repérant les « signaux émergents » susceptibles d’entraîner demain des évolutions sociétales et économiques. Imaginer, expérimenter, innover nous permettra d’alimenter la planification de demain. Et de dessiner ainsi la place d’une nouvelle culture de territoire, en ré-inventant l’attractivité de la ville dans notre société hyper connectée et globalisée…. Ce qui passe notamment par un mode d’emploi nouveau pour piloter tout cela."

Plus d’infos : aupa.fr

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Demain, des villes résilientes

Créé le : 11/01/2018

Dans le cadre de la démarche d'attractivité initiée par la ville d'Aix-en-Provence, en lien avec plusieurs acteurs du territoire, l'AUPA (Agence d’Urbanisme Pays d’Aix–Durance) co-organise un SEMINAIRE PROSPECTIF dédié à la ville de demain, au Conservatoire d’AIX. Ce séminaire ambitionne d’imaginer le futur, le « dessein » d’Aix dans un monde en Transition. Cette séance, qui inaugure un cycle pérenne de réflexions prospectives, sera animée par le magazine Sans Transition ! et donnera la parole à des experts tels que François Miquet-Marty de l'Institut Viavoice, Pascale Hébel du Credoc, avec la participation d’autres experts / partenaires (The Camp, le réseau Bâtiments Durables Méditerranéens Envirobat BDMBiocoopCitiz, Fondation MACIFMutualité Française…).

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La parole à Jean-Pascal Schaefer, directeur du réseau régional Envirobat BDM, association qui fédère plus de 1500 professionnels de la construction et de l’aménagement durables en Paca.

« L’été à Aix est très chaud. Dans un futur proche, il faudra gérer l’accroissement de la chaleur locale liée au changement climatique. De fait, nous allons devoir rapidement réfléchir aux alternatives à la climatisation (qui émet de nombreux gaz à effet de serre, mais aussi rejette de la chaleur à l’extérieur). Des solutions sont à notre portée pour rendre la ville plus résiliente au changement climatique : en utilisant mieux l’eau et les végétaux pour favoriser le rafraîchissement, une forte présence d’arbres, un travail sur l’ombrage des rues. On dispose d’atouts précieux pour réduire ces îlots de chaleur  !

La résilience, c’est aussi la construction d’habitats passifs, peu consommateurs de chauffage en hiver, grâce à une très bonne isolation et ventilation. En été, de tels bâtiments peuvent aussi conserver la fraîcheur. Toujours l’été, nous pouvons privilégier les ventilateurs de plafond, économiques, au détriment des climatiseurs. On peut gagner 2°C dans une ville rien qu’en arrêtant les climatiseurs ! »

Plus d’infos : www.envirobatbdm.eu

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Article présent dans les magazines: 

PERTURBATEURS ENDOCRINIENS : quels risques pour la santé ?

Créé le : 13/10/2017
Crédit : LMDP

Publi-rédactionnel 

 

Une conférence sur les perturbateurs endocriniens était organisée par Sans Transition !, Harmonie Mutuelle et l'Université de Bretagne Sud (UBS), le 12 octobre dernier, à Vannes. François Veillerette, porte-parole de l'association Générations Futures, est notamment intervenu lors de ces échanges. Retrouvez, ci-dessous, les points de vues et éclairages de plusieurs intervenants lors de l'événement. Bientôt en ligne : les vidéos des table-rondes (également à retrouver dans les émissions Sans Transition ! diffusées sur Tébéo et TébéSud) et cinq interviews complémentaires.

 

 

Virginie Malnoy, Directeur général adjoint en charge de la région Bretagne-Normandie Harmonie Mutuelle

 

« Harmonie Mutuelle, en tant qu’acteur de la protection sociale, milite pour un accès à la santé pour tous et souhaite donner la possibilité à chacun de maîtriser sa propre santé en développant la prévention. Pour cela, il est important d’informer le plus largement possible sur les risques inhérents à notre environnement et à nos comportements. La connaissance est la première étape pour permettre la prise de conscience puis la transformation des comportements. Pour cela, nous avons certes besoin d’actions collectives mais nous pouvons également agir de façon individuelle. Car n’oublions pas que nous sommes les premiers acteurs de notre santé et qu’en changeant nos propres habitudes, nous pouvons améliorer sensiblement notre qualité de vie sur le long terme. Les perturbateurs endocriniens sont un enjeu majeur de santé publique et il est ainsi important pour Harmonie Mutuelle de prévenir le grand public de l’impact de leur utilisation sur la santé. Il ne s’agit pas là de fustiger certains produits mais bel et bien de trouver des alternatives à leur recours. Et il en existe. Ces perturbateurs altèrent le fonctionnement de notre système hormonal et provoquent de nombreuses pathologies. Leur découverte est récente. Il est donc primordial de s’intéresser dès à présent à ce sujet pour se prémunir des complications futures, en ayant toujours à l’esprit qu’il vaut mieux prévenir que guérir. »

 

Chiffres clés :

• 1000 produits cosmétiques sur le marché contiennent des substances « préoccupantes », dont des perturbateurs endocriniens, selon l’UFC Que Choisir (2017)

• 600 pesticides autorisés contiennent des perturbateurs endocriniens, selon une liste diffusée par l’État, en juillet 2017

• 157 milliards d’euros par an : c’est le coût – estimé par 18 chercheurs en 2015 – des méfaits des perturbateurs endocriniens en Europe

 

Tribune - Dr LOUIS-JEAN CALLOC’H, médecin généraliste et conseiller santé pour Harmonie Mutuelle

« L’exposition répétée génère le risque ! » « Il faut informer les gens à propos des perturbateurs endocriniens. Car chacun risque d’être touché par ces pollutions environnementales. Si des dérivés de produits de synthèse se trouvent dans nos organismes, nous sommes porteurs d’une pollution intime. Il faut donc une pédagogie de santé publique sur ce sujet. Pour que les gens comprennent que, même si seuls quelques microgrammes de phtalates ou de bisphénols sont présents dans les plastiques, cosmétiques ou produits ménagers, c’est l’exposition répétée qui génère le risque. Ainsi s’explique le fait qu’on observe chez l’homme une hausse des maladies dégénératives, que des jeunes filles ont une puberté précoce, que l’on constate une baisse du taux de fécondité chez les hommes. »

 

Interview : « L’UBS traque les perturbateurs endocriniens »

Véronique Le Tilly est enseignante chercheuse en biologie à l’Université Bretagne Sud (UBS). Son laboratoire détecte les perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques et autres produits finis.

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?

Une substance pouvant modifier le fonctionnement du système hormonal. Celles-ci peuvent altérer le développement du foetus, la reproduction, le métabolisme et générer des cancers. Nous travaillons sur les perturbateurs à activité oestrogénique (oestradiol, hormone sexuelle femelle), présents dans les produits cosmétiques.

Dans quels types de cosmétiques les trouve-t-on ?

Les filtres UV des crèmes solaires peuvent être des perturbateurs endocriniens. Il faut éviter d’en mettre beaucoup. Les gels douche ou shampooings qui contiennent des émulsifiants ou conservateurs sont à éviter. Même s’ils ont tendance à contenir de moins en moins de perturbateurs endocriniens. L’utilisation de cosmétiques bio limite les risques.

Quels protocoles avez-vous mis en place pour repérer ces substances ?

Nous avons un outil cellulaire, un organisme génétiquement modifié, qui produit la cible cellulaire des perturbateurs endocriniens à activité oestrogénique. En leur présence, on observe une dérégulation cellulaire que nous mesurons. Nous possédons aussi un outil moléculaire qui mesure l’interaction directe entre ces perturbateurs et cette cible.

 

Changer ses habitudes pour une meilleure santé - par Harmonie Mutuelle

« Accompagner les gens tout au long de leur vie. » C’est la première promesse que fait Harmonie Mutuelle à ses adhérents. « De la naissance à la préparation de la retraite, nous proposons à nos adhérents de réfléchir sur leurs comportements », assure Robert Jaray, responsable de la prévention de la région Bretagne Normandie. Dans ce cadre, et à l’initiative des élus de la mutuelle, la prévention face au danger des perturbateurs endocriniens est abordée par différents programmes nationaux et locaux. « Le programme La Santé de votre enfant s’adresse aux parents, de la maternité aux six premières années de l’enfant. Il s’agit d’aider les familles à mieux connaître les produits ménagers, cosmétiques et alimentaires pouvant contenir des perturbateurs et de concevoir des produits avec des ingrédients sains (huiles essentielles, bicarbonate, vinaigre blanc…) », indique Robert Jaray. Le dispositif La Santé gagne l’entreprise aborde le sujet du « manger plus sain » (circuit court et produits locaux souvent moins manipulés et pollués). L’objectif ? « Faire comprendre à nos adhérents qu’en modifiant quelques habitudes, on peut avoir un gain important sur sa santé », résume Robert Jaray.

 

Zéro-phyto : le réseau Bruded précurseur

Les produits phytosanitaires (pesticides, engrais chimiques…) sont interdits dans les espaces publics depuis le 1er janvier 2017 par la loi « Labbé ». De nombreuses communes et intercommunalités du réseau Bruded ont banni ces substances contenant des perturbateurs endocriniens bien avant cette date fatidique. Bruded rassemble 140 municipalités et communautés de communes rurales engagées dans le développement durable. « Lors de la création du réseau, en 2005, des adhérents étaient déjà passés au zéro-phyto », indique Mikaël Laurent, salarié de la structure. Via le partage d’expériences permis par Bruded, les bonnes pratiques se diffusent. Végétalisation par des plantes couvre-sols, paillage ou invention de matériel de désherbage mécanique sont autant d’actions mises en place. Plouër-sur-Rance (22) a fait breveté la « Plouarsette », désherbeur monté sur un tracteur- tondeuse. Et Saint-Aubindu- Cormier (35) a végétalisé son cimetière avec un paysagiste. Une dynamique récompensée : une cinquantaine d’adhérents du réseau avaient reçu le trophée zérophyto lancé par la région Bretagne avant la loi Labbé.

 

PERTURBATEURS ENDOCRINIENS : l’Europe à la croisée des chemins

Par François Veillerette, directeur de l’association Générations Futures

Aujourd’hui, tout le monde ou presque a entendu parler des perturbateurs endocriniens. Mais de quoi s’agit-il ? Ce nom barbare sert à désigner des substances chimiques ou métalliques qui, même à des doses très faibles, peuvent perturber le bon fonctionnement de notre système hormonal, appelé aussi système endocrinien. Problème : on s’aperçoit maintenant que ces substances sont présentes partout autour de nous. Dans les aliments que nous mangeons – car de nombreux pesticides sont des perturbateurs endocriniens –, dans les plastiques qui peuplent notre quotidien, dans notre mobilier, dans nos ustensiles de cuisine et jusque dans le maquillage que nous appliquons sur notre peau ! Si la découverte de ce phénomène est récente (elle remonte en gros au début des années 70), les connaissances scientifiques s’accumulent de plus en plus rapidement et montrent le lien entre l’exposition des organismes les plus sensibles (foetus, jeunes enfants…) à ces perturbateurs et une liste impressionnante de pathologies chroniques, comme certains cancers, des maladies du métabolisme, des difficultés d’apprentissage mais aussi des malformations génitales ou l’infertilité. Ces maladies ont un coût sociétal énorme : plus de 150 milliards d’euros par an en Europe ! Forte de ces nouvelles connaissances, l’Europe s’est dotée en 2009 d’une nouvelle réglementation sur les pesticides prévoyant de retirer du marché, a priori, les produits perturbateurs endocriniens pouvant impacter la santé humaine. Malheureusement, cette législation qui aurait pu constituer un réel progrès en matière de prévention sanitaire risque fort de ne produire que peu d’effets. Les critères techniques qui serviront à appliquer la législation adoptée début juillet exigent en effet un tel niveau de preuves que, dans les faits, bien peu de substances finiront par être réellement interdites. De plus, des dérogations à l’interdiction sont prévues ! La France, jusqu’alors à la pointe dans ce dossier, a changé de pied et a soutenu ces critères. Il nous faut donc toutes et tous continuer à interpeller nos responsables, pour que la menace réelle des perturbateurs endocriniens soit enfin prise au sérieux !

Aurélie Trouvé, Attac France : "Nous avons besoin d'une autre régulation politique et commerciale à l'échelle européenne".

Créé le : 25/08/2017
Aurélie Trouvé, porte-parole d'Attac, aux côtés de l'écologiste Yannick Jadot, le jeudi 24 août, à l'Université d'été européenne des mouvements sociaux- FD

Attac organise l'Université d'été européenne des mouvements sociaux à Toulouse, du 23 au 27 août. À l'heure où la montée des nationalismes continue de s'observer sur le vieux continent, Aurélie Trouvé, porte-parole d'Attac, estime qu'il faut plus que jamais promouvoir une autre Europe. Une Europe anti-libérale et à l'écoute des mobilisations sociales et citoyennes. Interview sonore.

 

ANNE-MARIE ROBIC, Société Protection Paysages et Esthétique de France : « LE PROJET DE PARC ÉOLIEN DANS LA FORET DE LANOUÉE (56) EST UN DÉSASTRE »

Créé le : 20/07/2017
Anne-Marie Robic, déléguée à la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France). Crédits photos : Sites et Monuments (SPPEF)

16 éoliennes de 186 mètres de haut érigées sur 331 hectares. Voici le plan prévu par la société canadienne Boralex sur la partie sud-est de la forêt de Lanouée (56), deuxième massif forestier breton. Des riverains (l'association Vent de Forêt) ainsi que des défenseurs de la biodiversité et des paysages (l'association Bretagne Vivante) mènent une lutte sans relâche depuis plusieurs années à l’encontre de ce projet. À l’image de Anne-Marie Robic, déléguée du Morbihan pour la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France) que nous avons interviewé.

Un engagement non sans résultat puisque le 11 juillet dernier, le tribunal administratif de Rennes a officiellement annulé ce projet de parc éolien industriel. Ce dernier avaitr été lancé en 2007 avec l’achat de parcelles par la société française Louis Dreyfus. Le chantier a ensuite été cédé à l'entreprise Boralex, en 2016. Depuis, plus d’une dizaine de socles éoliens ont été construits.

Pourquoi vous opposez-vous au projet de parc éolien au cœur de la forêt de Lanouée ?

Ce projet éolien a été initié au nom du développement durable. Mais c'est un désastre. On parle de machines de 186 mètres de haut, tout de même. Il a donc fallu créer des chemins pour les déplacer en abattant des quantités folles d’arbres. On était dans une ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique, ndlr) en raison de sa richesse écologique. C’était un réservoir de biodiversité qui abritait 60 espèces protégées ! Et ces travaux ont un impact direct sur la vie animale du territoire. Toutes les grenouilles ont été décimées. Quand les camions sont arrivés, les oiseaux ont foutu le camp. Il y avait 16 espèces de chiroptères (chauves-souris, ndlr) dont 5 qui étaient inscrites à la Directive Européenne « Habitat-Faune-Flore ». C’est une richesse faunistique exceptionnelle. Mais avec les vibrations dans le sol causées par les machines, tous les animaux de terre se sont enfuis. C’est triste à voir. À terme, la forêt finira peut-être en désert animalier.

 

Sur 16 éoliennes, environ 13 socles ont déjà été installés. Comment se fait-il que les permis soient annulés alors que les travaux sont sérieusement engagés ?

C’est en partie la faute des constructeurs. Une fois que les permis de construire ont été délivrés en février 2014, on a immédiatement déposé des recours. Non pas un, mais six (autorisation d’exploitation, dérogation aux espèces protégées, défrichement, …). Tant que l’affaire n’est pas exemptée de tout recours, ils ont pris un gros risque en commençant les travaux. Un risque qui s’élève à 64 millions d’euros ! Sachant que le tribunal administratif de Rennes reconnaît que la nature, les sites et les paysages naturels sont d’intérêt public, Boralex n’aurait jamais dû y toucher. Il est vrai que l’affaire a un peu traîné … Du coup, quand la constitution des socles a commencée en 2017, on a lancé un référé. Ce jugement en urgence a validé la suppression des travaux. Par la suite, Boralex a annoncé sa volonté de faire appel. On part pour une bataille juridique qui peut encore durer trois ou quatre ans. Un long combat au bout duquel on demandera la remise en état du site avec reboisement et destruction des socles. Le juge a retenu plusieurs arguments en notre faveur dans chaque recours ! Donc on est très confiants sur la suite des opérations.

Pourquoi s’opposer à l’éolien alors que nous savons que la transition énergétique est aujourd’hui nécessaire ?

Je sais qu’on a encore du mal avec cette vision là. Et pourtant, ce n’est pas avec des engins d’une telle puissance que l’on va résoudre les problèmes qui ont été causés par l’industrialisation, les énergies fossiles, et autres. On ne résout pas des dégâts provoqués par des machines, par d’autres machines. C’est avec des moyens à échelle humaine que le problème va pouvoir être traité. Pas avec ces instruments éoliens géants ! L’éolien représente uniquement 4% de notre consommation énergétique totale. Ce n’est donc pas une énergie rentable. Je n’ai pas de recette miracle à apporter, je ne suis pas compétente à ce niveau-là. Mais je défends les paysages et je connais la loi qui les protège. Tout ce qui m’importe est la sauvegarde de notre biodiversité. Moi qui ai 66 ans, je ne verrai plus jamais la forêt comme elle l’a été. C’est un bouleversement.

Plus d’infos :
La SPEEF
L'association Vent de forêt
L'association Bretagne Vivante
La société Boralex
La société Louis Dreyfus

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