Débat

[Bretagne] Retour sur : le salon "La vie des gens demain"

Créé le : 23/04/2018

De nombreux élus, chercheurs, associations et autres citoyens se sont regroupés Jeudi 19 avril à Locminé pour échanger leurs regards sur l’avenir de l’aménagement du territoire breton. La rencontre, baptisée La vie des gens demain en Bretagne a été organisée par Jean Ollivro et la mairie de Vitré, à la suite d’une enquête de quatre étudiants de Science Po Rennes après des jeunes Bretons. L’idée d’un meilleur développement rural et le refus d’une métropolisation ont fait l’unanimité.

Photos et propos receuillis par Benoit Vandestick



"Les jeunes ne rêvent pas de vivre dans des grandes villes"



Adeline, Coline, Juliette et Maëlan, étudiants à science po rennes ont questionné les jeunes de primaire et collège pour connaître leur vision de la vie demain en Bretagne. Ils sont à l'initiative des rencontres La vie des gens demain. Résultats de leur étude : les jeunes souhaitent profiter de l'équipement des villes tout en vivant à la campagne.
 

 

 

"L'état aggrave la fracture territoriale"
 

 

 


Maire de Vitré et ancien garde des sceaux, Pierre Méhaignerie, s'inquiète des politiques de l'état qui aggraveraient la fracture territoriale. Il souhaite que les territoires reprennent en main leur organisation et dépendent moins de Paris et de la technocratie.



 

 

"Il existe des solutions peu coûteuses et faciles à mettre en place"
 


Claire Fetiveau et Antoine Cheul sont venus à la journée La vie des gens demain pour représenter la jeunesse ainsi que la startup Shopopop, dont Antoine est le cofondateur. Ils s'intéressent aux questions de mobilité et d'accès à internet chez les personnes âgées.
 

 

 

 

"Il nous faut faire la paix avec la terre"
 

 

 


Le militant écologiste Jean-Claude Pierre s'est rendu à La vie des gens demain, pour observer ce qui s'y disait. Il remarque l'hétérogénéité des démarches et appelle les citoyens au dialogue et à l'écoute de l'autre, sans pour autant tomber dans la naïveté.

 

 

 

 

" Agir sur le territoire c'est agir pour demain et pour nos enfants"
 



Géographe et président du think tank Bretagne prospective, Jean Ollivro est co-initiateur de La vie des gens demain. Il voit dans la Bretagne un territoire avec de nombreux atouts : pas de désert, ensemble de la région se prête à des habitats de toutes dimensions, de la maison isolée à la grande ville. Il ne faut pas que cette pluralité soit remise en cause par des choix dominants. Il souhaite que les jeunes prennent en main l'avenir de leur territoire.

 

 

Infos
http://www.laviedesgensdemain.bzh/
 

Montpellier : la restauration scolaire en débat

Créé le : 28/03/2018
Pixabay

« Quelles cantines pour nos enfants ? » C'était l'intitulé de la table-ronde organisée, hier, mardi 27 mars 2018, par l'association Générations Futures, à Montpellier, dans le cadre de la Semaine des alternatives aux pesticides. Un échange éclairant en présence du Docteur Laurent Chevalier, médecin nutritionniste, de Luc Lignon, directeur de la politique alimentaire de la Ville de Montpellier, d'une association de parents d'élèves des écoles de Montpellier et du maire de Barjac, commune du Gard qui sert 95 % de bio à ses écoliers. 

 

Résidus de pesticides, perturbateurs endocriniens ou encore nanoparticules. L'alimentation servie aux enfants dans les restaurants scolaires fait l'objet de toutes les attentions. Une question à laquelle l'association Générations Futures, qui lutte contre la présence de produits phytosanitaires dans l'alimentation, est particulièrement attentive. Ce mardi 27 mars, elle conviait, au Gazette Café de Montpellier, plusieurs acteurs locaux pour échanger autour de ce sujet.

Perturbateurs endocriniens et nanoparticules

Le Docteur Laurent Chevallier, directeur du Pôle nutrition de la Clinique du Parc à Montpellier, a rappelé les risques que font courir les perturbateurs endocriniens, via les résidus de pesticides, dans l'alimentation des enfants. Ces perturbateurs sont impliqués « dans l'obésité, des dérèglements hormonaux et peuvent avoir, avec un temps de latence, des implications dans certains cancers », a-t-il précisé. Il a aussi mis l'accent sur la présence de « nanoparticules » dans certains additifs. Nanoparticules qui peuvent provoquer des « lésions pré-cancéreuses ». Le professionnel a reconnu les efforts fait par les collectivités, notamment pour promouvoir l’alimentation biologique dans les cantines, mais a aussi indiqué que de nombreux progrès restent à accomplir.

Le Collectif Cantines, qui représente des parents de jeunes usagers des restaurants scolaires montpelliérains, a de son côté appelé la Ville à retirer « les barquettes plastique » permettant de faire réchauffer les plats des enfants dans les réfectoires. Le collectif craint que des perturbateurs endocriniens ne se retrouvent dans la nourriture suite au contact avec le plastique chauffé. Il a aussi appelé fermement la Ville à « introduire plus de bio ».

Barjac (30) « 95 % bio »

Luc Lignon, directeur de la politique alimentaire de la Ville de Montpellier, a annoncé que les barquettes plastique seront remplacées par des « barquettes biocompostables » dès le début de l'année 2019. Il a rappelé que tout le pain servi à la table des jeunes montpelliérains était « bio ». Il a annoncé la construction d'une nouvelle cuisine centrale pour 2021. Et la volonté de la Ville de « diminuer de 60 % les produits ultra-transformés de l'alimentation d'ici 2020 ». Sans répondre précisément sur la quantité de bio présent dans les repas, Luc Lignon a expliqué qu'il était long d’organiser une filière local, a fortiori bio, pour alimenter les cantines d'une commune comme Montpellier. Amélie Berger, coordinatrice d'Occitanie Entreprises Bio, association qui rassemble les acteurs régionaux de la bio, lui a donné en partie raison, en affirmant qu'il est « souvent plus simple et plus rémunérateur pour les entreprises et coopératives de répondre aux besoins de la vente directe que de la restauration collective. »

Edouard Chaulet, maire de Barjac (Gard – 1500 habitants) a de son côté assuré que le bio à la cantine est une affaire de « volonté politique » et une exigence « sociale ». Il a expliqué que la restauration scolaire de sa commune était à « 95 % bio ». Le surcoût du bio ? « 110 000 euros, soit le prix du quart d'un rond point », a-t-il comparé.

Pour aller plus loin, retrouvez le dossier que Sans Transition ! a consacré au bio dans les cantines : "Cantines bio, un pari tenable !"

Montpellier : des citoyens se mobilisent pour sauver les arbres du parc Montcalm

Créé le : 19/02/2018
Le Parc Montcalm, à Montpellier - Crédit : DR

A Montpellier, une association citoyenne a lancé une pétition, le 15 janvier dernier, pour protéger les arbres du parc Montcalm menacés par un projet de construction de 600 logements. 

Par Cyprien  Caddeo

7000 signatures récoltées en quatre semaines pour sauver les arbres du parc Montcalm. La pétition lancée en janvier par l'association les Gardiens de Montcalm témoigne de l'intérêt que conservent les Montpelliérains pour ce « poumon vert » de la ville. Jean-Michel Justamon, membre du collectif, reste optimiste. « Si les citoyens se mobilisent, alors il n’y a pas de fatalité ».

Si Philippe Saurel, maire de Montpellier, avait  fait de la sanctuarisation du parc une promesse de campagne, un nouveau plan d’aménagement prévoit d’y construire 600 logements ainsi que sept bassins de rétention d’eau, la zone étant exposée aux risques d’inondations. Le projet concerne vingt des quarante hectares que compte le parc. Inadmissible pour ses « Gardiens ». « A Montpellier, les espaces verts sont grignotés par les promoteurs », regrette Jean-Michel Justamon.

Combien d’arbres abattus ?

Gros point de tension entre la ville et les opposants au projet de réaménagement : le nombre d’arbres qui seront coupés. 1050 arbres seront ainsi éliminés, selon les Gardiens de Montcalm, qui s’appuient sur une étude officielle, publiée par la ville en juillet 2016 et qui fait état de ce nombre. Un chiffre maintenant réfuté par la Mairie. « Ce sont d’anciennes études, cela ne correspond plus à ce que nous voulons faire », a ainsi déclaré Chantal Marion, adjointe au maire chargée de l’urbanisme, interrogée par la Gazette de Montpellier. « Sur le périmètre du chantier, 69 arbres seront abattus et 1120 replantés ». Pas de quoi convaincre cependant les défenseurs de Montcalm, car ce nouveau nombre d’arbres n’est inscrit dans aucun document public : « S’il y a une nouvelle étude, qu’ils nous la montrent ! ».

A Montpellier, l’avenir du parc, propriété de la ville depuis 2011, fait l’objet d’un véritable feuilleton local. Ancien domaine de l’École d’application et d’infanterie entre 1967 et 2010, le parc est devenu un espace ouvert à tous après le départ des militaires pour Draguignan (Var). Il a ensuite été question d’y faire passer la ligne 5 du tramway, projet abandonné lors de l’arrivée, en 2014, du nouveau maire Philippe Saurel. 

 

Jacques Bregeon : « Former des citoyens conscients des enjeux du monde »

Créé le : 14/02/2018
Jacques Bregeon, président de l'EME - DR

L'École des métiers de l’environnement (EME) basée à Rennes et l'Institut Polytechnique UniLaSalle (Rouen et Beauvais), viennent d'engager un processus de fusion, effective dès mars 2018. Objectif : « former des citoyens conscients des enjeux du monde, prêts à relever les défis majeurs qui se présentent ». Telles que les transitions écologique, énergétique et numérique. Entretien avec Jacques Bregeon, président de l'EME.

Pourquoi avoir souhaité un tel rapprochement entre vos deux écoles associatives l'EME et UniLaSalle ?

Basée à Rennes, l'école des métiers de l'environnement (EME) représente 320 élèves, une trentaine de collaborateurs. Nous étions parmi les plus petites des « grandes écoles ». Cela fait 25 ans que nous nous sommes positionnés sur l'environnement, qui a évolué vers le développement durable en enseignement / recherche et plus récemment vers l'économie circulaire, l'écologie territoriale voire l'économie de fonctionnalité.

UniLaSalle a de son côté été créée en 1854, c'est une très vieille école. Elle représente 2500 élèves (Rouen et Beauvais), 350 collaborateurs. Lorsque l'on est trop petit, on est empêché d'investir, de recruter… D'où l'idée de se rapprocher d'UniLaSalle pour grandir par l'union.

Pourquoi ne pas avoir privilégié une complémentarité locale avec des écoles comme l'Agrocampus Rennes ou les mines ?

Avec UniLaSalle, on s'est tout de suite entendu sur la compréhension des enjeux, qui sont considérables. Nous allons vers un monde complexe et dangereux ; il est donc primordial de préparer les étudiants à ce nouveau paradigme, pour qu'ils puissent y participer et anticiper dans leurs métiers futurs. C’est une mission essentielle ; le développement durable n’est pas un sujet accessoire, c’est le seul avenir possible.   

Nous voulons donc faire par cette union une école inscrite véritablement dans le développement durable, avec une politique RSE ambitieuse pour l'ensemble du groupe.

Jean-Baptiste de La Salle a imaginé en son temps (fin XVIIe ) des principes d'éducation visionnaires tournés plus vers le collectif que vers l'individu. Il y a également avec UniLaSalle notre inscription dans un réseau mondial de 70 universités et donc une importante ouverture internationale pour nos élèves sur ces sujets transversaux.

Vous parlez d'école d'intérêt général, en quoi cette union EME-Unilasalle s'inscrit-elle dans cette dynamique ?

Il s'agit d'un statut établi par l’État pour des établissements d’enseignement supérieur associatifs d’intérêt général, les EESPIG... donc sans objet lucratif.

La mission d'Education Nationale consiste à former des citoyens conscients des enjeux du monde et aptes à relever les défis, notamment climatique. Elle ne se réduit pas à l’accumulation des connaissances !

On sait bien que les niveaux actuels d'émissions de gaz à effet de serre augmentent considérablement, malgré prise de conscience récente. De fait, la fenêtre d'opportunité pour y remédier est en train de se refermer. Nous avons compris l'urgence de cet enjeu et souhaitons y participer par la formation des jeunes

Mais vous ne formez pas que des jeunes… ?

La Transition, c'est aussi pour les Professionnels qui sont en place, pas juste les jeunes en effet. Notre idée : amener ce public axé sur la formation professionnelle par des projets collectifs. Il faut que nous inventions des procédés nouveaux, basés sur la pédagogie par projets. Il nous faut mixer les publics : jeunes et professionnels, en provoquant une rencontre intergénérationnelle bénéfique à tous !

Plus d'infos : www.ecole-eme.fr

[VIDEO] – Aix : un séminaire collaboratif pour la ville de demain

Créé le : 13/02/2018
Crédit : FD / LMDP

Comment construire ensemble la ville de demain ? Sans Transition ! Provence animait les rencontres Aix demain, entreprendre la ville, le 6 février dernier, au conservatoire d'Aix-En-Provence. Un séminaire participatif organisé par la Ville d'Aix-en-Provence et l'Agence d'Urbanisme du Pays d'Aix au cours duquel se sont exprimées plusieurs visions de l'urbain en lien avec la santé, la mobilité ou encore le vivre-ensemble. Petit résumé, en vidéo !

 

Serge Jacquet, Mutualité Française Sud : « La santé est connectée avec l'aménagement du territoire »

Créé le : 07/02/2018
Serge Jaquet, vice-président de la Mutualité Françsie Sud - FD / LMDP

Comment imaginer la ville de demain ? Cette question a traversé le séminaire prospectif, organisé à Aix, mardi 6 février par l'Agence d'urbanisme du Pays d'Aix et la Ville d'Aix-en-Provence. Un événement intitulé " Aix demain... Entreprendre le futur" et animé par Sans Transition ! Serge Jacquet, vice-président de la Mutualité Française Sud, et président de la mutuelle Solimut, était l'un des invités de ces échanges. Nous lui avons demandé à quoi pourraient ressembler la santé demain, en lien avec les évolutions des contextes urbains...

 

François Miquet-Marty : « La ville de demain devra se placer au niveau de la personne qui y vit »

Créé le : 06/02/2018
François Miquet-Marty, président de l'institut Viavoice - FD / LMDP

Comment imaginer la ville de demain ? Cette question a traversé le séminaire prospectif, organisé à Aix, mardi 6 février par l'Agence d'urbanisme du Pays d'Aix et la Ville d'Aix-en-Provence. Un événement intitulé " Aix demain... Entreprendre le futur" et animé par Sans Transition ! François Miquet-Marty, président de l'institut d'études d'opinion Viavoice était l'un des « grands témoins » de cet après-midi riche en matière grise. Nous lui avons demandé à quoi pourraient ressembler notre monde urbain dans le futur...

 

Créons un réseau d'étudiants-ambassadeurs

Créé le : 29/01/2018

Dans le cadre de la démarche d'attractivité initiée par la ville d'Aix-en-Provence, en lien avec plusieurs acteurs du territoire, l'AUPA (Agence d’Urbanisme Pays d’Aix–Durance) co-organise un SEMINAIRE PROSPECTIF dédié à la ville de demain, au Conservatoire d’AIX. Ce séminaire ambitionne d’imaginer le futur, le « dessein » d’Aix dans un monde en Transition. Cette séance, qui inaugure un cycle pérenne de réflexions prospectives, sera animée par le magazine Sans Transition ! et donnera la parole à des experts tels que François Miquet-Marty de l'Institut Viavoice, Pascale Hébel du Credoc, avec la participation d’autres experts / partenaires (The Camp, le réseau Bâtiments Durables Méditerranéens Envirobat BDMBiocoopCitiz, Fondation MACIFMutualité Française…).

Jusqu'au 06 février nous vous proposons de retrouver les interviews des personnalités qui interviendront lors de ce rendez-vous...

Tribune à Mme Virginie de Barnier, directrice de l’IAE, l’Institut d’Administration des Entreprises d’Aix-en-Provence, Aix Marseille Graduate School, une « Business School » créée sur le modèle d’Harvard en 1955.

« L’éducation enrichit une région par le flux d’étudiants formés. Ces milliers de jeunes qui étudient à Aix sont attachés à la cité. Pourtant, peu d’entre eux s’y installent.

Pour l’instant, Aix reste pour eux une ville de passage alors que l’objectif sera, dès demain, de les faire revenir ! Pour créer une entreprise et participer à la vie du territoire. En ce sens, nous créons une base d’alumni (anciens élèves) pour tisser des liens fédérateurs. Quelle est la force d’une grande école ? Son réseau ! C’est un chantier prioritaire pour dynamiser l’attractivité du territoire.

 

Dans cet esprit, nous souhaitons au sein de l’IAE créer un réseau d’étudiants-ambassadeurs, très attachés à la ville, pour donner envie à d’autres de s’installer et de créer ici. C’est pourquoi nous avons lancé, sur 2017 et 2018 et dans le cadre d’un partenariat avec la ville d’Aix-en-Provence, une grande enquête auprès de nos 17 000 diplômés, afin de mieux les connaître et de développer les moyens de les attirer sur le territoire. Autrement dit, il s’agit d’une radiographie des anciens et de leurs attentes, en créant des outils de communication pour rester en lien avec eux. Et faire vivre ainsi cet attachement. »

Plus d’infos : iae-aix.univ-amu.fr

Retrouvez ces interviews dans le supplément "Aix Demain..." à l'intérieur du n°9 de Sans Transition ! Provence, en vente actuellement.

Plus d'infos et programme

Réservation fortement conseillée : aupa@aupa.fr

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Le numérique sera partout

Créé le : 11/01/2018

Dans le cadre de la démarche d'attractivité initiée par la ville d'Aix-en-Provence, en lien avec plusieurs acteurs du territoire, l'AUPA (Agence d’Urbanisme Pays d’Aix–Durance) co-organise un SEMINAIRE PROSPECTIF dédié à la ville de demain, au Conservatoire d’AIX. Ce séminaire ambitionne d’imaginer le futur, le « dessein » d’Aix dans un monde en Transition. Cette séance, qui inaugure un cycle pérenne de réflexions prospectives, sera animée par le magazine Sans Transition ! et donnera la parole à des experts tels que François Miquet-Marty de l'Institut Viavoice, Pascale Hébel du Credoc, avec la participation d’autres experts / partenaires (The Camp, le réseau Bâtiments Durables Méditerranéens Envirobat BDMBiocoopCitiz, Fondation MACIFMutualité Française…).

Jusqu'au 06 février nous vous proposons de retrouver les interviews des personnalités qui interviendront lors de ce rendez-vous...

La parole à Mathieu Vabre, directeur de l’association Seconde Nature, qui œuvre depuis plus de 15 ans sur le pays d’Aix, en particulier grâce à son lieu éponyme de création artistique en centre-ville. En novembre dernier, la structure a notamment participé à la Biennale internationale des arts et cultures numériques.

« Notre association œuvre pour le futur d’Aix-en-Provence. Nous travaillons notamment à la création d’un pôle numérique qui rassemblerait les acteurs du secteur des arts numériques du territoire. Car il existe une histoire culturelle très forte ici, grâce à l’École d’art d’Aix. En partenariat avec la ville, ce pôle s’attacherait à créer, programmer, transmettre mais aussi former les publics à cet art du XXIe siècle. Il s’agit bel et bien de notre culture actuelle en tant qu’acteur 3.0 culturel, qui repense ses relations entre les artistes et ses publics. Dans cette dynamique, nous avons obtenu pour 4 ans, depuis 2016, un projet collaboratif via l’UE (Futur Diversity), avec 9 partenaires, dans lequel nous expérimentons une nouvelle façon d’intégrer des citoyens dans le processus de création.

Si l’on se projette à la moitié du XXIe siècle, en 2050, nous parlerons déjà d’ère post-numérique. Il sera déjà intégré, fera partie de notre culture, au sein de villes intelligentes et sensibles. En capacité de relier davantage les acteurs entre eux, en réseaux, ces villes de demain sont qualifiées aujourd’hui de Smart cities. Quelle mise en récit sensible sera opérée par les artistes du territoire à l’heure des Smart cities et quelle participation citoyenne sera associée ? Voilà une des nombreuses questions auxquelles nous tenterons d’apporter des réponses, à l’ère des réseaux et de la coopération… Une autre manière de penser le monde ! »

 

Plus d’infos : www.secondenature.org

Retrouvez ces interviews dans le supplément "Aix Demain..." à l'intérieur du n°9 de Sans Transition ! Provence, en vente actuellement.

Plus d'infos et programme

Réservation fortement conseillée : aupa@aupa.fr

 

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Soutenir l'emploi de proximité

Créé le : 11/01/2018

Dans le cadre de la démarche d'attractivité initiée par la ville d'Aix-en-Provence, en lien avec plusieurs acteurs du territoire, l'AUPA (Agence d’Urbanisme Pays d’Aix–Durance) co-organise un SEMINAIRE PROSPECTIF dédié à la ville de demain, au Conservatoire d’AIX. Ce séminaire ambitionne d’imaginer le futur, le « dessein » d’Aix dans un monde en Transition. Cette séance, qui inaugure un cycle pérenne de réflexions prospectives, sera animée par le magazine Sans Transition ! et donnera la parole à des experts tels que François Miquet-Marty de l'Institut Viavoice, Pascale Hébel du Credoc, avec la participation d’autres experts / partenaires (The Camp, le réseau Bâtiments Durables Méditerranéens Envirobat BDMBiocoopCitiz, Fondation MACIFMutualité Française…).

Jusqu'au 06 février nous vous proposons de retrouver les interviews des personnalités qui interviendront lors de ce rendez-vous...

À travers son récent livre blanc, le réseau Biocoop – qui affiche un chiffre d’affaires de 564 millions d’euros, en progression de près de 25 % et regroupe près de 450 magasins en France – se projette vers l’alimentation du futur : bio, locale et équitable !

Tribune à Dominique Sénécal, président de Biocoop Paca et administrateur national du réseau.

« Notre objectif est de rendre l’agriculture plus écologique, plus locale, qu’elle soit maîtrisée par les agriculteurs eux-mêmes et non par les industries agroalimentaires. Cela passe dans un futur proche par des priorisations d’achats au sein des collectivités (cantines, restauration collective). Mais aussi en limitant les importations et en favorisant l’accès aux semences reproductibles. À Aix, l’entreprise Agrosemens propose justement des semences bio qui s’inscrivent dans cette dynamique. On chiffre à 500 000 emplois potentiels d’ici 2030, si l’on répond à l’ampleur de la demande en produits bio actuelle. Et pourquoi ne pas, à l’échelle de villes comme Aix, imaginer dans le futur d’inciter les citoyens vivants dans des résidences à cultiver leur jardin. L’intérêt : favoriser l’autonomie alimentaire, ré-éduquer, ré-inventer un mode de vie urbain connecté à la terre, faciliter l’accès à une alimentation saine…

Nous réfléchissons aussi à faire évoluer nos magasins lorsque les gens se déplaceront moins, en faveur du e-commerce ou de la livraison. Nous répondrons à cela en favorisant les modes de transports doux.

Plus d’infos : biocoop.fr

Retrouvez ces interviews dans le supplément "Aix Demain..." à l'intérieur du n°9 de Sans Transition ! Provence, en vente actuellement.

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